Pourquoi avais-je décidé de me suicider et de quitter cette terre : en apparence, je n’avais aucune raison de le faire et de franchir le pas : l’amour ce n’était pas le top mais il n’était pas complètement absent de mon existence, manque de tendresse de la part de ma famille (pas vraiment, ma famille n’était pas meilleure ni plus pire qu’une autre), des problèmes financiers (non pas plus que mes collègues de travail) une maladie incurable (non plus).
Pourquoi alors pourquoi…
Peut-être le côté monotone de la vie : son côté inexorablement décadent, où tout devient routinier pour aboutir à une décrépitude totale. Tout dans ma vie se ressemble, et une fois que ma jeunesse sera passée, ce sera la décadence, la vieillesse qui laisse des marques irréversibles, les maladies, les amis qui disparaissent. Que gagnerais à continuer à vivre : les risques de souffrance ne feraient qu’augmenter. Alors il vaut mieux refuser la tragédie d’une existence où tout se répète et où le lendemain est toujours semblable à la veille.
Qu’est-ce que la vie en fait : une somme d’actes répétés : toujours les mêmes gestes quotidiens, la routine du travail,. Pour faire plaisir à nos parents, nous épousons un homme que nous nous obligeons à aimer. Au bout d’un moment, nous finissons par trouver un moyen de rêver ensemble à notre avenir, la maison, les enfants, l’avenir des enfants. On fait beaucoup l’amour au début, beaucoup moins ensuite et puis plus du tout. Mais pire que cela nous n’arrivons même plus à nous parler. 2 solitudes qui se côtoient, et nous tenons comment : l’habitude, le devoir par rapport aux enfants (qui deviennent dit-on notre raison de vivre), personne ne sait ce qu’il y a de solitude, d’amertume, de renoncement derrière cette apparence de bonheur..
Peut-être aussi ai-je parfaitement conscience de notre impuissance et de notre inutilité. Le monde va mal et quoique je fasse, je suis impuissante et n’ai aucun moyen de remédier à cette situation.
Aucune raison d’espérer.
Et comment tenons-nous ? : par lâcheté, par peur de l’inconnu, par peur de soi, pour être conforme à ce que les autres attendent de nous. Nous reléguons au plus profond de nous-mêmes notre singularité, pour nous conformer à un modèle.
Etant convaincu de l’absurdité de la vie, de sa vaste clownerie, de la sottise de notre existence, nous finissons par accepter ce que la vie nous impose naturellement. Notre société est trop gérée par l’ordre : trop de loi, de règles qui forment un ensemble de carcans.
Et un beau jour on arrive à la conclusion que la vie est ainsi, que cela n’avance à rien, que rien ne changera. Et que l’on s’adapte, on gère...Et on est atteint d’une bien curieuse maladie, qui se nomme l’amertume (ou Vitriol)
Eh oui, nous risquons d’être atteint par l’amertume : celle-ci nous bouffe, nous ronge et annihile notre volonté mais elle est malheureusement devenue la norme de notre société.
A force de nous protéger des attaques extérieures, nous avons limité notre développement intérieur. Nous faisons tout à la façon d’un automate et ce sans la moindre émotion intérieure : le travail, les enfants, ... Nous sommes devenus un véritable robot. Plus de passions, de haine, d’amour, de désespoir, d’enthousiasme, de curiosité. Aucun désir : plus d’envie ni de vivre, ni de mourir.
Mais il faut sortir de cette léthargie, il faut retrouver notre identité. Notre moi véritable c’est ce que nous sommes et non ce que l’on a fait de nous.
Il faut penser différemment, avoir une vision positive des choses. Au fond, tout ce qui survient dans nos vies est exclusivement de notre faute. Beaucoup de gens ont traversé les mêmes difficultés et ont réagi d’une manière différente. Il faut aussi savoir se prendre en main.
Il faut arriver à nous libérer de nos chaînes, à laisser exploser hors de nous notre propre folie. Notre plus grande barrière, c’est nous : nous nous mettons sans cesse des interdits, nous nous empêchons de rêver, de considérer la vie comme un trésor... Pire, la plus part du temps, nous ne nous autorisons mêmes pas à être heureux. C’est nous qui nous enchaînons.
Pourquoi alors pourquoi…
Peut-être le côté monotone de la vie : son côté inexorablement décadent, où tout devient routinier pour aboutir à une décrépitude totale. Tout dans ma vie se ressemble, et une fois que ma jeunesse sera passée, ce sera la décadence, la vieillesse qui laisse des marques irréversibles, les maladies, les amis qui disparaissent. Que gagnerais à continuer à vivre : les risques de souffrance ne feraient qu’augmenter. Alors il vaut mieux refuser la tragédie d’une existence où tout se répète et où le lendemain est toujours semblable à la veille.
Qu’est-ce que la vie en fait : une somme d’actes répétés : toujours les mêmes gestes quotidiens, la routine du travail,. Pour faire plaisir à nos parents, nous épousons un homme que nous nous obligeons à aimer. Au bout d’un moment, nous finissons par trouver un moyen de rêver ensemble à notre avenir, la maison, les enfants, l’avenir des enfants. On fait beaucoup l’amour au début, beaucoup moins ensuite et puis plus du tout. Mais pire que cela nous n’arrivons même plus à nous parler. 2 solitudes qui se côtoient, et nous tenons comment : l’habitude, le devoir par rapport aux enfants (qui deviennent dit-on notre raison de vivre), personne ne sait ce qu’il y a de solitude, d’amertume, de renoncement derrière cette apparence de bonheur..
Peut-être aussi ai-je parfaitement conscience de notre impuissance et de notre inutilité. Le monde va mal et quoique je fasse, je suis impuissante et n’ai aucun moyen de remédier à cette situation.
Aucune raison d’espérer.
Et comment tenons-nous ? : par lâcheté, par peur de l’inconnu, par peur de soi, pour être conforme à ce que les autres attendent de nous. Nous reléguons au plus profond de nous-mêmes notre singularité, pour nous conformer à un modèle.
Etant convaincu de l’absurdité de la vie, de sa vaste clownerie, de la sottise de notre existence, nous finissons par accepter ce que la vie nous impose naturellement. Notre société est trop gérée par l’ordre : trop de loi, de règles qui forment un ensemble de carcans.
Et un beau jour on arrive à la conclusion que la vie est ainsi, que cela n’avance à rien, que rien ne changera. Et que l’on s’adapte, on gère...Et on est atteint d’une bien curieuse maladie, qui se nomme l’amertume (ou Vitriol)
Eh oui, nous risquons d’être atteint par l’amertume : celle-ci nous bouffe, nous ronge et annihile notre volonté mais elle est malheureusement devenue la norme de notre société.
A force de nous protéger des attaques extérieures, nous avons limité notre développement intérieur. Nous faisons tout à la façon d’un automate et ce sans la moindre émotion intérieure : le travail, les enfants, ... Nous sommes devenus un véritable robot. Plus de passions, de haine, d’amour, de désespoir, d’enthousiasme, de curiosité. Aucun désir : plus d’envie ni de vivre, ni de mourir.
Mais il faut sortir de cette léthargie, il faut retrouver notre identité. Notre moi véritable c’est ce que nous sommes et non ce que l’on a fait de nous.
Il faut penser différemment, avoir une vision positive des choses. Au fond, tout ce qui survient dans nos vies est exclusivement de notre faute. Beaucoup de gens ont traversé les mêmes difficultés et ont réagi d’une manière différente. Il faut aussi savoir se prendre en main.
Il faut arriver à nous libérer de nos chaînes, à laisser exploser hors de nous notre propre folie. Notre plus grande barrière, c’est nous : nous nous mettons sans cesse des interdits, nous nous empêchons de rêver, de considérer la vie comme un trésor... Pire, la plus part du temps, nous ne nous autorisons mêmes pas à être heureux. C’est nous qui nous enchaînons.
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on est tous dans le même bateau, ou non : on va tous vers un même endroit inconnu de nous mais on a des bateaux qui ne voguent pas pareil, certains ont plus de facilité ou se laissent plus facilement portés
il faut pouvoir apprécier le paysage, le temps qu'il fait, les mouettes qui volent autour de nous et de temps en temps on croise un autre bateau avec lequel on va faire un bout de chemin ensemble
parfois la mer est mauvaise alors il faut s'accrocher ou faire le gros dos... et des fois les éclaircies sont superbes
un petit poisson, un petit oiseau....
il faut pouvoir apprécier le paysage, le temps qu'il fait, les mouettes qui volent autour de nous et de temps en temps on croise un autre bateau avec lequel on va faire un bout de chemin ensemble
parfois la mer est mauvaise alors il faut s'accrocher ou faire le gros dos... et des fois les éclaircies sont superbes
un petit poisson, un petit oiseau....
appréhendé de manière unique par chacun d'entre nous. On peut difficilement juger de la souffrance de l'autre, nous n'avons pas son vécu, ni son caractère. La "simple" mort d'un animal familier peut nous entraîner vers des fosses noires et profondes, cela résulte plus que souvent de notre passé, et de ce que nous n'avons pas "réglé" avec lui. Celui qui croit être à l'abri, des chemins sombres, ne peut être que bien jeune, ou innocent, ou tellement nombriliste qu'en fait il croit vivre mais qu'en réalité c'est un aveugle inconscient de l'être. Seul celui que la passion dévore vit, le reste n'est que décor pour celle-ci. 

Viiiiite un psy !
J'imagine en effet que quand on ne voit plus les couleurs, les gouts, les odeurs et les sons de la vie, on doit se faire sacrément chier et se demander ce qu'on fout là !
Ce n'est pas mon cas. Je vais crever, peut être même beaucoup trop tôt mais en attendant ne connaissant pas la date, j'ai intérêt à m'éclater si je ne veux pas finir aigrie, ce dont je ne pourrais me plaindre puisque je l'aurais cherché.
Bonne journée.
(la mélancolie est pire que la dépression, bonne chance)
J'imagine en effet que quand on ne voit plus les couleurs, les gouts, les odeurs et les sons de la vie, on doit se faire sacrément chier et se demander ce qu'on fout là !
Ce n'est pas mon cas. Je vais crever, peut être même beaucoup trop tôt mais en attendant ne connaissant pas la date, j'ai intérêt à m'éclater si je ne veux pas finir aigrie, ce dont je ne pourrais me plaindre puisque je l'aurais cherché.
Bonne journée.
(la mélancolie est pire que la dépression, bonne chance)
16/06/08 à 15h42
l'ennui, la répétition, le pas grand chose... boff...
puis il peut arriver ,à l'occasion d'un examen médical de routine qu'un doute affreux arrive sur un résultat à venir... des mots de tumeur...de grave...de... l'horreur, la peur....
Si par chance c'est une fausse alerte... comme la vie est extraordinaire ! et ce n'est plus la même qu"avant... pourtant en apparence si... mais ce qui a changé c'est notre regard et notre manière de l'envisager.
C'est ta conclusion en fait "c'est nous qui nous enchaînons"... nous qui nous imposons des trucs et des machins...nous exigeons le "il faudrait que ce soit...et ce n'est pas..."
Et si ce n'est pas une fausse alerte, comme le "temps d'avant" apparaît comme potentiellement riche de petits bonheurs que l'on a négligés !
Avant de mourir mon père m'a dit..."il faut vivre, il est toujours plus tard que l'on ne pense !".
Moi aussi, des fois, j'oublie ça.. et je me morfonds...
Merci pour ton texte, qui curieusement vient de secouer ma langueur mélancolique d'un été qui fait sa chochotte pour se montrer
puis il peut arriver ,à l'occasion d'un examen médical de routine qu'un doute affreux arrive sur un résultat à venir... des mots de tumeur...de grave...de... l'horreur, la peur....
Si par chance c'est une fausse alerte... comme la vie est extraordinaire ! et ce n'est plus la même qu"avant... pourtant en apparence si... mais ce qui a changé c'est notre regard et notre manière de l'envisager.
C'est ta conclusion en fait "c'est nous qui nous enchaînons"... nous qui nous imposons des trucs et des machins...nous exigeons le "il faudrait que ce soit...et ce n'est pas..."
Et si ce n'est pas une fausse alerte, comme le "temps d'avant" apparaît comme potentiellement riche de petits bonheurs que l'on a négligés !
Avant de mourir mon père m'a dit..."il faut vivre, il est toujours plus tard que l'on ne pense !".
Moi aussi, des fois, j'oublie ça.. et je me morfonds...
Merci pour ton texte, qui curieusement vient de secouer ma langueur mélancolique d'un été qui fait sa chochotte pour se montrer

“Essayez, si vous le pouvez, d’arrêter un homme qui voyage avec son suicide à la boutonnière” (Jacques Rigaut)

16/06/08 à 15h03
ce com .il surgit comme réac.immédiate:
Tu t'en vas sans moi, ma vie.
Tu roules.
Et moi j'attends encore de faire un pas.
Tu portes ailleurs la bataille.
Tu me désertes ainsi.
Je ne t'ai jamais suivie.
Je ne vois pas clair dans tes offres.
Le petit peu que je veux, jamais tu ne l'apportes.
A cause de ce manque, j'aspire à tant.
A tant de choses, à presque l'infini...
A cause de ce peu qui manque, que jamais tu n'apportes.
Tu t'en vas sans moi, ma vie.
Tu roules.
Et moi j'attends encore de faire un pas.
Tu portes ailleurs la bataille.
Tu me désertes ainsi.
Je ne t'ai jamais suivie.
Je ne vois pas clair dans tes offres.
Le petit peu que je veux, jamais tu ne l'apportes.
A cause de ce manque, j'aspire à tant.
A tant de choses, à presque l'infini...
A cause de ce peu qui manque, que jamais tu n'apportes.
16/06/08 à 14h32
jestoky
derniers vers du dernier poème de Essenine. Avant de se suicider.
C'est lorsque l'héroine pense qu'elle va mourir qu'elle revient à la vie...
Ce n'est même pas mon mal de tête qui me l'empeche, parce ce que je ne suis pas convaincue par cette envie de mourir...
J'aime tout ici, même ces désepoirs. Accepter de "grandir", c'est accepter de souffrir...
Vieillir, n'est pas un mal en soi, ni une fin, mais une sagesse qui nous appartient de maitriser...
Cessez de rentrer dans des cadres bien conformes, laissez vous tenter par le débordement de joies, de larmes, d'amour et de tout....
A bientôt
J'aime tout ici, même ces désepoirs. Accepter de "grandir", c'est accepter de souffrir...
Vieillir, n'est pas un mal en soi, ni une fin, mais une sagesse qui nous appartient de maitriser...
Cessez de rentrer dans des cadres bien conformes, laissez vous tenter par le débordement de joies, de larmes, d'amour et de tout....
A bientôt
Ouais ouais ouais .
D'abord on fait comme on peut. On pense comme on peut.
S'autoriser à être heureux dans une société qui ne l'autorise guère que via la consommation, pas si facile.
Le retour à soi-même est , la plupart du temps, réalisé avec une aide extérieure, un psy , une association...
Pour casser la routine, j'ai trouvé : jardin. C'est toujours différent.
Mais on peut tout essayer en se disant que l'appétit (re) vient en mangeant...
D'abord on fait comme on peut. On pense comme on peut.
S'autoriser à être heureux dans une société qui ne l'autorise guère que via la consommation, pas si facile.
Le retour à soi-même est , la plupart du temps, réalisé avec une aide extérieure, un psy , une association...
Pour casser la routine, j'ai trouvé : jardin. C'est toujours différent.
Mais on peut tout essayer en se disant que l'appétit (re) vient en mangeant...
que j'ai vraiment AIMé ....
et puis une réponse bateau: l'amour est ma raison de vivre
contrairement à l'alchimiste

Je réagis à ce commentaire en
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nautes
publié le 15 juin 08