Bonjour pcc,
Les scénaristes d'Hollywood viennent de reprendre le travail après trois mois de grève, aux termes de discussions musclées avec les studios.
Les 12.000 membres de la très puissante Writers Guild of America avaient décidés de défendre bec et ongles leurs intérêts et de ce fait paralysé tout l'industrie cinématographique américaine.
Résultats : séries arrêtées, émissions bloquées : un très célébre présentateur vedette de talk-show aurait même été jusqu'à dire : "sans leurs mots je ne suis rien !". Edifiant.
Des projets de films suspendus et suprême outrage une possible annulation de la cérémonie des Golden Globes qui aurait dû être remplacé par une piètre conférence de presse.
D'après certains experts, la grève aurait coûté près de deux millions de dollars aux studios hollywoodiens et quelques 1.5 milliards de dollars à l'économie locale.
Tout est rentré dans l'ordre il y a à peine quelques jours. La proximité de la prochaine Cérémonie des Oscars a sans doute accéléré le processus de négociation.
Plus proche de nous, l'industrie du 7 ème art semble aussi connaître quelques remous. Fin décembre, trois organisations d'auteurs, réalisateurs et producteurs l'ARP : Société Civile des Auteurs, Réalisateurs et Producteurs, la SACD : Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques et la SRF : Société des Réalisateurs de Films se sont inquiétées du démantélement du Groupe Eclair suite à son rachat par Quinta, la société de l'homme d'affaires Tarak Ben Ammar (un proche de Silvio Berlusconi) qui de ce fait détient un quasi-monopole des laboratoires de films et des studios de post-production français (les studios spécialisés dans le traitement de l'image et les étapes de mixage des bandes).
Depuis de nombreuses décennies, le sigle Eclair apparaît à la fin des génériques de nos films français, aujourd'hui ces studios sont détenus par la finance... pas sûr que ce soit très bon pour le cinéma hexagonal !
Les salariés de ce secteur peuvent d'ores et déjà légitimement commencer à s'inquiéter.
On pourrait se dire qu'à côté de cela tout va bien, mais, en janvier dernier, les cinémas Art et Essais (ces petits cinémas de quartier luttant contre la main-mise de l'industrie hollywoodienne pour un cinéma à visage humain) et les professionnels de l'action culturelle, réunis dans un collectif pour l'action cinématographique et audiovisuelle ont voulu alerter les pouvoirs publics, la presse et tout un chacun sur ce qui semble les inquiéter profondément : le désengagement programmé mais réel de l'Etat dans le domaine de l'action culturelle.
Pour éviter que ne se mette en place une exploitation exclusive des films dans les grands groupes tels UGC et MK2. Le premier cité commencant déjà à vouloir s'approprier le terme "Art et Essais", cela me laisse songeur.
Ce que je regrette, c'est que ces "lieux de vie" que sont les salles de cinéma désertent de plus en plus les centre-villes, pour s'installer dans de vastes hangars en périphérie urbaine, sous prétexte de modernisme.
Est-ce la mort programmée du cinéma de qualité ? Dans toute la France, beaucoup de cinémas d'Art et Essai sont soutenus, comme l'autorise la loi Sueur, par les collectivités territoriales.
Mais quant sera-t-il demain ? Ces salles de quartier ont déjà tellement de mal de survivre, de trouver et conserver un équilibre précaire face aux géants commerciaux et impersonnels que sont les salles UGC et MK2 (même si Marin Karmitz reste quoiqu'il advienne un excellent producteur et découvreur de talents).
Réfléchir à les aider, c'est à mon sens un acte citoyen. Souscrire aux cinémas de quartier c'est préserver une autre culture, c'est créer du lien social et c'est plutôt malin.
Et c'est surtout réduire la distance entre nos possibilités et nos légitimes désirs d'équilibres culturels et sociaux... une manne généreuse en faveur d'un cinéma engagé.
Personnellement, je revendique le choix d'un cinéma différent, garant de la diversité culturelle où des salles obscures peuvent continuer de nous régaler avec des films que bien souvent on ne verra jamais dans les multiplexes.
La cruelle réalité économique et la défaillance de certains acteurs institutionnels, semble rattraper les salles Art et Essais et les obligera dans un proche avenir à se tourner encore plus vers nous, leurs fidèles soutiens.
Seront-nous suffisamment présents au rendez-vous ? Courrez tous souscrire un abonnement dans votre cinéma de quartier ! Vous sauverez à votre niveau le cinéma de proximité et vous préserverez encore pour quelques temps la diversité culturelle...
Un dernier mot : Quant on sait que Tarak Ben Ammar est un proche conseiller du groupe Vivendi/Universal on peut s'attendre à tout... et peut-être pas au meilleur.
Serenity.
Les scénaristes d'Hollywood viennent de reprendre le travail après trois mois de grève, aux termes de discussions musclées avec les studios.
Les 12.000 membres de la très puissante Writers Guild of America avaient décidés de défendre bec et ongles leurs intérêts et de ce fait paralysé tout l'industrie cinématographique américaine.
Résultats : séries arrêtées, émissions bloquées : un très célébre présentateur vedette de talk-show aurait même été jusqu'à dire : "sans leurs mots je ne suis rien !". Edifiant.
Des projets de films suspendus et suprême outrage une possible annulation de la cérémonie des Golden Globes qui aurait dû être remplacé par une piètre conférence de presse.
D'après certains experts, la grève aurait coûté près de deux millions de dollars aux studios hollywoodiens et quelques 1.5 milliards de dollars à l'économie locale.
Tout est rentré dans l'ordre il y a à peine quelques jours. La proximité de la prochaine Cérémonie des Oscars a sans doute accéléré le processus de négociation.
Plus proche de nous, l'industrie du 7 ème art semble aussi connaître quelques remous. Fin décembre, trois organisations d'auteurs, réalisateurs et producteurs l'ARP : Société Civile des Auteurs, Réalisateurs et Producteurs, la SACD : Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques et la SRF : Société des Réalisateurs de Films se sont inquiétées du démantélement du Groupe Eclair suite à son rachat par Quinta, la société de l'homme d'affaires Tarak Ben Ammar (un proche de Silvio Berlusconi) qui de ce fait détient un quasi-monopole des laboratoires de films et des studios de post-production français (les studios spécialisés dans le traitement de l'image et les étapes de mixage des bandes).
Depuis de nombreuses décennies, le sigle Eclair apparaît à la fin des génériques de nos films français, aujourd'hui ces studios sont détenus par la finance... pas sûr que ce soit très bon pour le cinéma hexagonal !
Les salariés de ce secteur peuvent d'ores et déjà légitimement commencer à s'inquiéter.
On pourrait se dire qu'à côté de cela tout va bien, mais, en janvier dernier, les cinémas Art et Essais (ces petits cinémas de quartier luttant contre la main-mise de l'industrie hollywoodienne pour un cinéma à visage humain) et les professionnels de l'action culturelle, réunis dans un collectif pour l'action cinématographique et audiovisuelle ont voulu alerter les pouvoirs publics, la presse et tout un chacun sur ce qui semble les inquiéter profondément : le désengagement programmé mais réel de l'Etat dans le domaine de l'action culturelle.
Pour éviter que ne se mette en place une exploitation exclusive des films dans les grands groupes tels UGC et MK2. Le premier cité commencant déjà à vouloir s'approprier le terme "Art et Essais", cela me laisse songeur.
Ce que je regrette, c'est que ces "lieux de vie" que sont les salles de cinéma désertent de plus en plus les centre-villes, pour s'installer dans de vastes hangars en périphérie urbaine, sous prétexte de modernisme.
Est-ce la mort programmée du cinéma de qualité ? Dans toute la France, beaucoup de cinémas d'Art et Essai sont soutenus, comme l'autorise la loi Sueur, par les collectivités territoriales.
Mais quant sera-t-il demain ? Ces salles de quartier ont déjà tellement de mal de survivre, de trouver et conserver un équilibre précaire face aux géants commerciaux et impersonnels que sont les salles UGC et MK2 (même si Marin Karmitz reste quoiqu'il advienne un excellent producteur et découvreur de talents).
Réfléchir à les aider, c'est à mon sens un acte citoyen. Souscrire aux cinémas de quartier c'est préserver une autre culture, c'est créer du lien social et c'est plutôt malin.
Et c'est surtout réduire la distance entre nos possibilités et nos légitimes désirs d'équilibres culturels et sociaux... une manne généreuse en faveur d'un cinéma engagé.
Personnellement, je revendique le choix d'un cinéma différent, garant de la diversité culturelle où des salles obscures peuvent continuer de nous régaler avec des films que bien souvent on ne verra jamais dans les multiplexes.
La cruelle réalité économique et la défaillance de certains acteurs institutionnels, semble rattraper les salles Art et Essais et les obligera dans un proche avenir à se tourner encore plus vers nous, leurs fidèles soutiens.
Seront-nous suffisamment présents au rendez-vous ? Courrez tous souscrire un abonnement dans votre cinéma de quartier ! Vous sauverez à votre niveau le cinéma de proximité et vous préserverez encore pour quelques temps la diversité culturelle...
Un dernier mot : Quant on sait que Tarak Ben Ammar est un proche conseiller du groupe Vivendi/Universal on peut s'attendre à tout... et peut-être pas au meilleur.
Serenity.
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mais je sais que la place est à plus de 8 euros pour voir des films qui la plupart du temps sont sans grand intérêt.
Il faut y voir le quasi monopole des salles UGC qui peuvent dès lors pratiquer les tarifs qu'ils veulent et si demain les cinémas de quartier disparaissent les tarifs risquent encore de grimper.
Serenity.
Il faut y voir le quasi monopole des salles UGC qui peuvent dès lors pratiquer les tarifs qu'ils veulent et si demain les cinémas de quartier disparaissent les tarifs risquent encore de grimper.
Serenity.
du temps où il y avait 6000 salles de ciné en France (dans les années 60), on allait au ciné comme aux maisons de quartier, et c'était pas cher.
Aujourd'hui, il ne reste que 2000 salles et les places sont hors de prix.
Cherchez l'erreur !
Aujourd'hui, il ne reste que 2000 salles et les places sont hors de prix.
Cherchez l'erreur !
le soleil, la plage et la mer turquoise...
Boirais bien un ti' punch moi !
Serenity.
Boirais bien un ti' punch moi !
Serenity.
22/02/08 à 23h04
un de film préféré.
Je vais hurler comme d'hab mais comme ça faisait longtemps que je regardais pas non plus... Un petit coup de sang de temps en temps...
Merci Serenity pour ton analyse. Intéressant. Je continue d'alterner multiplexes et petites salles du quartier latin. Mais j'ai un gros avantage : j'habite la capitale mondiale du choix, Paris.
Merci Serenity pour ton analyse. Intéressant. Je continue d'alterner multiplexes et petites salles du quartier latin. Mais j'ai un gros avantage : j'habite la capitale mondiale du choix, Paris.
ce sont les césars , ce soir
ça m'éviterai de croiser mickey
En même temps si il fallait acrimonieusement relever tous les redondances, les fautes de vocabulaire, d'ortographe, de syntaxe qui émaillent chacun des textes publiés sur le site on ne ferait que cela...
Je ne m'arrête jamais sur ce genre de coquilles... sauf lorsqu'il s'agit d'erreur ayant trait à la compréhension du texte lui-même.
Serenity.
Je ne m'arrête jamais sur ce genre de coquilles... sauf lorsqu'il s'agit d'erreur ayant trait à la compréhension du texte lui-même.
Serenity.
comme "manne providentielle"
Serenity.
voilà tout est dit = aller voir des films avec PoG 

Il n'y a que 80 copies du Cerf-Volant de Kaboul pour 429 copies de Cloverfield sur tout l'hexagone... voilà tout est dit !
Serenity.
Serenity.
je te rajoute le carburant ou je m'abonne à CANAL SAT ?
il passe autant du "Cloverfield" que du "cerf-volant de Kaboul"
et c'est en centre-ville
et c'est en centre-ville

Comment veux-tu qu'ils se défendent si l'usager lambda leur préfére le cinéma commercial ?
Serenity.
Serenity.
a déjà été soufflé pour fin juin...
22/02/08 à 14h52
Et pour peu comme je le dis que tu t'abonnes elle descend à 4.5 euros la séance en moyenne.
Quasiment moitié prix par rapport aux tarifs des multiplexs.
Serenity.
Quasiment moitié prix par rapport aux tarifs des multiplexs.
Serenity.
aux parkings de centre-ville à 1,5 euro de l'heure ?
Multiplex de banlieue : "garés" de la diversité culturelle peut-être, mais garés gratos.
Multiplex de banlieue : "garés" de la diversité culturelle peut-être, mais garés gratos.
On aura la suite des Desperate Housewife!!!!!
Bonjour bonjour bonjour !



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Serenity
publié le 22 février 08