Je me rappelle …
J’avais ouvert les yeux, la nuit battait son plein.
Ce réveil, si matinal qu’il en était nocturne, ne m’avait pas même accordé les minutes, distraites encore à la conscience, qui rendaient doux le passage du sommeil à la veille. Il m’avait tirée brusquement de ma torpeur , il m’avait saisie.
Par les persiennes entrouvertes s'infiltraient la pâle clarté de la lune, et un chant.
Un chant ! … une mélopée, pas des gazouillis, pas des pépiements … une mélodie !
Une phrase musicale ponctuée par les vocalises d’une tourterelle soliste.
Je me disais alors en souriant que Dieu seul pouvait diriger pareille symphonie, et que de sa baguette (magique), Maestro nous inventait un monde de sortilèges.
Mais depuis combien de temps je n’avais plus entendu un chant d’oiseaux ?
Je me rappelle …
Ce jour funeste, le premier de mon annus horribilis. Tremblement de terre d’abord, au moins 9 sur l’échelle de Richter, le sol se dérobait sous mon corps, je me désagrégeais, dispersée aux quatre coins de moi ; puis la vague, un raz de marée, j’ai bu la tasse, le bouillon était amer. Bringuebalée, ma tête cognait contre tous les murs. Je me rappelle ces amours que je m’inventais tout en sachant qu’ils étaient mort nés avant que d’avoir existés, et mes jouissances machinales, écartelée sous des panses de buveur de bière, je me rappelle …
… de tous les détails et de la tristesse, qui la veille encore, m’accablait de chagrin.
J’avais Ouvert les yeux, la nuit battait son plein ; écouté chanter les oiseaux. Pas de minutes à perdre, pas un instant à voler à cette nouvelle aube !
‘’ Un jour je t’aimerai moins
jusqu’au jour où je ne t’aimerai plus. ‘’
J’avais ouvert les yeux, la nuit battait son plein.
Ce réveil, si matinal qu’il en était nocturne, ne m’avait pas même accordé les minutes, distraites encore à la conscience, qui rendaient doux le passage du sommeil à la veille. Il m’avait tirée brusquement de ma torpeur , il m’avait saisie.
Par les persiennes entrouvertes s'infiltraient la pâle clarté de la lune, et un chant.
Un chant ! … une mélopée, pas des gazouillis, pas des pépiements … une mélodie !
Une phrase musicale ponctuée par les vocalises d’une tourterelle soliste.
Je me disais alors en souriant que Dieu seul pouvait diriger pareille symphonie, et que de sa baguette (magique), Maestro nous inventait un monde de sortilèges.
Mais depuis combien de temps je n’avais plus entendu un chant d’oiseaux ?
Je me rappelle …
Ce jour funeste, le premier de mon annus horribilis. Tremblement de terre d’abord, au moins 9 sur l’échelle de Richter, le sol se dérobait sous mon corps, je me désagrégeais, dispersée aux quatre coins de moi ; puis la vague, un raz de marée, j’ai bu la tasse, le bouillon était amer. Bringuebalée, ma tête cognait contre tous les murs. Je me rappelle ces amours que je m’inventais tout en sachant qu’ils étaient mort nés avant que d’avoir existés, et mes jouissances machinales, écartelée sous des panses de buveur de bière, je me rappelle …
… de tous les détails et de la tristesse, qui la veille encore, m’accablait de chagrin.
J’avais Ouvert les yeux, la nuit battait son plein ; écouté chanter les oiseaux. Pas de minutes à perdre, pas un instant à voler à cette nouvelle aube !
‘’ Un jour je t’aimerai moins
jusqu’au jour où je ne t’aimerai plus. ‘’
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Voici les 14 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
10/04/08 à 11h40
lola99
Je croyais que mettre entre guillemets était suffisant
à vous tous qui avez mis un petit mot ci-dessous ... et aux autres aussi
Ne pas oublier de siter ces sources. la sitations finale est issue d'une chanson de Bashung, Résidents de la République parole et musique de Gaëtan Roussel
... enfin ! superbe texte.
Votre texte est fort et émouvant (en particulier le paragraphe qui commence par "Ce jour funeste"), avec des éclairs d'espoir dans la nuit de votre "annus horribilis". La chronologie de l'histoire m'échappe un peu mais peu importe.
Cela me fait penser au titre d'un film : "L'amour c'est gai, l'amour c'est triste" (réalisé par Jean-Daniel Pollet en 1968).
Après la pluie le beau temps.
Cela me fait penser au titre d'un film : "L'amour c'est gai, l'amour c'est triste" (réalisé par Jean-Daniel Pollet en 1968).
Après la pluie le beau temps.
lourde et si légère à la fois, j'aime! Merci! 

un jour tu comprendras
que je n'arrêtrai pas
de décliner à tes pieds
les variations d'aimer
que je n'arrêtrai pas
de décliner à tes pieds
les variations d'aimer

C'est blanc bonnet et bonnet blanc
Y a rien qui vaut la sensibilité aux autres de manière non exclusive
Y a rien qui vaut la sensibilité aux autres de manière non exclusive
les sortilèges !! J'adore !



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lola99
publié le 9 avril 08