Ma journée n'est ni bonne ni mauvaise.
Je ne suis, comme cela m'arrive
de temps à autre, pas au mieux de ma forme
spirituelle, pour le reste ça va.
Pas grand chose d'autre à faire qu'attendre
que cela passe, le plus opaque de la nuit
précède toujours l'aube à naître.
Semblable à beaucoup d'entre nous j'ai peur
de me lever le matin. Me lever mais pour quoi
faire. La lascivité sous la couette, accompagnée
de son lot de fantasmes érotiques me semble bien
plus attrayante qu'une rame de métro bondée.
Je me trompe une fois de plus, au coeur du désespoir
l'imaginaire et le réel se rejoignent. Ca ne m'est plus
d'aucun secours de bander au réveil.
Après ma rupture d'avec ma très chère je me branlais
le matin, en pensant à elle bien sur et ça me
pourrissait le moral. IL ne m'était déjà pas facile
de savoir qu'un autre la baisait, mais de me voir là,
allongé sur ma paillasse à torcher au sopalin le
sperme étalé sur mon ventre, c'était insupportable.
J'ai donc continué mes séances d'onanisme en
feuilletant des revues pornographiques, assis sur
mon lit, je giclai désormais sur les pages du
magazine. Puis le visage de Berthe et ses fesses
redondantes se remettaient à m'envahir le cerveau.
Ses cris aussi, quand elle gueulait au moment
fatidique de l'extase. A ma décharge je peux
m'accorder ça, relationnellement j'étais inapte,
mais ça ne m'empêchait pas d'honorer sa chatte
en la lui bouffant. On ne change pas à mon âge
et j'ai toujours adulé les clitoris.
Et la Berthe de retour dès que je m'étais soulagé
devant des scènes de sodomie en gros plan,
un véritable cauchemar qu'il me fallait trainer
d'un bout à l'autre de mes huit heures de travail
avec Jean-Luc, mon supérieur hiérarchique
qui passait son temps à me traiter d'incapable.
J'accumulais les bourdes, il fallait retraiter tous
les dossiers derrière moi.
Puis j'ai appris un jour, par mégarde,
que Berthe et Jean-Luc s'envoyaient en l'air
ensemble depuis des mois. C'est pour lui qu'elle
m'avait quitté.
Après tout est allé très vite, trop peut-être,
je me suis mis à voir comme à travers une espèce
de voile blanc. Quand la police alertée par les voisins,
à cause des hurlements sans doute, est arrivée sur
les lieux, les inspecteurs n'ont eu qu'à me passer les
menottes aux poignets.
J'étais assis sur une chaise, la hache à la main,
et dans la chambre nuptiale de Berthe et de Jean-Luc,
j'avais paraît-il, fait un véritable carnage.
Nada
Je ne suis, comme cela m'arrive
de temps à autre, pas au mieux de ma forme
spirituelle, pour le reste ça va.
Pas grand chose d'autre à faire qu'attendre
que cela passe, le plus opaque de la nuit
précède toujours l'aube à naître.
Semblable à beaucoup d'entre nous j'ai peur
de me lever le matin. Me lever mais pour quoi
faire. La lascivité sous la couette, accompagnée
de son lot de fantasmes érotiques me semble bien
plus attrayante qu'une rame de métro bondée.
Je me trompe une fois de plus, au coeur du désespoir
l'imaginaire et le réel se rejoignent. Ca ne m'est plus
d'aucun secours de bander au réveil.
Après ma rupture d'avec ma très chère je me branlais
le matin, en pensant à elle bien sur et ça me
pourrissait le moral. IL ne m'était déjà pas facile
de savoir qu'un autre la baisait, mais de me voir là,
allongé sur ma paillasse à torcher au sopalin le
sperme étalé sur mon ventre, c'était insupportable.
J'ai donc continué mes séances d'onanisme en
feuilletant des revues pornographiques, assis sur
mon lit, je giclai désormais sur les pages du
magazine. Puis le visage de Berthe et ses fesses
redondantes se remettaient à m'envahir le cerveau.
Ses cris aussi, quand elle gueulait au moment
fatidique de l'extase. A ma décharge je peux
m'accorder ça, relationnellement j'étais inapte,
mais ça ne m'empêchait pas d'honorer sa chatte
en la lui bouffant. On ne change pas à mon âge
et j'ai toujours adulé les clitoris.
Et la Berthe de retour dès que je m'étais soulagé
devant des scènes de sodomie en gros plan,
un véritable cauchemar qu'il me fallait trainer
d'un bout à l'autre de mes huit heures de travail
avec Jean-Luc, mon supérieur hiérarchique
qui passait son temps à me traiter d'incapable.
J'accumulais les bourdes, il fallait retraiter tous
les dossiers derrière moi.
Puis j'ai appris un jour, par mégarde,
que Berthe et Jean-Luc s'envoyaient en l'air
ensemble depuis des mois. C'est pour lui qu'elle
m'avait quitté.
Après tout est allé très vite, trop peut-être,
je me suis mis à voir comme à travers une espèce
de voile blanc. Quand la police alertée par les voisins,
à cause des hurlements sans doute, est arrivée sur
les lieux, les inspecteurs n'ont eu qu'à me passer les
menottes aux poignets.
J'étais assis sur une chaise, la hache à la main,
et dans la chambre nuptiale de Berthe et de Jean-Luc,
j'avais paraît-il, fait un véritable carnage.
Nada
réactions : 11
lectures : 832
votes : 10
Voici les 11 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
"Adulé les clitoris : c'est beau !"
J'aime pas la fin , j'aime pas les fins.
J'aime pas la fin , j'aime pas les fins.
à ceux et à celles qui ont réagi à ce commentaire
et particulièrement merci, un grand merci à mes
détracteurs. Si ils me lisent alors qu'ils m'exécrent
c'est qu'ils ne peuvent pas s'en empêcher et çela,
ça n'a pas de prix.
et particulièrement merci, un grand merci à mes
détracteurs. Si ils me lisent alors qu'ils m'exécrent
c'est qu'ils ne peuvent pas s'en empêcher et çela,
ça n'a pas de prix.
c'était pour ceux qui exploraient les discours fichés pour les faire exploser,
aujourd'hui l'affaire a été récupérée et tout est soi-disant montré (selon des codes qui maintiennent la convention de tout dire, mais en respectant la dichotomie tabou/non tabou) et le hors scène ne détient plus cette puissance sulfurique qui, croyait-on, allait nous libérer
Brat Easton signe cette fin d'une illusion
aujourd'hui l'affaire a été récupérée et tout est soi-disant montré (selon des codes qui maintiennent la convention de tout dire, mais en respectant la dichotomie tabou/non tabou) et le hors scène ne détient plus cette puissance sulfurique qui, croyait-on, allait nous libérer
Brat Easton signe cette fin d'une illusion
: o )
bien plus écolo
et ça fait pas trop de bruit....... la hache
bon choix ma foi !

et ça fait pas trop de bruit....... la hache
bon choix ma foi !

va falloir que je me méfie.. j'deviens fan. ça parle cru, mais quelle élégance! y'a juste un truc qui pourrait me gêner aux entournures... mais bon, c'est peut-être ma lecture.
un autre en magasin?
un autre en magasin?
sur fond blanc...
Comme une photo de J Ross ?
non mais j'te jure 

Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









nadarc
publié le 28 août 08