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catégorie : critique ou information sur l'oeuvre ou l'artiste
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C’est tellement rare qu’il choisisse ses rencontres que mieux vaut ne pas bouder son bonheur !

Par deux fois cet été, du côté d’Avignon, le Vaucluse a donné rendez-vous au plasticien qui fait bande à part en désertant les musées, Ernest Pignon Ernest.

L’occasion est trop belle !
Si la première exposition « Extases » s’est récemment clôturée sur Avignon, la seconde, une rétrospective, continue jusqu’à fin octobre à l’Isle sur Sorgues.

L’occasion de renouer avec le débat qu’Ernest Pignon nous suggère depuis plus de trente ans avec ses interventions urbaines ici ou ailleurs, mais toujours devant témoin et en pleine rue.

A l’Isle bien sûr, pour expliquer son travail, part belle est faite aux dessins préparatoires et photographies, nécessaires témoignages indélébiles pour guider le visiteur dans sa compréhension.
Mais, et c’est bien là où la magie opère, on ne part décidément pas à la recherche d’EPE comme on va dans une galerie...
On ressort de l’exposition conscient d’un passé toujours en marche... D’une histoire encore en train de se jouer et d’une franche appartenance à une histoire collective... On en ressort simplement très troublé…

Cette histoire là, qu’elle se vive à Martigues, Naples, Soweto ou Alger, s’écrit sur les mûrs.
En y collant et en y froissant ses dessins et ses sérigraphies, en confiant au temps et aux intempéries le soin d’agir, Ernest Pignon nous laisse le choix, à nous qui passons, pourrions passer ou passerons par-là, de regarder ou non, de nous arrêter ou pas, de prendre part à cette mémoire commune qui de toute manière, qu’on la prenne à bras le corps ou non, est la notre.

Comme une suggestion à notre libre arbitre, aux vertus de la parole et de la ré appropriation, au ressenti de l’espace public qui a tout emmagasiné...

Une histoire de traces donc d’un artiste qui s’emploie, dans l’éphémère, à les capitaliser pour mieux nous les redonner.
Et pour les esprits conquis et conscients, peut être un prolongement à suivre, même de bien loin, vers de nouvelles pierres repérées sur des mûrs du côté de Jérusalem, Gaza et Ramallah...


Jusqu’au 31 octobre
Maison de René Char
L’Isle sur Sorgues (84)

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Voici les 17 dernières réactions à ce commentaire
 Date
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Rédacteur
 30/08/08 à 18h40
labourguignonne
bienheureuse rivale!!!
merci de nous avoir remis ça en tête,kaoll et allo-oui..
 30/08/08 à 17h02
kavalier2
à la culture universelle..
merci pour ce texte.
 29/08/08 à 23h09
mais bon, faut travailler aussi
 29/08/08 à 23h06
 29/08/08 à 23h04
je l'ignorais !
Pour se différencier d'Édouard Pignon (les mêmes initiales portèrent à la confusion lors d'une même exposition entre eux deux), il redoubla son prénom derrière son nom.
(source wiki)
 29/08/08 à 22h59
Le ridicule ne tue pas , sinon ce serait souvent l'hécatombe ici
C'est vraiment une très belle expo .
 29/08/08 à 21h38
doit être pas connectée, sinon, elle serait déjà là
 29/08/08 à 21h23
Rien que çà, j'ai hésité avant d'écrire tu sais... Mais ce que c'est que l'émotion !
 29/08/08 à 21h20
il y a deux fois "Ernest" dans son nom, à lui, là ??? Ca m'énerve ! Est-ce que je m'appelle Paul Tergeist-Paul, moi ? Ce serait proprement ridicule !
de le découvrir davantage grâce à son site. Beaucoup d'humanité à travers ses créations artistiques! Très touchant... Merci d'en parler,KAOLL
 29/08/08 à 21h13
Je respecte bien sûr ton avis mais pas tout !!! Il n'y a pas de misérabilisme là dedans !!! Pas du tout. Juste de l'histoire !!!! De la grande qui est faite aussi par les petits...
Je t'emmène si tu veux !!! T'assure, c'est plus que troublant. C'est simplement nous !!!!
 29/08/08 à 21h06
très bien dessiner (je viens d'aller sur le site d'Ernest Pignon que je ne connaissais pas) mais le misérabilisme, ni la misère, c'est vraiment pas mon truc. Désolée, chère amie.
Quant à l'Isle sur Sorgues, j'y suis allée, c'est une splendeur
 29/08/08 à 21h02
Du bonheur à l'état pur !!
car je rève de voir ses œuvres " en vrai" ! Un grand artiste engagé comme j'aime !