7h45, je me pose sur un banc de la gare de Cannes. Mon train doit arriver à 8h11. Me voilà posée tranquillou, un magazine à la main. A côté de moi une jolie petite Mamie Nova. D’un coup me voilà prise d’une nausée révolutionnaire, un voile noir s’abaisse devant mes yeux, je sens que je vais défaillir.
Ne voulant pas paniquer ma petite mamie, j’attrape la main de la jeune femme derrière moi et essaye de balbutier un truc qui devait ressembler à : « pommes…pas bien, quelqu’un ? » Evidemment, elle ne comprend rien. Et voilà Mamie Nova qui panique et qui lui demande de courir vite chercher quelqu’un. La contrôleuse arrive, d’un pas nonchalant : « Qu’est ce qui se passe, ça va pas ? » Charmante.
« Si vous avez besoin de vomir allez y hein »
Ben tiens, je vais me gêner ! (Oui en fait, j’étais un peu gênée, j’avoue qu’honorer les quais de la gare de Cannes devant une foule de badauds m’excitait moyennement.)
Plaf ! Ca y est, voilà ma galette posée à vingt centimètres à peine de ses chaussures de guerrière. Moi, jme sens de plus en plus faible, Mamie Nova me cajole, me prend dans ses bras et me parle doucement au creux de l’oreille. Ce sont ensuite 3 superbes pompiers qui prennent le relais et me traînent péniblement jusque dans l’ambulance. La honte.
Arrivée à l’Hôpital de Cannes, on me fait rouler jusque dans une petite pièce où j’ai pour ordre de me déshabiller et d’enfiler une sublime blouse à pois, très glamshine. Je me retrouve seule face à deux énergumènes assez particuliers, qui, eux, sont en attente dans le couloir.
Le premier, désespéré, se bat depuis de longues minutes pour descendre de son lit : « Ma comment qu’on fait pour dechendre de là putain ch’est pô vrai, eho, che veux dechendre siouplé, che dois aller aux WC, merde ! »
Le deuxième, entre deux quintes de toux à 4 paquets de clopes par jour : « Mais arrête un peu c’est bon t’as une couche qu’est ce que tu nous emmerdes ?! »
Voilà un joyeux bordel qui dure vingt bonnes minutes. Encore un peu et ils s’assomment à coup de masques à oxygène. Moi j’ai presque envie de rire. Jusqu’à ce que Papy numéro 1 ne puisse plus contenir ses gaz. Là je rigole plus du tout et j’ai même la nausée qui me reprend. J’ai même droit à un concerto digne des plus grands, un truc genre « Glaire en Ré Mineur et Staccato Prout »
Mais je suis sauvée un médecin arrive pour s’occuper de moi et ferme la porte. Puis c’est au tour des infirmières de venir me tripoter.
« Bon ben on est là pour vous faire des misères
-Ah bon, hihi, allez-y je vous en prie. »
Elles mentaient pas, les garces. Pas de mot assez fort pour exprimer la douleur de l’aiguille à perf’ qui cherche désespérément pendant dix minutes une veine où s’installer. Moi je pleure et presque je regrette mes concertistes. Jusqu’à ce qu’on me remette dans le couloir, à la place de Papy Prout, à côté de Monsieur Crrchccrrrrcchh, qui m’accueille dans un « aaah voilà une meilleure compagnie !! » très exalté. Mais ça ne s’arrête donc jamais ?! Non. Un troisième arrive peu après, les jambes comme des pieds de porc, qui demande à ce qu’une infirmière vienne lui couper les ongles de pieds, « si c’est possible, comme ça on ferait d’une pierre deux coups ».
« Tu veux pas non plus un massage thaïlandais pendant que t’y es ? » lui crie Monsieur Crrchccrrrrcchh.
Non pitié, il va pas recommencer, celui-là, j’en peux plus…
Je reste coincée là pendant de très longues heures sans pouvoir bouger avec ma perf’ plantée dans le bras et l’autre espèce de clope ambulante qui me crache dessus.
Enfin on me rend ma liberté, tout va très bien, rien d’anormal, je peux rentrer chez moi. Je vois ma sœur qui me fait de grands signes de l’autre côté de la porte, l’air très amusé de voir sa petite sœur accrochée à une poche de je-ne-sais-quoi, à moitié à poil au milieu de tous ces timbrés.
Je rentre à la maison, soulagée que ce soit terminé. Je reçois un message du boulot : je suis virée.
Si c’est pas un cauchemar je vous cache pas que ça y ressemble fort…
Ne voulant pas paniquer ma petite mamie, j’attrape la main de la jeune femme derrière moi et essaye de balbutier un truc qui devait ressembler à : « pommes…pas bien, quelqu’un ? » Evidemment, elle ne comprend rien. Et voilà Mamie Nova qui panique et qui lui demande de courir vite chercher quelqu’un. La contrôleuse arrive, d’un pas nonchalant : « Qu’est ce qui se passe, ça va pas ? » Charmante.
« Si vous avez besoin de vomir allez y hein »
Ben tiens, je vais me gêner ! (Oui en fait, j’étais un peu gênée, j’avoue qu’honorer les quais de la gare de Cannes devant une foule de badauds m’excitait moyennement.)
Plaf ! Ca y est, voilà ma galette posée à vingt centimètres à peine de ses chaussures de guerrière. Moi, jme sens de plus en plus faible, Mamie Nova me cajole, me prend dans ses bras et me parle doucement au creux de l’oreille. Ce sont ensuite 3 superbes pompiers qui prennent le relais et me traînent péniblement jusque dans l’ambulance. La honte.
Arrivée à l’Hôpital de Cannes, on me fait rouler jusque dans une petite pièce où j’ai pour ordre de me déshabiller et d’enfiler une sublime blouse à pois, très glamshine. Je me retrouve seule face à deux énergumènes assez particuliers, qui, eux, sont en attente dans le couloir.
Le premier, désespéré, se bat depuis de longues minutes pour descendre de son lit : « Ma comment qu’on fait pour dechendre de là putain ch’est pô vrai, eho, che veux dechendre siouplé, che dois aller aux WC, merde ! »
Le deuxième, entre deux quintes de toux à 4 paquets de clopes par jour : « Mais arrête un peu c’est bon t’as une couche qu’est ce que tu nous emmerdes ?! »
Voilà un joyeux bordel qui dure vingt bonnes minutes. Encore un peu et ils s’assomment à coup de masques à oxygène. Moi j’ai presque envie de rire. Jusqu’à ce que Papy numéro 1 ne puisse plus contenir ses gaz. Là je rigole plus du tout et j’ai même la nausée qui me reprend. J’ai même droit à un concerto digne des plus grands, un truc genre « Glaire en Ré Mineur et Staccato Prout »
Mais je suis sauvée un médecin arrive pour s’occuper de moi et ferme la porte. Puis c’est au tour des infirmières de venir me tripoter.
« Bon ben on est là pour vous faire des misères
-Ah bon, hihi, allez-y je vous en prie. »
Elles mentaient pas, les garces. Pas de mot assez fort pour exprimer la douleur de l’aiguille à perf’ qui cherche désespérément pendant dix minutes une veine où s’installer. Moi je pleure et presque je regrette mes concertistes. Jusqu’à ce qu’on me remette dans le couloir, à la place de Papy Prout, à côté de Monsieur Crrchccrrrrcchh, qui m’accueille dans un « aaah voilà une meilleure compagnie !! » très exalté. Mais ça ne s’arrête donc jamais ?! Non. Un troisième arrive peu après, les jambes comme des pieds de porc, qui demande à ce qu’une infirmière vienne lui couper les ongles de pieds, « si c’est possible, comme ça on ferait d’une pierre deux coups ».
« Tu veux pas non plus un massage thaïlandais pendant que t’y es ? » lui crie Monsieur Crrchccrrrrcchh.
Non pitié, il va pas recommencer, celui-là, j’en peux plus…
Je reste coincée là pendant de très longues heures sans pouvoir bouger avec ma perf’ plantée dans le bras et l’autre espèce de clope ambulante qui me crache dessus.
Enfin on me rend ma liberté, tout va très bien, rien d’anormal, je peux rentrer chez moi. Je vois ma sœur qui me fait de grands signes de l’autre côté de la porte, l’air très amusé de voir sa petite sœur accrochée à une poche de je-ne-sais-quoi, à moitié à poil au milieu de tous ces timbrés.
Je rentre à la maison, soulagée que ce soit terminé. Je reçois un message du boulot : je suis virée.
Si c’est pas un cauchemar je vous cache pas que ça y ressemble fort…
réactions : 10
lectures : 446
votes : 7
Voici les 10 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
Pompidou ? Rho làlà, ça m'fait un choc c'que tu m'dis là. Je vais recommencer à lire Voiçaï alors !
que Pompidou est décédé. c'est dingue, on nous cache tout.
bon rétablissement c'est le principal
c'est naze, si j'étais toi je penserais à une conspiration internationale contre ta personne
Je crois qu'il est mort malheureusement. Désolée de te l'apprendre si brutalement !
Grobob : aucune idée, les résultats sanguins étaient bons, aucun problème. Stress et fatigue ?
Grobob : aucune idée, les résultats sanguins étaient bons, aucun problème. Stress et fatigue ?
frérot, le secret sera bien gardé
que je suis votre frère hein... autrement tout PCC va penser que Cannes veut prendre le pouvoir.
Je proteste votre Honneur!!!
Je n'étais pas amusée, j'étais toute flippée, et donc je faisais genre "je vais bien tout va bien"
Kestémauvaiselangue quand même...
(c'est de famille note bien)
Je n'étais pas amusée, j'étais toute flippée, et donc je faisais genre "je vais bien tout va bien"
Kestémauvaiselangue quand même...
(c'est de famille note bien)


Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 










Fée_Clochette
publié le 8 août 06