Il pleut. Depuis un moment déjà. Il pleut et il regarde la fenêtre où les gouttes frappent.
Les traces sont longues, zigzagantes, et parfois s’entrecroisent, tel un lierre liquide disparaissant et réapparaissant au son du Toc, Toc de ses rets. Il fait aussi gris dehors qu’il fait gris en lui. D’ailleurs, il pleut à l’intérieur aussi, bien moins qu’à l’extérieur, mais quand même, le carrelage le raconte.
Son âme pleure sur ses souvenirs, au rythme des sons de la fenêtre viennent les images, les flashbacks.
Il est si facile d’oublier ou d’estomper ce qui semblait si parfait, ce qui ne vous laisse aucune blessure, l’oubli ne lui sera pas offert, le seul regret qu’il ait, c’est cette fin absurde, brutale, inexorable. Il aurait préféré mille fois qu’elle le trompe, qu’elle demande le divorce, il aurait trouvé l’erreur, réparé, reconquis son cœur, il y aurait même voué toute sa vie à cette bataille. Mais là, rien à combattre, aucune voie autre que l’acceptation, delle de la fatalité, celle d’une route par eux seuls empruntée et la fracture brutale du pont qui surplombait la vie des autres. Recroquevillé au sol, fœtus avorté par le mauvais sort, les yeux immensément ouverts sur la noirceur de ses propres ténèbres, il écoute le temps s’égrainer sur la vitre de l’appartement vide.
Il sent des crampes envahir son corps, ce corps qui a envie de bouger, vibrer, respirer, vivre, mais son cœur lui, tue le mouvement à coup de « pourquoi ».
« Il fait si gris qu’un canal s’est pendu », la phrase trotte dans sa tête, ce n’est pas aujourd’hui qu’il se reprendra. Pourquoi se reprendre d’ailleurs ? Des mains il n’en a plus, c’était les siennes qui lui donnait l’envie de courir, de voler, de s’embraser. Se lever ? Pourquoi ? Pour ne pas voir entre deux mèches noires, ses yeux vert et or pétiller, ne pas sentir le velours de sa joue sous ses lèvres, ne pas laisser courir une main sur les courbes tant désirées et chaque jour plus qu’hier ? Faire quelque chose de sa vie ? Pour qui ? Pour elle, il aurait soulevé des montagnes, changé le plomb en or, mené mille batailles, donné son corps pour sa … vie, sa vie à elle. Pour lui, maintenant, plus rien n’a d’importance.
Que peut-il y avoir de plus important que de vibrer chaque fois que l’on croise un regard, que l’on caresse un grain de peau, que l’on sent une odeur, … son regard, sa peau, son odeur, et sa voix, sa voix qui remplissait l’espace, le temps, son sang, ses oreilles, … son âme.
Si cela n’était pas un réflexe inconscient, il y a longtemps qu’il ne respirerait plus. Pourquoi respirer ? Il n’y a plus depuis longtemps d’odeur sur l’oreiller, ou sur les vêtements toujours soigneusement alignés dans l’armoire, cette grande armoire où pour ses vêtements à lui, il y a si peu de place, mais cela lui importait peu, il aurait donné encore plus s’il avait pu. Aujourd’hui encore, il ne prenait pas plus de place, laissant, chaque fois qu’il prenait une chemise ou un pantalon, se balancer doucement les autres vêtements, ses vêtements à elle.
La pluie s’est arrêtée, il ne sait depuis quand, quelle importance d’ailleurs ? Il se relève lentement, se cuisine quelque chose, mange, regarde la télévision, en mécanique bien huilée de la solitude, au moment de s’endormir il se tourne vers l’oreiller vide, pose doucement sa paume dessus, laisse une larme cheminer de sa joue sur son bras. Encore un jour … sans elle.
Les traces sont longues, zigzagantes, et parfois s’entrecroisent, tel un lierre liquide disparaissant et réapparaissant au son du Toc, Toc de ses rets. Il fait aussi gris dehors qu’il fait gris en lui. D’ailleurs, il pleut à l’intérieur aussi, bien moins qu’à l’extérieur, mais quand même, le carrelage le raconte.
Son âme pleure sur ses souvenirs, au rythme des sons de la fenêtre viennent les images, les flashbacks.
Il est si facile d’oublier ou d’estomper ce qui semblait si parfait, ce qui ne vous laisse aucune blessure, l’oubli ne lui sera pas offert, le seul regret qu’il ait, c’est cette fin absurde, brutale, inexorable. Il aurait préféré mille fois qu’elle le trompe, qu’elle demande le divorce, il aurait trouvé l’erreur, réparé, reconquis son cœur, il y aurait même voué toute sa vie à cette bataille. Mais là, rien à combattre, aucune voie autre que l’acceptation, delle de la fatalité, celle d’une route par eux seuls empruntée et la fracture brutale du pont qui surplombait la vie des autres. Recroquevillé au sol, fœtus avorté par le mauvais sort, les yeux immensément ouverts sur la noirceur de ses propres ténèbres, il écoute le temps s’égrainer sur la vitre de l’appartement vide.
Il sent des crampes envahir son corps, ce corps qui a envie de bouger, vibrer, respirer, vivre, mais son cœur lui, tue le mouvement à coup de « pourquoi ».
« Il fait si gris qu’un canal s’est pendu », la phrase trotte dans sa tête, ce n’est pas aujourd’hui qu’il se reprendra. Pourquoi se reprendre d’ailleurs ? Des mains il n’en a plus, c’était les siennes qui lui donnait l’envie de courir, de voler, de s’embraser. Se lever ? Pourquoi ? Pour ne pas voir entre deux mèches noires, ses yeux vert et or pétiller, ne pas sentir le velours de sa joue sous ses lèvres, ne pas laisser courir une main sur les courbes tant désirées et chaque jour plus qu’hier ? Faire quelque chose de sa vie ? Pour qui ? Pour elle, il aurait soulevé des montagnes, changé le plomb en or, mené mille batailles, donné son corps pour sa … vie, sa vie à elle. Pour lui, maintenant, plus rien n’a d’importance.
Que peut-il y avoir de plus important que de vibrer chaque fois que l’on croise un regard, que l’on caresse un grain de peau, que l’on sent une odeur, … son regard, sa peau, son odeur, et sa voix, sa voix qui remplissait l’espace, le temps, son sang, ses oreilles, … son âme.
Si cela n’était pas un réflexe inconscient, il y a longtemps qu’il ne respirerait plus. Pourquoi respirer ? Il n’y a plus depuis longtemps d’odeur sur l’oreiller, ou sur les vêtements toujours soigneusement alignés dans l’armoire, cette grande armoire où pour ses vêtements à lui, il y a si peu de place, mais cela lui importait peu, il aurait donné encore plus s’il avait pu. Aujourd’hui encore, il ne prenait pas plus de place, laissant, chaque fois qu’il prenait une chemise ou un pantalon, se balancer doucement les autres vêtements, ses vêtements à elle.
La pluie s’est arrêtée, il ne sait depuis quand, quelle importance d’ailleurs ? Il se relève lentement, se cuisine quelque chose, mange, regarde la télévision, en mécanique bien huilée de la solitude, au moment de s’endormir il se tourne vers l’oreiller vide, pose doucement sa paume dessus, laisse une larme cheminer de sa joue sur son bras. Encore un jour … sans elle.
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la pluie me rattrape.
Chance, je ne suis pas croyant dans le sens religieux, car sinon, nous e serions pas séparés.
J'espère que son étoile me guidera vers une autre, que serait un berger sans étoile et bergère
Chance, je ne suis pas croyant dans le sens religieux, car sinon, nous e serions pas séparés.
J'espère que son étoile me guidera vers une autre, que serait un berger sans étoile et bergère

22/05/08 à 00h34
Puisqu' "elle" aurait voulu que tu t'enivres encore.... continues à chercher à lui obéir..... épouse le creux pour retrouver ensuite le chemin de la crête...l'inaccessible étoîle. Je t'espère "croyant" dans ces affinités électives qui font que le lien n'est jamais coupé, même si l'autre n'est plus là !
un peu me semble t il!
Celles qui se passent mal ne sont pas pour autant terminées. Elles peuvent aussi être éternelles, parce qu'au moins l'un des deux ne veut pas la terminer et pas forcément celui qu'on pourrait imaginer, cela peut être celui qui rompt la relation... Il y aurait beaucoup à dire en matière d'amour, mais ce n'est pas le sujet de ce soir. Ton com est pudique et pur, triste mais si plein d'humanité. Merci pour ces beaux sentiments.
Bises 

encore est douloureux certes, mais possible. Il y a des causes aux séparations, il "suffit" de chercher où cela faisait mal, si on est assez conscient pour le faire, l'on constate alors que la séparation était déjà écrite mais que seul l'aveuglement ne nous a pas permis de le voir avant. Cela permet parfois d'être plus "lucide" pour une prochaine rencontre.
Lucidité, franchise et pragmatisme permettent de construire un amour fort, car l'on perçoit directement ce qui peut "user" la relation. Il n'y a de parterrre de fleurs intouchable que pour les amours éternels, pas pour les amours périssables, l'engagement n'y était pas, au moins d'un côté. Bises M-C
Lucidité, franchise et pragmatisme permettent de construire un amour fort, car l'on perçoit directement ce qui peut "user" la relation. Il n'y a de parterrre de fleurs intouchable que pour les amours éternels, pas pour les amours périssables, l'engagement n'y était pas, au moins d'un côté. Bises M-C
... je t'embrasse, si tu permets.
Ma douceur et mon amitié pour toi ce soir.
Ma douceur et mon amitié pour toi ce soir.
s'en abstenir, ou s'en enivrer. J'ai connu l'ivresse, je sais qu'elle aurait voulu que je m'enivre encore.
La mort de son amour produit une douleur aigüe, mais ronde, contre laquelle on peut s'appuyer pour pleurer. Elle garde intacte et brillants les images et les sensations. Mais la disparition d'un être qui continue à vivre en n'étant plus lui, pas dément pour autant, comment l'accepter ? Un être qui avant de partir prend soin de faire des souvenirs possibles un cratère calciné et puant ?
Moi aussi j'ai souvent eu envie de me prendre pour un canal, c'était il y a longtemps, le parterre de fleurs intouchable est resté.... Le pire ne console pas du terrible, je le sais bien. Bises Lost
Moi aussi j'ai souvent eu envie de me prendre pour un canal, c'était il y a longtemps, le parterre de fleurs intouchable est resté.... Le pire ne console pas du terrible, je le sais bien. Bises Lost
entre pluies et larmes. Comme le chantait Judy, je te souhaite d'aller vers l'arc-en-ciel .....
de Brel "Orly" avec beaucoup de déchirures, de va et vien entre douleurs et ... autre chose. Puis toutes les disparitions ne sont pas identiques et donc notre attitude sera à chaque fois différente, elle correspondra à la force de notre "engagement " affectif. On se découvre explorateur sans pyramide, aviateur sans destination, jardinier dans le fin fond d'un désert aride. La séparation trouve ses guérisons de manière plus naturelle car il y a cause à effet, l'accident sans tiers coupable est sans cause mais l'effet en est réel. Nul reproche ou justification pour cautériser les plaies. Ne reste que la volonté à se dire que un jour un regard apaisera la douleur. 

on ne se console jamais. Et même si un jour l'on refait sa vie, il reste en notre âme, un parterre de fleurs intouchable au temps qui passe. 

Janis écrit qu'il n'y a rien de plus précieux que la vie de l'être aimé. Elle permet d'exister certes, dans l'absolu. Mais ne faut-il pas comprendre qu'il est nécessaire de se détacher pour éviter de plus grande solitude, ce grand abandon de soi et de ses espoirs lorsque l'être aimé disparait de notre vie.
du Petit Prince que j'ai la prétention de contester est "On se console toujours..."
Un jour de plus en moins ici aussi...
L'idée de me prendre pour un canal m'a traversée l'esprit plus d'une fois...
Et puis je me suis accroché, mais pas consolé.
So long... Hope and deliverance...
Un jour de plus en moins ici aussi...
L'idée de me prendre pour un canal m'a traversée l'esprit plus d'une fois...
Et puis je me suis accroché, mais pas consolé.
So long... Hope and deliverance...
averses qui y restent. Merci aussi 

déjà parce que souvent dans nos hémisphères, un ciel gris l'accompagne.
merci à toi
merci à toi

il pleut sur la ville
comme il pleut sur mon coeur..
mes yeux noirs s'ouvrent...sur la noirceur des ténèbres.!
Haut le coeur!on dit qu'aprés la pluie ,le beau temps...Demain la solitude ne sera pas!
TEXTE TRES TOUCHANT DE SENSIBILITE ET D'AMOUR SILENCIEUX
comme il pleut sur mon coeur..
mes yeux noirs s'ouvrent...sur la noirceur des ténèbres.!
Haut le coeur!on dit qu'aprés la pluie ,le beau temps...Demain la solitude ne sera pas!
TEXTE TRES TOUCHANT DE SENSIBILITE ET D'AMOUR SILENCIEUX
20/05/08 à 17h53
un peu différente mais je vous comprends...
je reviendrai pour prendre le temps de te lire
20/05/08 à 17h40

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lostway
publié le 20 mai 08