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Bolets et pinards
 Bolets et pinards
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catégorie : création littéraire
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Étrange matin que celui-là. Pas une feuille ne bougeait, pas un mouvement dans la rue, même pas de bruit, ou peut-être alors, juste un murmure, celui de la ville proche.
La tête encore emplie de conversations, sans queue ni tête (tant pis pour les poissons !), de la journée précédente, il sortait son chien.
Marchant lentement, alternant avec des pauses diverses, bi cause, levée de patte, il se remémorait son rendez-vous d’hier.
Arrivé dans le quart d’heure académique, reçu par des personnes qu’il ne connaissait pas dans une maison qu’il ne connaissait pas plus, il vit tout à coup la maîtresse de maison, agitant ses bras tel un sémaphore fou, enfin vu ! Grand mot, car juste le temps de déposer du jus de raisin accompagné de la bise de circonstance qu’il se retrouva encore une fois en compagnie de ces inconnus. Était-ce un bizutage en terrain miné ? D’autres s’ajoutèrent et se présentèrent, mais il pouvait lire dans les yeux la question, The question : Ké Ki c’est celui-là ? Ké Ki fait ici celui-là ?

Il ne se démonta pas pour autant, après tout, il le savait avant de venir, il savait qu’il allait rencontrer une association de doux malfaiteurs, d’ailleurs tous partirent d’entrée à l’assaut des bouteilles et de l’apéro Big disposés sur une table.

Cherchant à faire plus ample connaissance, il passa d’un chef cuisinier à un responsable itinérant, quand tout à coup il reconnut une tête ! Ah chouette se dit-il, une bouille que j’ai déjà vue ! Mais où cela pouvait-il bien être ? Surtout qu’il ne se rappelait que la bouille et pas le reste, le non-inconnu s’avançant serrant des pinces (ben forcément dans un panier à crabes :-) ), embrassant les femmes, les poils de son torse velu dépassant outrageusement de sa chemisette, tel une volée de cèpes au pied d’un arbre.

En deux coups de cuillère à pot (celui de l’apéro se vidait tout seul, évaporation ?), ils se reconnurent, aussitôt après vinrent la présentation du morceau de sparadrap ;-) collé au gars et dont il reconnaissait aussi le visage ainsi que d’une femme ayant l’air un tantinet plus réservée.

Le gars et son morceau de sparadrap (sympa d’ailleurs, je devrais m’en acheter un comme cela ;-) ) discutèrent un moment avant de remarquer que la troisième personne, jouait au pot de fleur avec eau courante dans la main droite, dans un coin du jardin, avec en vue principale, les dos et de bas de dos, des invités penchés avidement sur les plats disposés devant eux.

Dans un gracieux mouvement de chaises musicales, pour rapatrier l’exilée, il se retrouva en queue de peloton les fesses posées sur un siège pour nabot et qui plus est trempé. Cela lui donna rapidement l’impression de porter une couche-culotte dont le changement avait été omis depuis hier.

Il se rappela aussi de tous les sujets de conversations, de l’humour et de la bonhomie de l’ambiance. Il ne se rappelait plus par contre, du nombre de grands corps malades (blancs, rosés, rouges ou jaunes) morts dans la dignité au courant de l’après-midi. La femme seule du trio infernal s’était trouvé une affection particulière pour un de ses grands corps et ne le quitta qu’après être sûre de son vide intérieur (au grand corps) ait fait son plein intérieur (à la femme).

La journée finit sur des embrassades, bien qu’il fût conscient de n’avoir « rencontré » qu’une partie des personnes présentes. Remercia l’hôtesse pour son accueil, elle qui était aussi rousse que la femme esquissée sur un tableau dont même le chat de la maison n’osait s’approcher.

Regardant pisser son chien et au vu de la couleur, Lucien se dit « tient, on dirait du Gewurz ! », souvenir, souvenir … puis rentrant chez lui, pensa à une plage, à une bande de chiens fous faisant la fête sur celle-ci peut-être bientôt.
réactions : 25
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Voici les 25 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
difficile a trouver et si précieux a garder, note que j'étais sparadrap aussi, c'est sûrement pour cela que ça colloit entre nous.
 31/05/08 à 22h14
le sparadrap sur les poils ... c'est très difficile à décoller !!
 31/05/08 à 22h10
sache que ce genre de "support adhésif" est très difficile à acheter....Heureusement que j'étais partie chez ma mère, recharger mes "velcros" sinon tu aurais pu assister à une version beaucoup plus sanglante genre "Cul de sac". Le résultat de ses 2 com's est plein d'humour et donne envie de poursuivre les rencontres.
 29/05/08 à 21h11
Quelle maîtrise de la métaphore mais je n'en attendais pas moins de toi. Je croyais t'avoir perdu dans les brumes pccistes.

le salut d'une amie. Bon anniversaire ! Euh, j'en sais rien non plus !
de soleil serait pas mal. Il semblerait que l'été s'annonce moche
Faudra trouver une plage avec abris
chouette, va bientôt sortir des petits champignons le long du chemin !
 29/05/08 à 17h55
djila
portraits bien arrosés!....on dirait que le soleil est ..revenu....tant mieux..
comme ça le temps n'est plus mitigé...
amitiées
de l'éducation moâ j'trahi pas les amis
de sa version Puis c'était une bien gentille fleur dans le pot (de vin) j'sens que je vais finir par reçevoir des coups, kaï, kaï ! !
Pour ce qui est du sparadrap, ké ke tu lui as fais pour qu'elle retourne chez sa mère !!
hein, qu'est ce qu'il dit?????
que c'était pas de l'eau courante à main droite, celle qui reste valide sans renverser, mais de la caïpi!
Dommage ... il s'est décollé pour retourner chez sa mère jusqu'à demain soir !
Mais tu perds rien pour attendre, mon coquin !
Sans compter que le pot de fleur pourrait bien y aller de sa propre version !
 28/05/08 à 18h43
tu as remarqué le portrait de femme !
plantes crois-moi, mais entre-nous cela aurais été du gâchis
*****
et qu'on a jamais plus revu
j'ai beau scruter mes murs je le vois pas!!!!!!
répond
Pôvre chat qu'était tout hérissé devant le tableau
sparadrap pour champi à poils
à part ça, le chat s'appelle Jezabel et c'est une grande timide et Arba, la prochaine fois, au lieu de lire les potins, t'as qu'à venir, na
 28/05/08 à 13h23
Arba
assez surréaliste comme scène, la rousse et ses célibataires- m'aime ?