la rencontre par affinités culturelles

  1. Rencontre des femmes et des hommes qui partagent vos passions.
  2. Créez vos listes d'oeuvres et d'artistes préférés
    parmi + de 2 millions de références.
  3. Partagez vos goûts, émotions, réactions en cinéma, musique, lecture, médias.
Je vibre
pour lui
Je l'ajoute
à mes amis
gratuit Je lui écris
Briser la glace
Je chatte
avec lui !
Sons of oil
 Sons of oil
rediger un nouveau commentaire sur Un jour sur terre
catégorie : politique / social
corps du commentaire en taille petitecorps du commentaire en taille moyennecorps du commentaire en taille grandeimprimer ce commentaireenvoyer ce commentaire à un ami
Hi

Juste une réflexion en passant comme je n'ai pas très sommeil.

L'opposition entre le désir déconstructiviste, reconfigurationiste et celui d'une préservation de la nature n'est pas forcément aussi réelle qu'il n'y parait, au moins en pratique.

Du moins si je considère mon exemple et je pense qu'il concerne un grand nombre de personnes à part moi.

En fait, pour moi, effectivement, il n'y a pas de nature en tant que telle, c'est à dire de nature naturelle. Et en tous cas s'il y en a une, il m'importe peu de la protéger, préserver ou pas.

Mais cela ne veut pas dire que je ne préfère pas un ciel bleu à un ciel grisé par la pollution, une végétation abondante à un bourbier radioactif, une faune et une flore diversifiée à une constellation de béton armé.

Pour autant, je ne me considère pas comme un écologiste. En effet, ce que je veux préserver ou entretenir c'est une certaine idée de nature, une nature humanisée c'est à dire formatée à mes désirs et non la nature naturelle. D'ailleurs, je veux préserver cette idée de nature aussi bien des causes humaines de sa disparition que des causes "naturelles" qui pourraient l'appauvrir. Si une météorite devait menacer la diversité animale, je voudrais de la même façon empêcher les variétés de colibri de trop diminuer. Et il m'importe peu que les cafards ou les scorpions disparaissent s'ils n'affectent pas les colibris, les chats, les loups, les chimpanzés....toutes les espèces qui m'apportent un plaisir quelconque. Pour souligner mon peu d'intérêt pour la nature naturelle, qui je pense est très répandu, je n'ai évidemment aucun problème avec l'éradication de tous les virus dangereux et je serais heureux de pouvoir réintroduire les dinosaures dont la disparation ne peut pourtant pas être reprochée à l'homme.

En bref la nature que je souhaite préserver est une nature culturelle et non une nature naturelle.

Cela nous renvoie à une discussion ancienne. Il y a des écologistes qui veulent préserver une nature naturelle. Avec des incohérences dans leur démarche et leur désir (mais qui n'en a pas). Fondamentalement, ces écologistes sont dans une attitude mystique. Et ils promeuvent une perception mystique de la nature. Pour eux la nature dépasse l'homme et celui-ci doit surtout éviter de s'en mêler. Cette approche existe et est pour moi une force essentielle de l'écologie. Bien sur il y a un argument technique qui est l'incapacité intellectuelle actuelle de l'homme à maitriser la nature mais sur la base de ce qui n'est qu'un fait ponctuel (le relatif faible degré de développement scientifique et technologique de notre ère), est élaboré une conception définitive de l'infériorité de l'homme.

Je n'aime pas ces écologistes et je ne partage pas leur point de vue car je place l'homme au dessus de toute chose. Il n'y a pas pour moi de nature naturelle, du moins les contours de la nature naturelle sont simplement le complémentaire de notre capacité technologique. Dans la nature naturelle d'aujourd'hui, il n'y a pas de dinosaures, de centaures, de sirènes, ...Mais dans 2000 ans, si la technologie le permet, nous introduirons/réintroduirons peut-être (je l'espère) ces espèces. La génétique nous permettra de démultiplier les formes de vie. Et évidemment nous sélectionnerons celles qui nous sont utiles et favorables.

Dans l'état de nos connaissances, le discours écologiste est utile. Mais faux. Je veux rouler en 4x4 et un ciel bleu. Si les deux sont momentanément incompatibles, je peux faire le choix du ciel bleu pour des raisons pratiques.

Et je crois que si l'idée d'écologie peine à prendre corps dans notre société c'est justement à cause de cette "misconception" de l'écologie. L'homme n'est pas intéressé par la préservation de la nature en tant que nature mais bien par la construction du cadre de vie le plus adapté à son plaisir. Le plaisir étant le maître mot, il s'agit non pas d'une perspective morale que d'un banal problème d'optimisation à niveau technologique donné. En bref, l'écologie est une question philosophiquement triviale et conjoncturelle. Néanmoins elle permet de prendre conscience d'une question technique extrêmement importante: comment vivre en attendant que la technologie fasse de nous de véritables démiurges? Et la réponse à cette question est pratique et non philosophique. Vouloir faire d'un problème pratique une question quasiment morale à même de reconfigurer tous les comportements sociaux est une erreur. Et l'évocation de la nature naturelle émeut peu de personnes. Car peu nombreux sont ceux qui veulent vraiment préserver les araignées vénimeuses ou les moustiques porteurs du paludisme. Par contre, nous sommes esthétiquement touchés par les "crimes" commis contre les bébés phoques ou d'autres animaux plus proches de nous (dauphins, chats, chiens). En bref, le discours mystique de préservation pour la préservation ne passe pas. L'homme reste majoritairement intéressé par l'homme et c'est très bien


==========================================


Si tu lances une secte sous cette charte, j'adhere... à un prix raisonnable !

Mais tout de meme le débat du MAUSS est un step beyond... la formulation d'une de mes reactions sur pcc :

L'exploration de nos comperes maussien est quand meme plus ambitieuse : trouver le discours de dressage pour que la nature dans son externalité deviennent à l'instar de la culture, une PRE-occupation... pour la prochaine génération... nous on est la derniere génération sacrifiée ! Youpi !

Mais pour élargir, l'anecdote... je suis tombé sur le site de la revue grace à une pcc-ienne qui reagissait à un com précédent où j'avais balancé un extrait d'un livre d'anthropologie que je suis en train de lire.

L'extrait en question est amusant... mais c'était par défaut de ne pouvoir résumer une précédente partie vraiment intéressante, sur le fait que la dualité nature-culture qui domine dans la société occidentale contemporaine n'est pas si ancienne que ça et a muri le long d'un périple philosophique plutot singulier quand on compare les équilibre différents établis dans d'autres parties du monde... pas forcément plus primitives..

En autre, le 'choix' de civilisation a servi/permis la croyance en la domination de la nature par l'homme qui elle a permis/engendré/libéré l'ambition de technologisation... pour faire court !

Non pas qu'il soit question de le regretter ou non... c'est un fait et un fait qui a écrit l'histoire du monde... mais ça fait de cette position de dualité nature/culture une "non-nécessité" philosophique dans le spectre plus large de l'humain et de l'humanité..

La charte de ta secte... qui est aussi la mienne.. est le reflet de notre dressage à cette dualité... nous sommes les enfants de notre civilisation... de la philosophie de notre civilisation.

Le concept de constructivisme sociologique (qui est un mot neutre pour eviter celui trop déshonorant d'utilitarisme) exprime le fait que toute théorie analytique a pour a priori, un but et formule une vision dans une perspective optimale pour l'atteinte de ce but... La philosophie du dualisme nature/culture avait, et a toujours, un but celui d'engendrer des esprit chercheurs et acteurs de la domination de l'homme culture sur son espace Nature... Dans une position jubilatoire de meta-constructivisme, la querelle résumée par MAUSS est celle de gens qui partant de ce postulat s'interroge sur l'importance ou non de changer ce but, et donc de jeter les bases d'une nouvelle philosophie utilitariste tenant compte de la nouvelle condition humaine face aux limites, désormais serrée aux entournures, de son environnement Nature... Une autre façon de le dire c'est qu'ils pensent (par angoisse ou lucidité allez savoir) que la domination technologique ne suffira pas et qu'il faut sans doute introduire une dose de "composition"...

Et meme pas, à jamais, d'ailleurs... apres tout quand (si) l'humanité sera capable de terraformer des planete extra-galactiques, le discours reviendra probablement à sa position initiale !

Nous, tous les deux, sommes, au coeur de le probleme, mais pas leur coeur de cible, puisque trop vieux pour etre véritablement et utilement réformables... Tout au plus un discours adroit pourrait nous inciter à etre plus coopératifs... Pour nous décentrer du point de vue, ils servent un peu aussi de boite à moins-mauvaises idées aux zozos à qui on delegue la responsabilité de trancher entre les interets opposés qui font le lit de toute communauté... Les ecologistes dont tu parles, sont plus probablement agités par l'angoisse que par une contre-philosophie de la dualité.

En tout cas on peut leur asséner ça pour les emmerder, en attendant qu'une apocalypse nous coupe le sifflet ^^
réactions : 18
lectures : 825
votes : 4
Publier sur   Partager sur Wikio  Partager sur Scoopeo  Partager sur Digg  Partager sur Facebook  Partager sur Google  Partager sur Technorati  Partager sur del.icio.us  Partager sur blogmarks 
Voici les 18 dernières réactions à ce commentaire
 Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
 31/08/08 à 16h09
"Quand le dernier arbre sera abattu
La dernière rivière empoisonnée,
Le dernier poisson capturé,
Alors seulement vous vous apercevrez
Que l'argent ne se mange pas."

Prophétie d'un amérindien Cree ...
"Mieux vaut vivre pollué que de mourir d’inanition! Quand on rationalise l’écologie, c’est nécessairement l’économie qui impose sa loi."

Effectivement si on voit les choses à court terme ... qu'on se bouche les oreilles et qu'on se voile la face tout en continuant à faire des profits obscènes

D'après la F.A.O l'agriculture biologique peut nourrir les habitants de la planète ... mais ça tout le monde s'en fout ...
 31/08/08 à 13h01
oui l'indonésie, la chine, le brésil, c'était juste un exemple
En ce qui concerne l'agriculture, c'est intièrement faux....ce sont des rumeurs pour nous expliquer qu'il faut arreter de manger de la viande et planter des ogm....encore une fois l'economie prime....pour l'instant nous sommes en excedent alimentaire, mais effectivement faudrait arreter de croitre et vite
Le problème est dans la densité demographique et pas au nombre d'habitants...et la tu verras qu'effectivement, dans les pays du Sud, on pourrait etre auto suffisants et ecologiques, mais pas dans le Nord
Je suis entièrement d'accord avec les conclusions de Mauss, et je dirais même plus, dès que je peux, j'irais vivre dans le Sud, ou les gens commencent à avoir une conscience ecologique, qui chez eux est encore "naturelle", de part les traditions tribales, et ou la densité demographique est minime......perso je ne pense pas qu'ils vont mourir d'inanition, à moins d'être assez cons pour vendre leurs ressources aux pays du Nord...or aujourd'hui, de plus en plus de pays du sud commercent entre eux, en boudant la vieille europe viellisante

Quequesoit les discours, la fin est toujours la meme : le plus grand nombre d'auditeurs vivants et satisfaits de leur sort... les motifs de satisfaction ne sont pas si disparates ! Mais ils sont composites, ce qui permet à chaque discours de proposer une hierarchie de priorités...

Mais meme du haut de pouvoir de seduction, le capitalisme doit composer... sinon on aurait sophistiqué l'esclavage et travailler avec plus d'acharnement à des armes qui ne laissent pas le vainqueur exsangue...

Dans le trio, aucun n'est sans charme... ce n'est pas le pouvoir et l'argent qui donne une suprématie disputée au capitalisme... c'est juste qu'ils donnent aux plus influents de la communauté, plus de ce qu'ils veulent... pour eux meme d'abord et ensuite pour le monde qu'ils trouvent acceptables autour d'eux...

A suivre...

... une telle mesure difficile à mettre en place c'est la somme d'agriculture pour nourrir la population humaine à la surface est pour l'instant ecologiquement incorrecte considérant les technologies disponibles... Sans parler du flou sans mesure de l'expression meme "ecologiquement incorrecte" qui permet difficilement de comparer les cas... Pourquoi le Kenya plus que l'Indonesie ?

=============

Pour te faire bondir ... un extrait d'un article du Mauss sur economie/ecologie

La divulgation, au même moment, de la note interne de l’éminent expert de la Banque mondiale, Lawrence Summers, vient à point pour donner une illustration prémonitoire de ce que les libéraux entendent par soutenabilité avec « substituabilité forte » dans l’optique du développement durable, économiste distingué (devenu depuis sous-secrétaire d’État au Trésor) préconise une migration des industries polluantes vers les pays les moins avancés.

Cela résulte d’un calcul économique implacable. Les coûts de la dépollution sont beaucoup plus faibles au Sud compte tenu des salaires. Les coûts de la pollution y sont aussi très inférieurs parce que le degré de pollution y est moindre : « Les pays sous-peuplés d’Afrique, lit-on dans le rapport, sont largement sous-pollués; la qualité de l’air y est probablement d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico ». En outre, le prix de la vie humaine (calculé par des indices économiques, espérance de vie et salaires), en cas de catastrophe, y est très nettement plus bas. La vie d’un Anglais vaut davantage que celle de cent Indiens. À cela s’ajoute que l’exigence d’un environnement propre croît avec le niveau
de vie : « On se préoccupera évidemment beaucoup plus d’un facteur qui augmente de manière infinitésimale les risques de cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez longtemps pour avoir cette maladie que dans un autre où deux cents enfants sur mille meurent avant l’âge de cinq ans. » Cette exportation massive de la pollution vers le Sud stimulera son développement

L’argumentation est imparable. Mieux vaut vivre pollué que de mourir d’inanition! Quand on rationalise l’écologie, c’est nécessairement l’économie qui impose sa loi.

ça, je me le demande aussi. Il a un pouvoir de séduction que ni l'écologisme ni m^me l'humanisme n'ont: il rencoie à l'argent et au pouvoir. C'est en cela que certains pensent qu'il est, tout simplement, et qu'il est sa fin et son moyen.
 31/08/08 à 10h45
de mettre à égalité la rentabilité et le benefice écologique....par exemple, des haricots verts produits au Kenya sont source de profit, mais écologiquement incorrects.....une taxe écologique sur tous les produits, selon leur impact sur la planète pourrait sauver la donne...mais la je reve

... n'est qu'une pondération des priorités, comme l'humaniste, comme le capitalisme !

Or donner la priorité c'est mécaniquement, dans un systeme clos, c'est enlever la priorité à quelque chose d'autre ! La question c'est à quoi ? quand ? comment ?

... C'est l'action qui en jeu !

Le fait que tu sois en désaccord avec l'action autour de toi ne signifie pas qu'il n'y ait pas de pensée, mais plutot que tu n'es pas d'accord avec l'influence composite de la pensée dominante ^^

Le philosophe propose des pensées ... mais à moins de passer de la démocratie (imparfaite) à la Dictature-de-Platon ce n'est pas à lui de decider de la pensée dominante...

L'omniscience n'est qu'un element de raisonnement ; c'est le relativisme qui est une fausse question. C'est l'action qui forme le monde et l'action n'est jamais relative (enfin en deça de la vitesse de la lumiere ^^)
 31/08/08 à 00h20
que de poings dans les rêves engloutis!
 30/08/08 à 22h03
il y a de ça.
 30/08/08 à 21h54
quand le philosophe va-t-il enfin sortir de ce relativisme bourbier? l'omniscience est une fausse question ... c'est la pensée qui est en jeu, sa dynamique, sa puisssance et son action sur le monde
L'écologie en elle-même ne peut, effectivement, à mon sens, être autre chose qu'une idéologie étroite, engoncée et néfaste . Mais je pressens qu'il y a plus qu'une question de technique en jeu.
 30/08/08 à 21h02
t'as tout compris
l'écologie c'est le combat pour preserver l'humanité

... non omniscient, l'illisibilité est une propriété de l'univers ! D'où l'expression "moyen du bord"... ... et le fait qu'une chose n'est vraie n'est jamais et toujours qu'une chose convaincante !

C'est pour ça que le peplum est un genre plus populaire que l'exemplum
 30/08/08 à 19h34
la pensée procède par empilement de couches, et que les sédiments comportent souvent des substrats réactionnaires habilement conglomérés à un truc qui devient de plus en plus illisible.
Voyez par exemple les horreurs semées par le Romantisme allemand, super générateur de ce qu'est "l'écologie" aujourd'hui
dans mon jardin que je n'ai pas ya des poules et elles font meuhhh : preuve par exemplum que j'ai toujours raison
et c'est pas parce que j'ai bu trois martini que je vais me dédire!
 30/08/08 à 18h54

... avec le constructivisme : depuis qu'on leur a rappelé qu'il y a des indiens en amazonie qui considere les cochons d'inde comme leur cousins... ils ne tiennent plus en place
ça me gêne cette supériorité affichée
La bible a affirmé que l'homme devait régner sur le règne animal ce qui permet à notre civilisation de faire les pires atrocités
Je préfère voir l'homme considérer le loup, la baleine, la poule et les vers de terre comme des frères et soeurs et non comme quelqu'un ayant droit de vie et de mort selon son bon vouloir
Par contre si c'est pour mettre l'homme au centre de nos préoccupation et non le profit je suis d'accord ...
Naïve je suis sans doute ...