"Jadis, don Veredicto, sema des maisons et des gens autour de l'épicerie El Resorte, pour que l'épicerie ne reste pas seule.
On dit que cela arriva dans le village qu'il fit naître.
Et on dit aussi qu'il y avait là un trésor, caché dans la maison d'un vieil étourdi.
Une fois par mois le papet, qui était en bout de course, quittait son lit pour aller toucher sa retraite.
Profitant de son absence, des voleurs, venus de Montevideo, s'introduisirent chez lui.
Les voleurs cherchèrent et recherchèrent le trésor dans chaque recoin.
La seule chose qu'ils trouvèrent fut une malle en bois, cachée sous des couvertures,
dans un coin de la cave.
L'énorme cadenas qui la défendait résista, indestructible, à l'attaque des crochets.
C'est ainsi qu'ils emportèrent la malle.
Et quand ils parvinrent enfin à l'ouvrir, loin de là, ils découvrirent qu'elle
était pleine de lettres.
C'étaient les lettres d'amour que le papet avait reçu tout au long de sa très longue vie.
Les voleurs allaient les brûler. Ils en parlèrent. Et finalement ils décidèrent de les lui rendre.
Une par une. Une par semaine.
Depuis, chaque lundi à midi, le papet s'assoit au sommet de la colline.
Là il attend de voir le facteur apparaître sur le chemin.
Dès qu'il aperçoit le cheval, chargé de sacoches, entre les arbres,
le papet se met à courir.
Le facteur, qui sait, lui remet sa lettre en main propre.
Et même Saint Pierre peut entendre les battements de ce coeur fou de joie de recevoir
des mots de femme."
hé ho c'est pas de moi c'est de Eduardo Galeano en "el libro de los abrazos".
j'ai juste pris la liberté de vous le traduire en réponse au comm au bord du fleuve qui m'y a fait penser... comme l'auteur est encore bien vivant il ne risque pas de se retourner dans sa tombe... c'est déjà ça ;-)
ce Galeano c'est quelque chose!!!
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/09/GALEANO/11434.html
On dit que cela arriva dans le village qu'il fit naître.
Et on dit aussi qu'il y avait là un trésor, caché dans la maison d'un vieil étourdi.
Une fois par mois le papet, qui était en bout de course, quittait son lit pour aller toucher sa retraite.
Profitant de son absence, des voleurs, venus de Montevideo, s'introduisirent chez lui.
Les voleurs cherchèrent et recherchèrent le trésor dans chaque recoin.
La seule chose qu'ils trouvèrent fut une malle en bois, cachée sous des couvertures,
dans un coin de la cave.
L'énorme cadenas qui la défendait résista, indestructible, à l'attaque des crochets.
C'est ainsi qu'ils emportèrent la malle.
Et quand ils parvinrent enfin à l'ouvrir, loin de là, ils découvrirent qu'elle
était pleine de lettres.
C'étaient les lettres d'amour que le papet avait reçu tout au long de sa très longue vie.
Les voleurs allaient les brûler. Ils en parlèrent. Et finalement ils décidèrent de les lui rendre.
Une par une. Une par semaine.
Depuis, chaque lundi à midi, le papet s'assoit au sommet de la colline.
Là il attend de voir le facteur apparaître sur le chemin.
Dès qu'il aperçoit le cheval, chargé de sacoches, entre les arbres,
le papet se met à courir.
Le facteur, qui sait, lui remet sa lettre en main propre.
Et même Saint Pierre peut entendre les battements de ce coeur fou de joie de recevoir
des mots de femme."
hé ho c'est pas de moi c'est de Eduardo Galeano en "el libro de los abrazos".
j'ai juste pris la liberté de vous le traduire en réponse au comm au bord du fleuve qui m'y a fait penser... comme l'auteur est encore bien vivant il ne risque pas de se retourner dans sa tombe... c'est déjà ça ;-)
ce Galeano c'est quelque chose!!!
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/09/GALEANO/11434.html
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Rédacteur
je vs en raconterai d'autres avec plaisir 

raconte-nous encore des histoires jolies comme ca. tu veux bien ?
trop bôô...
21/08/08 à 00h46

vous m'avez donné envie de lire Bantock




Une jolie histoire de correspondances... Cela me fait penser à Sabine et Griffon... L'histoire d'un amour à découvrir... en lisant des lettres, des cartes postales... Un joli chemin à parcourir.
..." metafore ", comme le suggère Lethidée (superbe film , oui définitivement)


...avec les mails de ses admirateurs.
Depuis, ils lui en transfèrent régulièrement, qu'elle attend avec impatience, surtout ceux du Croco des bois qui la font bien rigoler
Depuis, ils lui en transfèrent régulièrement, qu'elle attend avec impatience, surtout ceux du Croco des bois qui la font bien rigoler
T'en as d'autres ?


et Lethi le facteur à la base c'est d'un roman de Skarmeta, le chilien...
(peut être qu'un jour je le partagearai aussi avec vous)
et Neruda dios mío...
et Noiret

Je ne peux m'empêcher de penser à un autre facteur et à ce merveilleux film...
http://www.youtube.com/watch?v=vwnrswrTkhU&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=vwnrswrTkhU&feature=related
merci pour la découverte.
non mais j'te jure !!!!!!!!!!!!

le diamant ? 
bibi s'est pas décarcassée pour rien au moins
J'attends avec impatience ton com du jour sur la plage....hi ! hi ! hi !
Trop mignon ce texte...je connaissais pas Galeano (honte à moi !!!)
ça va être beach time, d'ailleurs ! 

mais t'es pas en va can ces???
en plein été 


Je réagis à ce commentaire en
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dulcineautopica
publié le 20 août 08