Je me demande si une mère, à force d’aimer son fils, peut devenir hommasse ; de la même façon que le trop d’amour vers la 1ère représentation du sexe opposé (-sa mère) peut conduire un petit garçon vers l’homosexualité. J’ai envie d’être un homme. Tout m’attire désormais chez eux . Quel intérêt d’être une fille ? L’homme est majestueux, la fille est hystérique. J’aime tellement mon fils que j’aspire à lui ressembler. J’aime tellement mon fils que j’en deviendrais même pédé.
Une image : le petit poulbo, la casquette vissée sur la tête, les mains vissées au fond des poches, « qui t’r’garde en coin d’un air malin ». De l’autre, une morveuse, en rose. Y a pas photo.
Mon fils est l’inverse de moi, mais loin d’être une insulte à ce que je ne suis pas, il répare par sa simple existence toutes mes erreurs de fabrication ; c’est un chef-d’œuvre qui ne me doit rien. Moi, je ne suis que la matrice.
Il ne prouve pas, il est ; il n’apparaît pas, il existe.
Je me marthevillalonguise. La mère pied-noir, sang-sue amoureuse de son fils. Cette admiration, cette adoration, cette fierté, cette revendication : tout ça contenu dans le « mon fils », ponctué par ce mouvement des 2 mains, les doigts joints par les bouts. Des gestes de méditerranéenne. Moi la froide, glaciale, grande et blonde, et noire, et longue, je réchauffe, je fonds ma propre banquise. Pour lui et seulement lui que j’adore, que je révère, que je vénère, je me liquéfie, me prostitue.
J’ai des rapports passionnels et violents avec lui, je me force quotidiennement à me maîtriser ; mais des mots, mais des gestes m’échappent. Ou je l’étouffe par trop de câlins, de mamours, ou je le délaisse . Je ne sais que l’excès.
Une image : le petit poulbo, la casquette vissée sur la tête, les mains vissées au fond des poches, « qui t’r’garde en coin d’un air malin ». De l’autre, une morveuse, en rose. Y a pas photo.
Mon fils est l’inverse de moi, mais loin d’être une insulte à ce que je ne suis pas, il répare par sa simple existence toutes mes erreurs de fabrication ; c’est un chef-d’œuvre qui ne me doit rien. Moi, je ne suis que la matrice.
Il ne prouve pas, il est ; il n’apparaît pas, il existe.
Je me marthevillalonguise. La mère pied-noir, sang-sue amoureuse de son fils. Cette admiration, cette adoration, cette fierté, cette revendication : tout ça contenu dans le « mon fils », ponctué par ce mouvement des 2 mains, les doigts joints par les bouts. Des gestes de méditerranéenne. Moi la froide, glaciale, grande et blonde, et noire, et longue, je réchauffe, je fonds ma propre banquise. Pour lui et seulement lui que j’adore, que je révère, que je vénère, je me liquéfie, me prostitue.
J’ai des rapports passionnels et violents avec lui, je me force quotidiennement à me maîtriser ; mais des mots, mais des gestes m’échappent. Ou je l’étouffe par trop de câlins, de mamours, ou je le délaisse . Je ne sais que l’excès.
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J'aime, j'aime ce texte Marie, tu choisis la forme la plus pathologique et amoureuse qui soit pour dire que tu l'adores ton fils: tu l'écris. Pas d'esbroufe, que de la chair et du passionnel, ah bouffe-le très chère, il te mérite!
J'adore ce regard pas si innocent, pas si "deuxièmeuh-degré-pasqui-faut-pas-dire-ces-choses", j'en aime l'audace, la tendresse, et cette chute qui claque, qui te ramène à ta juste place de femme. J'ai encore à découvrir tes autres commentaires, celui-ci me donnes toutes les envies, bravo!
J'adore ce regard pas si innocent, pas si "deuxièmeuh-degré-pasqui-faut-pas-dire-ces-choses", j'en aime l'audace, la tendresse, et cette chute qui claque, qui te ramène à ta juste place de femme. J'ai encore à découvrir tes autres commentaires, celui-ci me donnes toutes les envies, bravo!
avec un fils au couteau dans la douche.

drôlement troussé en tout cas.

drôlement troussé en tout cas.
bon début. Je préférerais savoir pourquoi j'agis ainsi, quel est le manque que je comble, quel est la peur que je cache au fond de moi. J'essayerais que mon enfant soit le moins possible "marqué" par ma propre histoire.
j'ai aussi l'image du ptit poulbo, la casquette visséee sur la tete quand je regarde mon fils.........mais jvois pas une morveuse en rose quand je regarde ma fille
; mes enfants ne prouvent pas, n 'apparaissent pas, ils existent........je comprends tout de meme les trop de calins, les je t'aime (disons 278fois par jour
), un peu moins les rapports passionnée et violents et suis assez d'accord avec Arba sur la théorie psychanalitique sur le fils comme substitut phallique de la mère et le fils devenant le "male" par qui enfin la mère se fait femme car ma fille est un peu mon miroir et mon fils ma complémentarité
; malgré tout, que ce comm soit pure chimère ou autobiographique, je reste persuadée que pas mal de mères s'y retrouveront

...... un peu!
; mes enfants ne prouvent pas, n 'apparaissent pas, ils existent........je comprends tout de meme les trop de calins, les je t'aime (disons 278fois par jour
), un peu moins les rapports passionnée et violents et suis assez d'accord avec Arba sur la théorie psychanalitique sur le fils comme substitut phallique de la mère et le fils devenant le "male" par qui enfin la mère se fait femme car ma fille est un peu mon miroir et mon fils ma complémentarité
; malgré tout, que ce comm soit pure chimère ou autobiographique, je reste persuadée que pas mal de mères s'y retrouveront

...... un peu!Paul 0 - la balle au centre. Je redoute la piquette.
la Marie.... et te laisser jouer avec ton zifils.
et si c'était pas vrai?
Oui. C'est vrai. Quand on n'a rien d'intelligent à dire, on se tait.
contre des com du type "j'aime mon fils ma fille ma mémé mon pépé mon père ma mère la France le bon Dieu et puis les femmes les femmes les femme qui ont les yeux bleus".
Tout le monde a le droit d'aimer tout ce qu'il veut et surtout de garder ça pour lui si c'est pour dire que ça.
Tout le monde a le droit d'aimer tout ce qu'il veut et surtout de garder ça pour lui si c'est pour dire que ça.
je sais qu'il y a une théorie psychanalytique sur le fils comme substitut phallique pour la mère...
Peut- être la naissance de ce fils, pour certaines femmes, vient- elle réparer une féminité blessée, impossible jusqu'alors à assumer pleinement.
D'où cette reconnaissance éperdue autant qu'inconsciente : le fils devient le "mâle" par qui enfin la mère se fait femme, et non pas seulement l'inverse.
Je l'exprime maladroitement, mais parions que tu me reçois 5 sur 5, Marie !
Peut- être la naissance de ce fils, pour certaines femmes, vient- elle réparer une féminité blessée, impossible jusqu'alors à assumer pleinement.
D'où cette reconnaissance éperdue autant qu'inconsciente : le fils devient le "mâle" par qui enfin la mère se fait femme, et non pas seulement l'inverse.
Je l'exprime maladroitement, mais parions que tu me reçois 5 sur 5, Marie !

à Arba
ui. Il n'y a que toi qui l'aies vu, apparemment.
à Douve: il n'ira jamais chez le psy: je viens de le dévorer.
au fantôme du commentaire: oui. Comme la valeur de tes arguments, certainement, mais je ne m'en rends pas bien compte: ton commentaire a filé comme un vent (tu vois, je reste polie)
à staredecisis: oui maman.
ui. Il n'y a que toi qui l'aies vu, apparemment.à Douve: il n'ira jamais chez le psy: je viens de le dévorer.
au fantôme du commentaire: oui. Comme la valeur de tes arguments, certainement, mais je ne m'en rends pas bien compte: ton commentaire a filé comme un vent (tu vois, je reste polie)
à staredecisis: oui maman.
sans utiliser l'adjectif possessif.
l'adjectif possessif et la fête des mères: en faire un grand bûcher à nos vanités.
l'adjectif possessif et la fête des mères: en faire un grand bûcher à nos vanités.
Vraiment passionnant.
Je pense que u peux lui réserver une place chez un psy d'ici une petite dizaine d'années, il en aura bien besoin.
Mais en être consciente c'est déjà mettre cette passion à distance, la tourner en dérision, ouf ! 





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marie1755
publié le 4 mai 08