Sur un papier écru, je choisis un jour d’ennui d’y frotter un vieux marqueur qui traînait sous des papiers.
Sa couleur se perdait parfois par l’usure annoncée. Alors mes doigts par leurs mouvements délicats retrouvaient une pointe écrasée un peu plus généreuse pour que vive encore cette ébauche de rien.
Mon regard se perdait au loin dans le jardin, je fixais une fleur croyant pouvoir l’imiter mais ce n’était que des feuilles, des brindilles et du vent qui formaient mon dessin.
Assise dans le salon, mes yeux dépassaient ce que je voyais, les marques n’étaient pas celles qu’une fenêtre montrait, c’était comme un tout jeté à la volée.
Un moment de création sans autre prétention qu’occuper tout ce temps qui, d’un seul coup s’arrêtait. Car en effet, les heures passaient sans prêter attention, ma main s’agitait avec calme et continuité.
Peut être le moment de stopper, un repas à préparer, un film à regarder…non.
Une profonde sérénité et l’envie folle de continuer, d’aller jusqu’au bout, même quand le noir se fait, que les fleurs sont fanées.
Le marqueur épuisé livrait encore ses pensées. Elles étaient grises, elles étaient noires et pourtant si gaies, les traits imparfaits charmants à regarder, pas de niaiseries, je le dis, juste un peu de joli, léger comme le bruit du feutre sur le papier.
Il fallait bien mettre une fin, ne plus repasser et reprendre. Ma tête inclinée, ma main en suspend, je savais qu’il était temps pour moi de laisser l’ouvrage dans un coin.
Puis, demain, un autre jour, après l’avoir tant ignorer, je reviendrai à lui, peut être encore griffonner et pourquoi pas l’encadrer.
Sa couleur se perdait parfois par l’usure annoncée. Alors mes doigts par leurs mouvements délicats retrouvaient une pointe écrasée un peu plus généreuse pour que vive encore cette ébauche de rien.
Mon regard se perdait au loin dans le jardin, je fixais une fleur croyant pouvoir l’imiter mais ce n’était que des feuilles, des brindilles et du vent qui formaient mon dessin.
Assise dans le salon, mes yeux dépassaient ce que je voyais, les marques n’étaient pas celles qu’une fenêtre montrait, c’était comme un tout jeté à la volée.
Un moment de création sans autre prétention qu’occuper tout ce temps qui, d’un seul coup s’arrêtait. Car en effet, les heures passaient sans prêter attention, ma main s’agitait avec calme et continuité.
Peut être le moment de stopper, un repas à préparer, un film à regarder…non.
Une profonde sérénité et l’envie folle de continuer, d’aller jusqu’au bout, même quand le noir se fait, que les fleurs sont fanées.
Le marqueur épuisé livrait encore ses pensées. Elles étaient grises, elles étaient noires et pourtant si gaies, les traits imparfaits charmants à regarder, pas de niaiseries, je le dis, juste un peu de joli, léger comme le bruit du feutre sur le papier.
Il fallait bien mettre une fin, ne plus repasser et reprendre. Ma tête inclinée, ma main en suspend, je savais qu’il était temps pour moi de laisser l’ouvrage dans un coin.
Puis, demain, un autre jour, après l’avoir tant ignorer, je reviendrai à lui, peut être encore griffonner et pourquoi pas l’encadrer.
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Voici les 15 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
Nullepart : contente que ça te fasses du bien aussi !
Jehhess : ah ben oui, je n'y avait pas pensé mais pas grave, se faire plaisir un jour, une heure, c'est ça l'important !
Cavaliernoir : pas mal hein ?!!!
Enoracath : instant sérénité, oui un cadeau !!!
Jehhess : ah ben oui, je n'y avait pas pensé mais pas grave, se faire plaisir un jour, une heure, c'est ça l'important !
Cavaliernoir : pas mal hein ?!!!

Enoracath : instant sérénité, oui un cadeau !!!
30/06/08 à 13h57
30/06/08 à 13h57
"ô temps suspends ton vol..." 

pour ma part, j'aime pas le grincement du feutre, mais je dois dire, que usés, on obtient des effets intéressants, c'est vrai.
L'ennui du feutre : c'est pas stable à la lumière à long terme.
L'ennui du feutre : c'est pas stable à la lumière à long terme.
Eléanor : super ! vas-y !
Arba : c'est doux comme un moment de plénitude.
Jehhess : j'adore les feutres usés, normal docteur ?
Tigrougrou : continuer dans ses pensées.
Aragorn : oui
BrianRobert : pas de problème.
Voltuan : le plaisir tout simplement.
Janisjop : merci !
Arba : c'est doux comme un moment de plénitude.
Jehhess : j'adore les feutres usés, normal docteur ?
Tigrougrou : continuer dans ses pensées.
Aragorn : oui
BrianRobert : pas de problème.
Voltuan : le plaisir tout simplement.
Janisjop : merci !

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c'est doux à recopier, c'est doux à recopier, tu me le prêtes dit ?
Yes !
la mine de plomb sur du bristol.
de reprendre.





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reinette88
publié le 28 juin 08