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Traduction personelle du poème if de kipling
 Traduction personelle du poème if de kipling
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catégorie : création littéraire
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Le poème "if" de kipling est l'un de mes poèmes préférés. Malheureusement il est en anglais et aucune des traductions que j'ai pu en trouver ne m'a paru vraiment en transmettre la teneur. C'est pourquoi j'ai écrit pour mes proches ma propre traduction en prose de celui-ci...
Si elle vous touche n'hésitez pas à la faire connaître...

Si...

Si tu sais garder la tête froide quand tout autour de toi les autres perdent la tête en te tenant pour responsable de ce qu'ils ne comprennent pas.
Si tu sais garder foi en toi quand tout le monde doute de toi sans même leur en vouloir de douter.
Si tu sais attendre sans te laisser user par l'attente
ou accepter que l'on te mente sans mentir à ton tour
ou être haï sans te laisser toi même emporté par la haine
et pourtant ne pas paraitre trop bon, ni parler comme un sage

Si tu sais rêver sans devenir l'esclave de tes rêves
Si tu peux penser tout en gardant à l'esprit que la pensée n'est pas une fin en soi
Si tu peux croiser Désastre et Triomphe et les traiter tous deux de la même façon, comme ce qu'ils sont: deux imposteurs
Si tu peux accepter d'entendre les vérités que tu as généreusement prononcées détournées par des coquins pour tromper des sots
Ou voir les choses auxquelles tu as donné ta vie, brisées, et te baisser pour les ramasser et tout reconstruire avec le peu qu'il te reste.

Si tu peux rassembler tous tes gains
et les jouer dans leur intégralité sur un unique coup de dé
et perdre, et tout recommencer depuis le début
sans jamais souffler mot de ce que tu as perdu.
Si tu peux forcer ton coeur, tes nerfs et ta moelle
A te servir encore bien après qu'ils t'aient abandonnés
et tenir quand il n'y a plus rien en toi
Sinon ta volonté qui leur dit “tenez bon!


Si tu peux parler aux hommes du peuple en restant digne
et marcher auprès des rois en restant simple
Si tes ennemis pas plus que tes amis les plus chers ne peuvent te blesser.
Si chaque homme compte pour toi sans qu'aucun ne compte trop.
Si tu sais donner vie et sens à chacune des secondes
de chaque minute du temps qui court
La Terre et tout ce qui s'y trouve sera ton royaume
et plus encore, tu seras un homme mon fils!


Poème: Rudyard KIPLING
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Voici les 58 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
Bonjour arobas38,
Désolé de vous écrire aussi tardivement.
Votre commentaire en attente de validation nous parait gênant par sa première phrase et les références à certains films circulant sur internet auxquels vous faites références, évoquant la mise sous coupe de l'humanité par quelques banques et familles (rockefeller, les morgan, les warburg, les rothschild, etc.).
Nous avons pris la décision de ne pas le valider.
Merci de votre compréhension et de votre patience.
A l'avenir nous tâcherons d'être plus rapide pour vous avertir des raisons de non validation d'un commentaire.
Cordialement,
L'équipe de Pointscommuns.
BIGARD met le paquet là où il faut pas!
Après Dieudonné, boycotté par les médias français suite à un sketch improvisé chez Fogiel qui ne choqua lors de sa diffusion première que quelques sionistes extrêmistes, c'est au tour de Bigard d'être pointé du doigt et critiqué à l'unisson par tous les médias français.
Mais si le premier a persisté et signé ce qui en a fait un paria, Bigard pour des raisons connues de lui même a préféré s'excuser. Je ne me permettrais pas de le juger. Je ne connais pas les pressions qu'il a pu subir après ces malheureux mots sur le 11 septembre et de toute manière ce n'est pas trop dans mes habitudes de jouer au moralisateur.
Ce qui m'intéresse dans l'affaire Bigard, c'est la diabolisation qu'a connu son discours dans l'intégralité des médias français les plus populaires.
Qu'est ce qu'a dit Bigard?
En gros, qu'en regardant certains films sur internet on peut se poser pas mal de questions sur le 11 septembre. Bigard fait référence à "Loose change". Il aurait également pu évoquer "zeitgeistmovie"bien que ce film ne traite pas uniquement du 11 septembre.
On découvre dans ces films ce à quoi fait allusion Bigard,c'est à dire que jamais aucune image ne nous a montré un avion s'écrasant sur le pentagone ou des traces crédibles témoignant d'un tel crash.
On peut se demander à juste titre pourquoi le gouvernement et les médias américains ont voulu faire croire au monde à un crash sur le pentagone si celui-ci comme le pense certains (notamment un général de l'armée américaine responsable de l'imagerie militaire pour l'espionnage scientifique et technologique pendant la guerre froide... témoignage disponible sur internet) a été frappé par un missile.
On peut également se demander tout comme Jean Marie Bigard pourquoi les tours se sont effondrées en à peine dix secondes soit à la vitesse de tours démolis avec des explosifs si elles se sont écroulées à cause des feux provoquées par le crash des avions.
Personnellement tout cela me dépasse complètement... mais je trouve étrange que l'on diabolise avec un tel acharnement des propos s'ils sont tellement fantaisistes...
Où est la liberté d'expression si l'on a plus le droit de dire qu'on a été interpellé par des documentaires vu sur internet?
Serait-il interdit aujourd'hui d'être naïf? Devrait on s'excuser d'être crédule, à moins que ne soit le contraire?
Quand on puise au même source que Bigard, il me semble qu'on peut, sans les partager, ne serait-ce que comprendre ses propos. Si les théories auxquelles il fait allusion sont absurdes pourquoi notre société fondée sur l'esprit scientifique et l'expertise n'y répond pas une fois pour toute de façon claire et nette par une expertise scientifique?
Je n'en ai aucune idée mais comme Jean Marie Bigard, je trouve ça un peu étrange. Pas vous?
Et puis, n'est-ce pas sous le mandat du même gouvernement américain que l'on nous a répété que les irakiens possédaient des armes de destructions massives alors qu'il n'en était rien... Comment peut on croire béatement un gouvernement qui a menti aussi honteusement à ses concitoyens? Tout cela est bien triste... et je me demande bien où se trouve le débat agonistique et la liberté d'expression et d'opinion dans des pays qui en font les fondements de leur système de valeurs.
 15/09/08 à 02h28
 11/08/08 à 21h42
 03/08/08 à 20h00
Je connais également la version française non littérale depuis m'a plus tendre enfance. J'en ai depuis la version originale en anglais, la traduction littérale , et la "non littérale". Effectivement, "plus sonore" que l'original.
Pas de surprise, c'est encore Kinz l'érudit qui nous donne la clé :

" Si tu peux voir détruit..." est bien d'André Maurois. Elle a fait école, semble parfaite.
2 critiques personnelles sur cette version :

Maurois, entrainé par sa superbe langue, n'a t'il pas métamorphosé -métaphore musicale- une partition toute en retenue de flûte traversière en symphonie avec cuivres et cymbales ?

De ce fait, sa version sied, si on modifie sa dernière phrase par :
" tu seras un surhomme mon fils ".

Drame factuel dans la vie de kipling. Il avait un fils, qui n'avait pas 20 ans en 1914. Kipling le chérissait !!!
De par sa notoriété, à la déclaration de guerre, les autorités anglaises le poussèrent ( caution morale ? ), avec Lord Kitchener ( the Army needs you ) à soutenir le moral de la population dans l'effort de guerre.

le fils de kipling, voulant être exemplaire au regard de son père, devança l'appel et partit pour la France avant même les premiers engagements conséquents. on a toute sa correspondance envoyée à son père. moins d'un mois après son arrivée, le fils fut fauché par un obus "égaré".
No comment...
 03/08/08 à 06h32
Les faiblesses de la traduction de Maurois sont évidentes pour ceux qui ont pris le temps de lire le texte de Kipling. Il prend des largesses aussi bien au niveau de l'ordre que du sens des passages traduits. De plus, il rajoute ses propres conseils... Maurois fait plus une réinterprétation personnelle du poème de Kipling qu'une traduction. Je ne sais pas pourquoi c'est cette traduction de Kipling qui est apparu comme référence à certains commentateurs de ma trad. Il en existe au moins quatre autres sur internet... dont deux au moins me semble plus intéressantes même si elles ne me conviennent pas non plus... L'optique de ma traduction est simple: coller au plus près au sens du texte en restant simple sans se préoccuper des contraintes poétiques. Pourquoi? Parce que c'est une série de conseil d'un père à son fils. L'essentiel me semble donc le sens de son message et pas la rime...
une chose : j'en ai eu une indigestion de ce poème quand j'étais enfant pour la bonne raison que mon père s'était entiché de ce texte et nous le servait à tous les plats... ceci dit Kipling est intéressant à lire et bienvenue sur PCC...
 02/08/08 à 19h46
juste.
...(ils allaient rencontrer ) la sélection des poneys roses de polo du Haut-Inde
Service !
 02/08/08 à 19h21
j'ai mal interprété ta réaction : quand tu as dit "délicat", j'ai pensé impossible. Autant pour moi.
 02/08/08 à 19h00
SI

Si tu peux garder la tête froide quand tous ceux qui t’entourent
perdent la tête et t’en tiennent responsable
Si tu peux avoir confiance en toi quand tous doutent de toi
Tout en restant tolérant devant leur scepticisme


Si tu peux attendre sans impatience
Si on te ment, laisser mentir

Si on te déteste, ne pas céder à la haine
Sans pour autant être trop bon ni trop sage
Si tu peux rêver sans devenir l’esclave de tes rêves
Si tu peux penser sans faire une fin de ces pensées
Si tu peux affronter le triomphe et le désastre
Et traiter ces deux imposteurs comme ils te traitent
Si tu supportes d’entendre la vérité que tu as prononcée
Manipulée par des filous qui veulent piéger les sots
Ou si tu veux regarder ce que tu as apporté à ta vie, ce que tu a cassé
Pour te baisser et remettre maladroitement ton ouvrage


Si tu veux faire l’inventaire de tes gains
Et risquer de tout perdre au jeu
Et perdre et tout recommencer
Sans jamais souffler mot de tes pertes
Si tu peux forcer ton cœur, tes nerfs et ta poigne
Pour qu’ils continuent de te servir longtemps malgré l’épuisement
Et tenir quand tu n’as rien
Si ce n’est ta volonté qui te dit « tiens bon ! »
Si tu peux parler à des foules sans perdre ta vertu
Ou marcher avec les rois sans perdre ta simplicité
Si ni tes ennemis pas plus que tes amis ne réussissent à te blesser
Si tous t’associent sans excès
Si tu remplis la minute sans merci
De soixante secondes du passage inexorable du temps
Cette terre sera tienne et tout ce qu’elle renferme
Et tu seras alors un homme, mon fils
 02/08/08 à 15h40
Après le Pouêt en chef, la Cous(s)ine Poêteuse Botticella !
C'est plus un poème de Kipling, ça devient Freaks la monstrueuse parade !!!
 02/08/08 à 14h59
tu rumines, bis repetita ... quoique normalement, c'est de l'ordre de 23 fois la déglutition !
 02/08/08 à 13h35
...le truc que je me mets de côté pour la retraite, mais plutôt les nouvelles. C'est déjà assez difficile pour moi.
Il y a le sens -pas toujours évident, même si ce poème est limpide-. Et puis, il y a cette façon qu'il a eu de travailler et retravailler ses textes pour qu'ils soient sans cesse plus compacts, plus denses....jusqu'à en avoir l'impression qu'il a enlevé un mot sur deux, et qu'on doit se débrouiller avec ce qui reste pour reconstituer l'ensemble de la pensée.
Et la musique, les allitérations...
Depuis des années, je bloque sur la question de savoir comment rendre en français une des premières phrases d'une petite nouvelle : "it was the pick and pink of the polo poneys in upper India". Essayez de prononcer ça à toute vitesse...
 02/08/08 à 13h07
il vient d'abattre bison futé.
Et je confirme.....
ANGEL, cf. au titre persoNel de l'auteur !
Saint Ex.
¨Pas de pollution extérieure! tu as choisis la tranquilité
 02/08/08 à 12h53
tu vas manger quand ta bile ? (traduction = "cantabile")
 02/08/08 à 12h33
C'est le mot latin puis l'italien ! Se sont demandé comment traduire "traditor" d'où la formule célèbre que tu cites...
Il en est même l'antithèse, celui qui place en liste noire tous ceux qui diffèrent de lui .
Certes, rien ne vaut l'original d'un poëme. Mais lisez attentivement la traduction sublime de Maurois que nous soumet Kinzdelaroz.
Par aillerurs, Gérard de Nerval a traduit - malgré les contresens - le premier Faust de Goethe à merveille.
Il faut traduire la poésie, tout comme les titres des films. Mais il faut du talent, du travail, une oreille musicale.
La poesie est tres delicate à traduire, ca doit etre comme mettre une ame dans un nouveau corps. L'esprit reste mais on risque de perdre un jeu precieux de sonorités, un rythme particulier, le "chant" du poeme. C'est pourquoi le "VO" me semble preferable, meme si les traductions sont interressantes car elles peuvent nous faire ressentir une emotion differente, celle du traducteur, que l'on avait compris sous un autre sens etc, un regard neuf.
 02/08/08 à 11h39
paulette_deschamps
D'où l'intérêt de "PCC" !
 02/08/08 à 10h39
kinzdelaroz
traduction en italien : traduttore, traditore
 02/08/08 à 10h00

 02/08/08 à 09h44
kinzdelaroz
peut-on traduire la poésie ?

je pense que oui, à partir du moment où ce qui est proprement "poétique" est de toute façon extralinguistique ; et échappe à la plupart des locuteurs natifs de toute façon.

Kipling avait beaucoup de talent mais son "White man's burden", son colonialisme me dérange profondément.
Seuls les écrivains, les poëtes peuvent traduire la poésie
et je me suis permis de soumettre ma traduction
 02/08/08 à 06h41
 02/08/08 à 05h59
kinzdelaroz
ça fait moins "in medio stat virtus", et c'est plus nettement fait pour devenir un dieu

To suffer woes which Hope thinks infinite;
To forgive wrongs darker than death or night;
To defy Power, which seems omnipotent;
To love, and bear; to hope till Hope creates
From its own wreck the thing it contemplates;
Neither to change, nor falter, nor repent;
This, like thy glory, Titan, is to be
Good, great and joyous, beautiful and free;
This is alone Life; Joy, Empire, and Victory!

(SHELLEY, dernier vers de "Prométhée délivré")

Allez, une petite trado. Et que ça ait du souffle !
 02/08/08 à 05h34
kinzdelaroz
On n'aime pas André Maurois ?

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

 02/08/08 à 05h17
Si il était possible d'atteindre cette description
nous serions des hommes....heureux...
 02/08/08 à 02h02
Je lis des traductions de ma traduction... le vrai poème est tout de même Kipling... donc pour éviter toute traduction de ma traduction en anglais... la VO donne:

[IF]

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you
But make allowance for their doubting too,
If you can wait and not be tired by waiting,
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise:

If you can dream and not make dreams your master,
If you can think and not make thoughts your aim;
If you can meet with Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to, broken,
And stoop and build 'em up with worn-out tools:

If you can make one heap of all your winnings
And risk it all on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breath a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: "Hold on!"

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with kings--nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you;
If all men count with you, but none too much,
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds' worth of distance run,
Yours is the Earth and everything that's in it,
And--which is more--you'll be a Man, my son!

--Rudyard Kipling
 02/08/08 à 00h38
il me faut au moins ça
: o )
Muchas gracias para esta traducion, me encanta !!!!
 02/08/08 à 00h21
 02/08/08 à 00h16
Si sabes guardar la cabeza fría cuando muy en torno ti los otros pierden la cabeza considerándote como responsable de este qu' no incluyen. Si sabes guardar fe en ti cuando todo el mundo duda ti fuera ellos querer de dudar. Si sabes esperar sin dejarse utilizar por l' espera o aceptar que l' ti se mienta sin mentir a tu vuelta o haï sin dejarte ti incluso llevarse por el odio y con todo no parecer demasiado bien, ni hablar como un sabio

Si sabes soñar sin volver l' esclavo de tus sueños Si puedes pensar guardando al mismo tiempo a l' espíritu que el pensamiento n' no es un final en sí Si puedes cruzar Desastre y Triunfo y tratarlos ambos de la misma forma, como este qu' son: dos impostores Si puedes aceptar d' oír las verdades que pronunciaste generosamente desviadas por pícaros para equivocar tontos O ver las cosas a las cuales diste tu vida, rotas, y bajarse para recogerlos y reconstruirlo todo con el poco qu' te permanece.

Si puedes reunir todas tus ganancias y jugarlos en su integralidad sobre un único golpe de suerte y perder, y reiniciarlo todo desde el principio sin nunca soplar palabra de lo que perdiste. Si puedes forzar tu corazón, tus nervios y tu tuétano A servirte bien aún después de qu' ellos t' hayan abandonado y tenerse cuando él n' allí tiene más nada en ti ¡Si no tu voluntad que les dice “tienen bien!

Si puedes hablar a los hombres del pueblo siguiendo siendo digno e ir ante los reyes siguiendo siendo simple Si tus enemigos no más que tus amigos más costosos pueden herirte. Si cada hombre cuenta para ti sin qu' ninguno cuenta demasiado. Si sabes dar vida y sentido a cada uno de los segundos de cada minutos de tiempo que corre La Tierra y todo lo que s' allí encuentra será tu reino ¡y más aún, serás un hombre mi hijo!
J'ai lu "la plus belle histoire de monde " de kippling, mais j'avoue que ta traduction est tt simplement superbe
Se sabes guardar a cabeça fria quando muito em redor devocê os outros perdem a cabeça tendo-o para responsável deste qu' não compreendem. Se sabes guardar fé nvocê quando todos duvidam devocê sem mesmos eles querer de duvidar. Se sabes esperar sem estar a deixar-se gastar por l' espera ou aceitar que l' você minta-se sem estar a mentir à tua volta ou haï sem estar a deixá-lo você emporté mesmo pelo ódio e no entanto não parecer demasiado bom, nem falar-se como um sábio

Se sabes sonhar sem estar a tornar-se l' escravo dos teus sonhos Se podes pensar guardando ao mesmo tempo à l' espírito que o pensamento n' não é um fim em si Se podes cruzar Desastre e Triunfo e tratar-o ambos os da mesma maneira, como este qu' são: dois imposteurs Se podes aceitar d' entender as verdades que pronunciaste generosamente desviados por coquins para enganar sots Ou ver as coisas às quais deste a tua vida, quebrados, e reduzir-se para coletar-o e reconstrui-lo todo com o pouco qu' permanece-lhe.

Se podes reunir todos os lucros e jogar-o na sua integralidade sobre um único golpe de dado e perder, e recomeçá-lo todo desde o início sem nunca estar a soprar palavra que perdeste. Se podes forçar o teu coração, os teus nervos e a tua medula A servir-lhe bem ainda após qu' eles t' abandonaram e ter quando ele n' lá tem mais nada nvocê Se não a tua vontade que lhes diz “têm bom!

Se podes falar aos homens do povo continuando a ser digno e andar junto dos reis continuando a ser simples Se os teus inimigos não mais que os teus amigos mais caros podem feri-lo. Se cada homem conta para você sem qu' nenhum conta demasiado. Se sabes dar vida e sentidos cada um dos segundos de cada minuto de tempo que corre A Terra e qualquer o que s' lá encontra será o teu reino e mais ainda, serás um homem o meu filho!