Http://robertodebrasov.com/
Avant de commencer à lire cliquez d’abord sur ce lien, et entrez avec moi dans la magie d’un instant de pur bonheur. Ca y est vous avez cliquez ? Loading track 100% ? N’oubliez pas de mettre le son, ça marche ? Oui ? Super.
Alors écoutez ce cymbalum métalique au son un peu rouillée égrainer une mélodie simple et profonde et touchante à la fois. Tout en tact et en touché. On sent que ça pourrait très vite dégénérer : cette tristesse au coin de la mélodie qui pourrait vous arracher des larmes aux coins des yeux. Non, on aime pas ça, cette tristesse qui suinte des cordes nasillardes. On résiste, on voudrait trouver ça ridicule.
N’aillez pas peur, ça n’ira pas jusque là, le cymbalum s’estompe avec élégance car voici maintenant l’entrée de l’accordéon : chaud, rond, bien assis dans sa boite de résonance d’acajou. Souverain dès les premières notes au registre basson. Une contre mélodie qui prend appuie sur celle du cymbalum. Bien aérée, souple, elle s’envole en deux coup d’aile comme un oiseau enchanteur et vibrillonant. Elle repars et revient vous caresser les oreilles de si loin, de si près, vous entoure, vous emmène. Elle vient finalement se poser sur la branche de l’accompagnement, pour qu’une guitare électrique jazz au son moelleux et caressant prenne le relais mélodique . C’est la partie discrète du morceau, douceur d’un soir d’été un peu nostalgique. Mais il est toujours là ce sacré accordéon à vous caresser dans le sens du poil qui se redresse peu à peu avec la chair de poule. Ses accords sont si heureux, provocateurs, doux, aimants, craquants pour tout dire.
La guitare finit doucement sa gentille petite embardée, et l’accordéon revient avec un registre à deux flûte de tête, plus brillant que jamais. Gammes enrobées de nacre. Virtuosité de bon goût, il déroule sa classe sur les chemins de la poésie. Il dégouline de riffs à raconter comme d’interminables histoires, car il a voyagé si loin que ses poches sont pleines de gammes qui tintent et scintillent comme des pièces de monnaie exotiques. Mais il n’est pas fanfaron pour deux soux, ce piano vertical. Il est juste bavard, un peu roublard peut-être car il a long à dire.
Et tout d’un coup on vient le chercher. La batterie est parti sur un parti swing d’enfer, accordée aux temps forts, les accords de guitare jazz manouche en contretemps véloces la suivent effrontement. Et Roberto pédale plus que jamais sur son clavier à touches et s’envole sous vos yeux ébahies dans des airs toujours plus acrobatiques. Jamais dans la démonstration, ni l’ostentation. Une pure justesse de tempo, un parfait équilibre entre technique et expressivité. Poésie à l’état pur. Bonheur de la perfection, c’est le lyrisme roumain, avec la virtuosité Bulgare sans la volontée de puissance russe dans l’expressivité.
Et le voici maintenant dans un dernier thème asymétrique Bulgare. Il retombe sur ses pattes comme un équilibriste de haut vol.
Tzygane tu sautes, tu danses. Plus haut, plus loin que moi. Si loin dans les étoiles.
Tu chuchotes, tu rêves. Tu frottes ta guitare comme tu caresses les cieux et je t’écoute, tu m’émeus. Tzygane parle moi jusqu’au bout de la nuit…emmene moi tzygane.
Avant de commencer à lire cliquez d’abord sur ce lien, et entrez avec moi dans la magie d’un instant de pur bonheur. Ca y est vous avez cliquez ? Loading track 100% ? N’oubliez pas de mettre le son, ça marche ? Oui ? Super.
Alors écoutez ce cymbalum métalique au son un peu rouillée égrainer une mélodie simple et profonde et touchante à la fois. Tout en tact et en touché. On sent que ça pourrait très vite dégénérer : cette tristesse au coin de la mélodie qui pourrait vous arracher des larmes aux coins des yeux. Non, on aime pas ça, cette tristesse qui suinte des cordes nasillardes. On résiste, on voudrait trouver ça ridicule.
N’aillez pas peur, ça n’ira pas jusque là, le cymbalum s’estompe avec élégance car voici maintenant l’entrée de l’accordéon : chaud, rond, bien assis dans sa boite de résonance d’acajou. Souverain dès les premières notes au registre basson. Une contre mélodie qui prend appuie sur celle du cymbalum. Bien aérée, souple, elle s’envole en deux coup d’aile comme un oiseau enchanteur et vibrillonant. Elle repars et revient vous caresser les oreilles de si loin, de si près, vous entoure, vous emmène. Elle vient finalement se poser sur la branche de l’accompagnement, pour qu’une guitare électrique jazz au son moelleux et caressant prenne le relais mélodique . C’est la partie discrète du morceau, douceur d’un soir d’été un peu nostalgique. Mais il est toujours là ce sacré accordéon à vous caresser dans le sens du poil qui se redresse peu à peu avec la chair de poule. Ses accords sont si heureux, provocateurs, doux, aimants, craquants pour tout dire.
La guitare finit doucement sa gentille petite embardée, et l’accordéon revient avec un registre à deux flûte de tête, plus brillant que jamais. Gammes enrobées de nacre. Virtuosité de bon goût, il déroule sa classe sur les chemins de la poésie. Il dégouline de riffs à raconter comme d’interminables histoires, car il a voyagé si loin que ses poches sont pleines de gammes qui tintent et scintillent comme des pièces de monnaie exotiques. Mais il n’est pas fanfaron pour deux soux, ce piano vertical. Il est juste bavard, un peu roublard peut-être car il a long à dire.
Et tout d’un coup on vient le chercher. La batterie est parti sur un parti swing d’enfer, accordée aux temps forts, les accords de guitare jazz manouche en contretemps véloces la suivent effrontement. Et Roberto pédale plus que jamais sur son clavier à touches et s’envole sous vos yeux ébahies dans des airs toujours plus acrobatiques. Jamais dans la démonstration, ni l’ostentation. Une pure justesse de tempo, un parfait équilibre entre technique et expressivité. Poésie à l’état pur. Bonheur de la perfection, c’est le lyrisme roumain, avec la virtuosité Bulgare sans la volontée de puissance russe dans l’expressivité.
Et le voici maintenant dans un dernier thème asymétrique Bulgare. Il retombe sur ses pattes comme un équilibriste de haut vol.
Tzygane tu sautes, tu danses. Plus haut, plus loin que moi. Si loin dans les étoiles.
Tu chuchotes, tu rêves. Tu frottes ta guitare comme tu caresses les cieux et je t’écoute, tu m’émeus. Tzygane parle moi jusqu’au bout de la nuit…emmene moi tzygane.
réactions : 30
lectures : 747
votes : 10
Voici les 30 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
Merci
J'aime bien. Un côté swing. Par ailleurs très sobre et serein (plutôt rare, chez les frères de l'Est ... mais bon, ils ont leurs raisons, à ce qu'il paraît)
J'aime bien aussi les Roms de l'Aude http://www.myspace.com/traioromano
Aven Bathale ....
J'aime bien aussi les Roms de l'Aude http://www.myspace.com/traioromano
Aven Bathale ....
AMBA, mais c'est Caramiya !
Hé espèce d'arsouille "tchin-tchin", un peu de musique et tout de suite tu sors l'artillerie lourde.. tu perds pas une occasion..
allez glou à la tienne
Hé espèce d'arsouille "tchin-tchin", un peu de musique et tout de suite tu sors l'artillerie lourde.. tu perds pas une occasion..
allez glou à la tienne
je dirais même plus : olé oléééééééééé... tchin tchin ! 

Et je ne trouve pas la musique dzigane hystérique !! j'aime cette vitesse que je rencontre de ce que je connais de cette musique. Et l'énergie déchirante de leur mélancolie !
J'ai été un peu dérouté par l'aspect djazz de ce que tu nous as fait écouter. Mais c'est bien d'être dérouté.
(Après on aime ou pas, quand même :0p Bon, j'ai du mal avec ce type de jazz, tant pis.)
J'ai été un peu dérouté par l'aspect djazz de ce que tu nous as fait écouter. Mais c'est bien d'être dérouté.
(Après on aime ou pas, quand même :0p Bon, j'ai du mal avec ce type de jazz, tant pis.)
Comment pouvez-vous imaginer que j'aurais pu vous ignorer ?
Omis soit qui mal y pense, n'est ce pas ?
Omis soit qui mal y pense, n'est ce pas ?
vos réactions !
C'est toujours un plaisir de partager les belles choses. Et je
suis très heureux de vous voir réagir.
Oui je confirme qu'il est indispensable d'écouter en même temps le morceau.
J'ai même essayé de caler la longueur du texte sur celle du morceau, pour que les
deux résonnent en même temps...
Pour l'orthographe, c'est tout de même avec les titres que je dois avoir des problèmes miss H..
Terrain : heureux que vous savoir en terrain connu..
L'herbe : tout ce qui est tsygane ne fait pas forcemment dans l'hystérie ostentatoire. On a souvent tendance ensuite à assimiler un genre à ses popularisations qui ne sont pas toujours heureuses (Cf le musette)...Content que cela vous ait plu..Mais enfin moi j'aime parfois aussi les "Yepa" surtout sur les disques de Goran Bregovitch.
Touslesbato : c'est pas bateau n'est ce pas comme musique ?
tigrougrou : merci pour le petit mot. Plus abonné, je ne puis que répondre ici en vous remerciant..
Paul : comme on dit à toulouse : avec plaisir..
C'est toujours un plaisir de partager les belles choses. Et je
suis très heureux de vous voir réagir.
Oui je confirme qu'il est indispensable d'écouter en même temps le morceau.
J'ai même essayé de caler la longueur du texte sur celle du morceau, pour que les
deux résonnent en même temps...
Pour l'orthographe, c'est tout de même avec les titres que je dois avoir des problèmes miss H..
Terrain : heureux que vous savoir en terrain connu..
L'herbe : tout ce qui est tsygane ne fait pas forcemment dans l'hystérie ostentatoire. On a souvent tendance ensuite à assimiler un genre à ses popularisations qui ne sont pas toujours heureuses (Cf le musette)...Content que cela vous ait plu..Mais enfin moi j'aime parfois aussi les "Yepa" surtout sur les disques de Goran Bregovitch.
Touslesbato : c'est pas bateau n'est ce pas comme musique ?
tigrougrou : merci pour le petit mot. Plus abonné, je ne puis que répondre ici en vous remerciant..
Paul : comme on dit à toulouse : avec plaisir..
06/04/08 à 13h28
mes origines , puis en vous lisant je me sens rassurée.
ma robe tourne, la danse m'envahit en ce matin , et je peux danser ,
merci pour nous
ma robe tourne, la danse m'envahit en ce matin , et je peux danser ,
merci pour nous
Non c'est futile !
:0)
:0)
Ce Roberto qui nous enchante les oreilles et nous envole (jolie la comparaison Voltuan) on peut le trouver sur deezer et ainsi le mettre dans nos playslists http://www.deezer.com/#music/result/brasov
06/04/08 à 11h50
... moins drôle.
:0p
:0p
(J'écoute toujours, je vous raconte.)
Non, ça reste tout doux.
Merci de faire passer ta musique !
Merci de faire passer ta musique !
Après l'avoir écouté, c'est comme un vent chaud qui a soufflé et emmené sur son passage les idées grises.
Ne peut-on aller l'écouter en concert par hasard ?
Ne peut-on aller l'écouter en concert par hasard ?
cette jolie pépite
Si quelque grammairien surgi de sa pénombre
Voulait me condamner avec hargne et dépit
Il est une autre science où je puis le confondre."
Robert DESNOS, "Littérature"
Voulait me condamner avec hargne et dépit
Il est une autre science où je puis le confondre."
Robert DESNOS, "Littérature"
" Tsiganes, emmenez-moi. "

Et, c'est vrai, c'est beau de lire ce comm en musique !
Merci Mr Roland.

Et, c'est vrai, c'est beau de lire ce comm en musique !
Merci Mr Roland.
mais ça fait bien... voyager !
La voix de la dame est partie dans l'espace.
http://www.youtube.com/watch?v=dWLMZnhUvUo&feature=related
La voix de la dame est partie dans l'espace.
http://www.youtube.com/watch?v=dWLMZnhUvUo&feature=related
tu te surpasses ! 5 minimum.
C'est beau, c'est beau , c'est beau.. Plaisir de l'ouïe et des yeux sur vos mots.
06/04/08 à 07h56


Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









rolandbreche
publié le 5 avril 08