Mes bars autels.
Le Quartier Latin à Cotonou.
Les filles toutes sourires et courtes vêtues.
La plupart des hommes y passaient cinq minutes pour y boire une Flag.
Moi j’y restais de 22 heures à 2 heures du matin.
A me saouler de décibels et à rire avec Margareth et Linda.
Au moment de rentrer Margareth disait
- On rentre ensemble !
- Tu sais pas que je suis fauché ?
- Je le sais, allez viens on y va.
Alors on prenait un taxi moto et on rentrait collé serré à trois sur la moto.
Ibiza Bar à Kinshasa.
Une clientèle plutôt éclectique et courageuse pour y écouter du Jazz.
De tout : des congolais, des fonctionnaires des Nations Unis, des privés, des ONG, des casques bleus.
Courageux parce qu’il fallait bien calculer pour éviter les policiers rançonneurs, les soldats ivres de cannabis, les rafales de kalach des voyous.
Et ça en valait la peine : chaque morceau de Fats Waller ou de Clifford Brown, repris en solo par des génies de la musique, trombone, saxo, trompette, batterie, guitare, clarinette. De belles et bonnes choses qui se terminaient au petit matin quand les méchants dormaient
La Savane encore à Kinshasa.
Un vrai bar peuplé de mines patibulaires. De ces gueules à la Kessel ou à la Hemingway, ces trognes de vieux chiens d’Afrique qui ont tout vu, tout essayé, tout goûté, tout aimé ou presque.
Des hommes venus de partout, de l’Arménie à l’Alaska, pour y mener des vies hors du commun. Incapables pour la plupart de reconnecter avec des vies occidentales.
Un lieu où se noue et se dénoue des affaires et des trafics de toutes sortes, où la parole donnée vaut tout l’or du Kivu ou tout les diamants du Kasaï.
Où les coups tordus se pardonnent autour d’une Tembo, où les filles connaissent tout le monde et les hommes toutes les ficelles de ces jolies et gentilles oiselles.
Un des rares endroits où je me suis senti chez moi.
Le Bar des Monte en l’Air à Kisangani
A Kisangani nous installions toujours notre pc dans une baraque en tôle en bout de piste, mi cantine, mi bistrot, mi-hôtel, mi bordel, fréquenté par tous les gagne petits de l’aéroport.
On y mangeait chaque fois qu’on pouvait. Des viandes en sauce à la moambe, des poulets grillés au makala, du capitaine en liboké.
La matrone était grosse et très douce pour ses aventuriers de nulle part qui lui ramenaient des pommes de terre et des légumes du Kivu. Ses servantes rieuses avaient le cœur et le corps à la fois doux et brûlant comme le soleil.
La musique à fond nous soûlait du matin au soir.
Il y avait aussi un nain qui était devenu notre copain et qui à chaque départ hurlait d’une voix étonnamment forte pour un si petit corps "Saluez ceux qui vont mourir ! "
Les servantes le grondaient, évidemment tout le monde riait et nous avec. Ce nain était devenu notre grigri, et quand il était absent on le cherchait partout pour l’entendre pousser son cri de guerre qui nous portait bonheur.
Et puis un jour on est parti.
Un gros morceau de mon cœur, lui, est resté au bord du fleuve.
Je crois bien qu’il y est encore.
Le Quartier Latin à Cotonou.
Les filles toutes sourires et courtes vêtues.
La plupart des hommes y passaient cinq minutes pour y boire une Flag.
Moi j’y restais de 22 heures à 2 heures du matin.
A me saouler de décibels et à rire avec Margareth et Linda.
Au moment de rentrer Margareth disait
- On rentre ensemble !
- Tu sais pas que je suis fauché ?
- Je le sais, allez viens on y va.
Alors on prenait un taxi moto et on rentrait collé serré à trois sur la moto.
Ibiza Bar à Kinshasa.
Une clientèle plutôt éclectique et courageuse pour y écouter du Jazz.
De tout : des congolais, des fonctionnaires des Nations Unis, des privés, des ONG, des casques bleus.
Courageux parce qu’il fallait bien calculer pour éviter les policiers rançonneurs, les soldats ivres de cannabis, les rafales de kalach des voyous.
Et ça en valait la peine : chaque morceau de Fats Waller ou de Clifford Brown, repris en solo par des génies de la musique, trombone, saxo, trompette, batterie, guitare, clarinette. De belles et bonnes choses qui se terminaient au petit matin quand les méchants dormaient
La Savane encore à Kinshasa.
Un vrai bar peuplé de mines patibulaires. De ces gueules à la Kessel ou à la Hemingway, ces trognes de vieux chiens d’Afrique qui ont tout vu, tout essayé, tout goûté, tout aimé ou presque.
Des hommes venus de partout, de l’Arménie à l’Alaska, pour y mener des vies hors du commun. Incapables pour la plupart de reconnecter avec des vies occidentales.
Un lieu où se noue et se dénoue des affaires et des trafics de toutes sortes, où la parole donnée vaut tout l’or du Kivu ou tout les diamants du Kasaï.
Où les coups tordus se pardonnent autour d’une Tembo, où les filles connaissent tout le monde et les hommes toutes les ficelles de ces jolies et gentilles oiselles.
Un des rares endroits où je me suis senti chez moi.
Le Bar des Monte en l’Air à Kisangani
A Kisangani nous installions toujours notre pc dans une baraque en tôle en bout de piste, mi cantine, mi bistrot, mi-hôtel, mi bordel, fréquenté par tous les gagne petits de l’aéroport.
On y mangeait chaque fois qu’on pouvait. Des viandes en sauce à la moambe, des poulets grillés au makala, du capitaine en liboké.
La matrone était grosse et très douce pour ses aventuriers de nulle part qui lui ramenaient des pommes de terre et des légumes du Kivu. Ses servantes rieuses avaient le cœur et le corps à la fois doux et brûlant comme le soleil.
La musique à fond nous soûlait du matin au soir.
Il y avait aussi un nain qui était devenu notre copain et qui à chaque départ hurlait d’une voix étonnamment forte pour un si petit corps "Saluez ceux qui vont mourir ! "
Les servantes le grondaient, évidemment tout le monde riait et nous avec. Ce nain était devenu notre grigri, et quand il était absent on le cherchait partout pour l’entendre pousser son cri de guerre qui nous portait bonheur.
Et puis un jour on est parti.
Un gros morceau de mon cœur, lui, est resté au bord du fleuve.
Je crois bien qu’il y est encore.
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je l'imagine toute frétillante de Lavilliers la Street.............
http://fr.youtube.com/watch?v=JZIEGuTuXZk
le clip a vieilli malgré les tronches connues, mais j'adore cette ambiance noctambule .....
le clip a vieilli malgré les tronches connues, mais j'adore cette ambiance noctambule .....
si je n'habitais pas si loin je serais venue ! Merci pour l'invit 
cadeau : http://fr.youtube.com/watch?v=yuHHR5NCVVU
Yeppa !
cadeau : http://fr.youtube.com/watch?v=yuHHR5NCVVU
Yeppa !
remarque pour les tronches, j'irais bien faire un tour à la Savane !
Dans tes comms, je retrouve un peu l'ambiance des chansons de Lavilliers que j'aime tant. ***** oeuf corse
Dans tes comms, je retrouve un peu l'ambiance des chansons de Lavilliers que j'aime tant. ***** oeuf corse
Linda Ghana
Le Calao et les zem..........
Clin zieux
Le Calao et les zem..........
Clin zieux
26/06/08 à 16h54
la_petite_850
en complet veston avec l'attaché case pour rejoindre le ministère de la technologie ....lol Ca c'est du sport...
A Cotonou on peut avoir des taxis , mais, pour cela, faut se loger dans les grands hotels qui sont tous excentrés du coté de l'aéroport, là bas tout est propre, climatisé, occidentalisé, mais en centre ville quel pied ! les hotels sont construits sur des karaokés et boites de nuit ou c'est la fête tard dans la nuit.Les filles du Togo (voisin) louent des taxis le we pour franchir la frontière car , c'est connu, y a qu'à Cotonou qu'on s'amuse vraiment ! Et les togolaises n'ont pas froid aux yeux ! Tandis que la béninoise est quand même un peu fleur bleue, romantique quoi.....
Le plus drôle dans les karaokés , c'est que le chanteur favori des cotonois c'est encore Charles Aznavour, chanter la bohème est un must !
La bohaimeeeeuuuuh La booohaimeeeeuuuh
Ca voulait dire tu as 20 ans.....
A Cotonou on peut avoir des taxis , mais, pour cela, faut se loger dans les grands hotels qui sont tous excentrés du coté de l'aéroport, là bas tout est propre, climatisé, occidentalisé, mais en centre ville quel pied ! les hotels sont construits sur des karaokés et boites de nuit ou c'est la fête tard dans la nuit.Les filles du Togo (voisin) louent des taxis le we pour franchir la frontière car , c'est connu, y a qu'à Cotonou qu'on s'amuse vraiment ! Et les togolaises n'ont pas froid aux yeux ! Tandis que la béninoise est quand même un peu fleur bleue, romantique quoi.....
Le plus drôle dans les karaokés , c'est que le chanteur favori des cotonois c'est encore Charles Aznavour, chanter la bohème est un must !
La bohaimeeeeuuuuh La booohaimeeeeuuuh
Ca voulait dire tu as 20 ans.....
tu as des morceaux de ton coeur un peu partout...
Ah, c'est le lot du voyageur : ne jamais rassembler son être quelque part.
Ah, c'est le lot du voyageur : ne jamais rassembler son être quelque part.
26/06/08 à 06h40
la_petite_850
avec intensité, gravité ou humour, les revivre encore un peu avant de les replier encore..
Ta générosité au bout de la plume Bob et les parfums qu'elle en dégage....******
Ta générosité au bout de la plume Bob et les parfums qu'elle en dégage....******
j'ai bien peur que son coeur y reste, il est déjà tellement attiré par l'Afrique ....
ça veut dire quoi ça
juste en écho, ces quelques mots de bernard Giraudeau :
"il a fouillé l'invisible mémoire au creux des dunes et sous les pots d'argile, les ombres grises, indéfinies, figées sur le sol clair, le soleil trouble derrière les brumes, la chaleur des ventres, l'inquiétude de la vie. Michel retournait à l'afrique, en son sein de poussière, dans l'envoûtement irrésistible, sous lequel succombe celui qui accepte."
"il a fouillé l'invisible mémoire au creux des dunes et sous les pots d'argile, les ombres grises, indéfinies, figées sur le sol clair, le soleil trouble derrière les brumes, la chaleur des ventres, l'inquiétude de la vie. Michel retournait à l'afrique, en son sein de poussière, dans l'envoûtement irrésistible, sous lequel succombe celui qui accepte."
il faudra un com' là dessus, lol


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auborddufleuve
publié le 25 juin 08