Du Canada, on connaissait les hivers rigoureux, les chemises de bûcheron et le sirop d'érable. Désormais, il faudra compter sur un autre sirop tout aussi liquoreux, à administrer sans modération, répondant au nom de Patrick Watson. Lui et son groupe éponyme nous viennent de Montréal. Leur musique évoque Sigùr Ros, Pink Floyd dans la période Syd Barret. Ils aiment aussi citer Eric Satie et Claude Debussy dans leurs influences. Pour la tournée de l'album Close to paradise, ils sont venus à Rennes nous faire une performance littéralement fantasmagorique à l'Ubu.
La soirée a commencé par la prestation très sage de Marie Mondiano, qui nous a bercé avec ses veloutés pop et son accent anglais très pur.
Dès que Patrick Watson a commencé à jouer, j'ai été immédiatement sous l'emprise de leur feeling. Vocalement, Patrick Watson fait penser à M en plus félin, ou à Grant Lee Buffalo sous l'effet d'une poignée de psilocybe. Le chanteur est complètement en transe dès la première note. Ses yeux sont presque fermés. Leur musique est terriblement expressive. C'est comme si j'avais été branché directement à leur subconscient.
Pourtant le premier morceau est l'un des plus simples du spectacle. Le deuxième s'enchaîne, tout aussi beau et envoûtant. Tout d'un coup, Patrick Watson se saisit d'une pédale et commence à triturer des potentiomètres dans tous les sens. S'échappent des bruits incroyables ressemblant à des voix accélérées puis ralenties. Les spectateurs manifestent bruyamment leur satisfaction. Et le show continue !
Quelques dizaines de minutes plus tard, le batteur s'extrait de ses fûts avec sa cymbale. Il accompagne le guitariste en faisant crisser la baguette contre le cône métallique. Une chanteuse vient des coulisses pour faire les choeurs l'espace d'une chanson. Au milieu du concert, Patrick Watson, pris de compassion pour les spectateurs du côté, qui ne le voyaient pas assez, est allé chanter en acoustique au milieu du public. Les autres chansons évoluent souvent vers des envolées psychédéliques.
Entre les morceaux, Patrick Watson est très jovial. Il s'exprime en Français avec un accent québécois ou en Anglais. Il ne se gêne pas pour balancer une vanne bien graveleuse : aux filles venues seules, il propose de venir les rejoindre en coulisses pour une partie de jambe en l'air. Le public éclate de rire. "Ca peut marcher, relativise-t-il ensuite. On ne sait jamais".
Je ne connaissais Patrick Watson qu'à travers l'excellente black session du 11 septembre 2007 sur France Inter et le site sur Myspace. J'en suis sorti complètement euphorique ! J'ai même acheté l'album directement en sortant de la salle. C'est une découverte à retenir. N'hésitez pas à vous déplacer s'il passe près de chez vous.
La soirée a commencé par la prestation très sage de Marie Mondiano, qui nous a bercé avec ses veloutés pop et son accent anglais très pur.
Dès que Patrick Watson a commencé à jouer, j'ai été immédiatement sous l'emprise de leur feeling. Vocalement, Patrick Watson fait penser à M en plus félin, ou à Grant Lee Buffalo sous l'effet d'une poignée de psilocybe. Le chanteur est complètement en transe dès la première note. Ses yeux sont presque fermés. Leur musique est terriblement expressive. C'est comme si j'avais été branché directement à leur subconscient.
Pourtant le premier morceau est l'un des plus simples du spectacle. Le deuxième s'enchaîne, tout aussi beau et envoûtant. Tout d'un coup, Patrick Watson se saisit d'une pédale et commence à triturer des potentiomètres dans tous les sens. S'échappent des bruits incroyables ressemblant à des voix accélérées puis ralenties. Les spectateurs manifestent bruyamment leur satisfaction. Et le show continue !
Quelques dizaines de minutes plus tard, le batteur s'extrait de ses fûts avec sa cymbale. Il accompagne le guitariste en faisant crisser la baguette contre le cône métallique. Une chanteuse vient des coulisses pour faire les choeurs l'espace d'une chanson. Au milieu du concert, Patrick Watson, pris de compassion pour les spectateurs du côté, qui ne le voyaient pas assez, est allé chanter en acoustique au milieu du public. Les autres chansons évoluent souvent vers des envolées psychédéliques.
Entre les morceaux, Patrick Watson est très jovial. Il s'exprime en Français avec un accent québécois ou en Anglais. Il ne se gêne pas pour balancer une vanne bien graveleuse : aux filles venues seules, il propose de venir les rejoindre en coulisses pour une partie de jambe en l'air. Le public éclate de rire. "Ca peut marcher, relativise-t-il ensuite. On ne sait jamais".
Je ne connaissais Patrick Watson qu'à travers l'excellente black session du 11 septembre 2007 sur France Inter et le site sur Myspace. J'en suis sorti complètement euphorique ! J'ai même acheté l'album directement en sortant de la salle. C'est une découverte à retenir. N'hésitez pas à vous déplacer s'il passe près de chez vous.
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Voici les 6 dernières réactions à ce commentaire
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Mérite de prendre le temps de s'immerger dans son monde.
Merci
Merci
Oui, c'est vrai qu'il y a un certain humour décalé chez Patrick Watson. C'est toujours un plaisir de faire découvrir des artiste de cette envergure.
univers que j'ai découvert
grâce à toi
titre à la Beatles, voix envoûtante, jolie musicalité, images poétiques et drôlatiques, c'ela me plaît beaucoup
merci !
grâce à toi
titre à la Beatles, voix envoûtante, jolie musicalité, images poétiques et drôlatiques, c'ela me plaît beaucoup
merci !
Tu veux un mouchoir ?
Bouhouhou
Sur sa page sur Myspace :
http://www.myspace.com/patrickwatson
Et sur le site officiel où il y a un clip vraiment magnifique
http://www.patrickwatson.net
http://www.myspace.com/patrickwatson
Et sur le site officiel où il y a un clip vraiment magnifique
http://www.patrickwatson.net




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xavxav
publié le 18 mars 08