Gus van Sant réalise un grand tour de maître. Avec l'esthétique quasi poétique qu'on lui reconnaît, il parvient à faire de son personnage un être "ni tout à fait innocent, ni tout à fait coupable". C'est un film bien loin du manichéisme ambiant qui nous laisse flotter entre ces deux extrêmes du bien et du mal. Sans jamais trancher, il nous porte vers une réalité ambivalente et troublante.
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l'histoire d'un ado skateur qui tue accidentellement un agent de gare, il se trouvait là au mauvais moment, au mauvais endroit. En quelque sorte responsable d'un meurtre sans le vouloir; acte qu'il ne peut donc assumer, qu'il ressasse, écartelé entre un sentiment de culpabilité et de mauvais hasard. C'est en cela que je le compare aux héros raciniens (Phèdre, pour être exacte), qui se révèlent être coupables sans l'être: faute du destin!
14/05/08 à 10h02
d'ailleurs, chez Racine...) 


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-Adele-
publié le 14 mai 08