Si La pianiste, le plus connu des films de M.Haneke vous a traumatisé, je vous déconseille son premier forfait, Le septième continent, qui amorce la trilogie sur la glaciation émotionnelle -les deux suivants étant Benny's vidéo & 71 fragments d'une chronologie du hasard. Une famille autrichienne sans problème apparent se retire peu à peu de la vie sociale, & procède méthodiquement à son anéantissement. Pour cette histoire le réalisateur s'est inspiré d'un fait réel (fichtre). Il y aborde de façon originale -peu de dialogues, scènes de vie récurrentes- deux sujets peu traîtés au cinéma à ma connaissance, l'horreur du quotidien & le manque de sens d'une vie qui peut sembler confortable. Iconoclaste & glaçant.
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Comme GrAiN l'a précisé en parlant du "Septieme continent", le cinéma de M.Haneke est glacial et iconoclaste.
Je pense à Funny Games, film qui reprend des idées de son film "Benny's Video" : L'image, l'interprétation de l'image et sa force.
Ce film extrement violent, mais froid, nous met face à des acteurs cruels car impassibles. Nous, spectateurs, sommes confrontés à cette image sans attache émotive, sans empathie possible. On est face à un objet lisse, réglé comme une machine de torture implacable.
Ce film est interessant dans la manière où Haneke joue avec le spectateur : il met une distance entre son film et nous. Ce qui nous permet de reflechir à la question de la violence dans les images, mais aussi dans notre réalité. Il la rend ridicule, ici, car elle n'a pas de fondements ni de raison, elle est abrupte , presque surréaliste.
Violence Gratuite? oui, mais avoué, cynique. Haneke essaie de nous montrer comment on peut absorber bcp de violence dans nos réalités, notre quotidienneté, sans broncher, et montre du doigt une certaine déshumanisation de nos rapports humains.
Son film, par ce coté provocateur, tente de nous faire ressentir la violence à nouveau, pour que notre reflexion sur la violence quotidienne ne s'éfface pas dans sa banalité journalière.
Je pense à Funny Games, film qui reprend des idées de son film "Benny's Video" : L'image, l'interprétation de l'image et sa force.
Ce film extrement violent, mais froid, nous met face à des acteurs cruels car impassibles. Nous, spectateurs, sommes confrontés à cette image sans attache émotive, sans empathie possible. On est face à un objet lisse, réglé comme une machine de torture implacable.
Ce film est interessant dans la manière où Haneke joue avec le spectateur : il met une distance entre son film et nous. Ce qui nous permet de reflechir à la question de la violence dans les images, mais aussi dans notre réalité. Il la rend ridicule, ici, car elle n'a pas de fondements ni de raison, elle est abrupte , presque surréaliste.
Violence Gratuite? oui, mais avoué, cynique. Haneke essaie de nous montrer comment on peut absorber bcp de violence dans nos réalités, notre quotidienneté, sans broncher, et montre du doigt une certaine déshumanisation de nos rapports humains.
Son film, par ce coté provocateur, tente de nous faire ressentir la violence à nouveau, pour que notre reflexion sur la violence quotidienne ne s'éfface pas dans sa banalité journalière.


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GrAiN
publié le 22 sept. 05