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Maman !
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catégorie : création littéraire
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. Quelle vanité, en un’’com’’, que de vouloir trouver quelque explication à la fameuse « Recherche » du gay Marcel, ce chouchou, tout mimi et génie s’il en fut…
Ouais l’Énigme, temps perdu, te dis-je, vaut mieux faire l’apologie des points de suspension, c’est une manière de ne jamais achever les choses…
…Et bien merde, cette aventure textuelle qui fut le destin de Proust enveloppé dans le linceul de sa mémoire, m’a toujours fasciné. La littérature, n’est-elle pas cette confidence épurée des morts ?
Disons les choses au vrai, « longtemps, je ne me suis pas couché de bonne heure » et entre deux whiskys hors d’âge, me suis imaginé conversant avec Proust dans les salons du Ritz, avec vue sur la Mort ! Bah, c’est la vie et n’est pas fou qui veut !
- Mais enfin chéri, lui ai-je demandé un soir de défonce, le moteur de la « Recherche », c’est quoi, c’est qui ?
- Maman, m’a-t-il répondu !
Sur le cul, je vous dis, je tombais sur le cul !
Quoi, le petit Marcel est devenu le grand Proust grâce et à cause de « Maman » ?
Qu’est-ce à dire mon bichon ?
Et bien, oui, Proust a ’’écrit’’ pour dire et tenter de résoudre ses conflits intérieurs et d’abord celui d’avec « Maman » !
Le détonateur de ce travail titanesque, de ce non-roman, est cette histoire d’amour, de mort et sans doute de déchirements entre un fils et sa mère.
Ce que l’on ne peut dire, il faut l’écrire et puisque l’on ne supprime pas la vérité en ne la disant point, on doit l’extirper en l’écrivant !
Un mot sur ce mot « Maman » qui ponctue les premières fulgurances de l’œuvre et qui fini par la dominer… « Maman », c’est une forme d’insistance, une façon de marquer qu’elle est toujours là, à cette place garante d’amour et protectrice de toute détresse. « Maman », ce n’est pas un nom, mais un appel, un cri… « et lorsque ces deux syllabes résonnent dans le vide, pour empêcher que son absence ne me tue, il ne me reste que les mots » écrit Proust dans son extraordinaire correspondance.
Quand le langage ne touche plus que le silence, il faut donc lui rendre vie en lui donnant un corps d’encre et de papier… « écrire, en sa plus lointaine origine, c’est cela, faire que « Maman » revienne, celle sans qui je disparais » …
Proust aurait-il écrit sans cette croyance forcenée en la magie des mots, mots jetés dans une bouteille à la mère, mots qui disent tous la même chose, « Pourquoi es-tu partie, me laissant orphelin ? »
La parole ne dit le vrai que lorsqu’elle ne dit plus rien, ou alors une étincelle de vérité, « sans toi, j’ai du mal à être »… Alors l’immense Proust, écrit pour embrasser encore « Sa » disparue, celle qui a emporté une part de lui-même et il écrit encore et toujours pour rapatrier dans son cœur, « Maman »…
-  « Pourquoi as-tu peur, ne lui avait-elle pas dit, je serai toujours là ! »
Atroce autant que sublime !
La ’’recherche’’ fait revivre cette mère entre les pages dans un partage de rôle, au fils, le génie, à la mère, le cœur, sans quoi le premier se consume. A elle, le ton orale, la phrase délicieuse, à lui l’écriture avec la bénédiction du baiser maternel…
La ’’Recherche’’, c’est une longue robe de mots, l’apprêt d’une toilette funéraire, une analyse des plus fabuleuse sur l’affectif humain qu’un homme a pu concevoir. Une lettre d’un fils à une mère pour lui dire son Amour dans une monstration muette et émouvante. C’est un temps qui se survit à lui-même dans le secret de son ombre.
Si Jeanne Proust fut la destinataire posthume de la ’’Recherche’’, elle en fut d’abord la complice.
Seuls les morts ont le pouvoir d’influencer l’espace et le temps pour modifier le vécu des vivants, ils tissent leurs mémoires…
Seuls les mots donnent une cohérence à cette vie, ils sont le fil conducteur dans l’archéologie du futur…
Mais enfin, que veut dire ce mot ’’Maman’’ que chacun prononce avant son dernier souffle ? Est-il à ce point synonyme de Vie ?



réactions : 226
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Voici les 226 dernières réactions à ce commentaire
 Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
 18/03/08 à 22h05
GRISpoint
prise en otage entre deux???
démerdez vous enigme avec vos mères et autres
on en apprends des choses ma foi!
foutez moi la paix... Moi, j'aime les femmes si vivantes et je pleure les mortes... Oubliez-moi !
 18/03/08 à 18h28
GRISpoint
juste le haut
mais j'en tombe de cul
pour le bas je repasserai
...et plus encore quand je leur parle au plus noir de la nuit ...
 18/03/08 à 17h53
3ccd
est un personnage qui a du répondant, Enigme aussi par ailleurs...Homotopie quels motifs errants vous ont fait interpreter "ma remarque" donnant à croire que je doutais de l'amour filial et de la virilité de notre ami? J'ai seulement récupérer en les concentrant les éléments donnés et non-dits, l'inexprimés bien présent, qui forme le halo magico-réaliste de l'affabulation romanesque. Par exemple, dans ce cas, une homosexualité symétrique sur laquelle se superpose une hétérosexualité tout aussi symétrique, mais qui cepandant, reste à son tour logiquement en suspens et privée de son aveugle certitude.
Plus vulgairement pour me bien faire comprendre j'aime les bi.
 18/03/08 à 16h46
 18/03/08 à 16h39
FIGURINE
 18/03/08 à 16h25
FIGURINE
 18/03/08 à 16h24
FIGURINE
j'y comprends plus rien moi .
 18/03/08 à 16h18
FIGURINE
 18/03/08 à 16h16
FIGURINE
 18/03/08 à 16h16
ton com. ne part pas en "couilles" ... car ...

Il y a dans tous ces propos à travers la lecture de ce texte sur "proust" ... les "mots" de la VIE ! .....

Une "insolente vitalité ... amicale et inaltérable" ... tu crois pas ?

Bon ... je me sauve .... bonne fin d'après-midi .. à plus tard ..
 18/03/08 à 16h12
FIGURINE
deux bolides dans la balance ?
 18/03/08 à 16h08
FIGURINE
 18/03/08 à 16h07
FIGURINE
 18/03/08 à 16h06
Ah cette pauvre Marcel !
ah! que de parade !
 18/03/08 à 16h03
 18/03/08 à 16h02
FIGURINE
 18/03/08 à 16h01
 18/03/08 à 15h59
FIGURINE
excusez moi beaucoup de bruit de fond dans ce café !
 18/03/08 à 15h37
 18/03/08 à 15h35
homotopie
Il faut savoir reconnaître ses pairs !
soit loué .
Elle aussi, c'est une énigme ... à moi même !
non ...vraiment..c'est sûr qu'il ya un truc à dévoiler !
t'es sûr ? .... que c'est de là, qu'il tient la force et la tenue intellectuelle de ses propos ?

Et la femme ... alors ? c'est d'où ?

Suis juste curieuse !!! Je passais par là ... fais pas attention enigme ... biz
 18/03/08 à 13h58
()
 18/03/08 à 13h46
l'homme enfante de mots pour nous égaler
Ce désir féminin que certains hommes soient pénétrés par d'autres, nonobstant le fait que ça ne regarde que ceux qui en ont fait le choix, est curieux.

Je réagis à la remarque de 3ccd, pour le compte d'enigme, encore qu'il ait son point de vue et sache le défendre dans aucun support, perso j'en ai raz le bol de cet instinct morbide qui considère d'un macho à l'ancienne (à ne pas confondre avec un macho d'aujourdhui, c'est comme les andouilettes du temps passé avec celles des supermarchés de maintenant) est forcément comme ça par refoulement intrinsèque extériorisé (mince abcxyz déteint).
NON y a des types bêtement normaux, qui aiment leur mère, leur père, leurs enfants, et les femmes (encore que quelquefois ils aiment plus l'idée de la femme que sa manifestation réelle..) sans vouloir recevoir dans leur tréfond la preuve de leur ambivalence ! Ni même appeler de leur voeux, le symbole viril dont ils reconnaissent l'attirance , sauf que c'est le leur qui est l'objet de leurs pensées et pas celui des autres.

Je respecte profondémment la bite de Enigme, je la vénère même mais je la lui laisse à l'endroit de sa personne ou seules ses admiratrices pourront enfin découvrir ce qui en fait la force et la tenue intellectuelle !
 18/03/08 à 09h51
3ccd
 18/03/08 à 09h49
 18/03/08 à 09h15
3ccd
Est -ce un hasard ?
Enigmarcelle représente le personnage fédérateur héroïque.
Personnage désintéressé, presque désincarné, il sauve autrui et tente d'unifier, de recomposer la cellule communautaire.
Parceque ce territoire nourrit toujours un désir d'attaches collectives (pcc) et de nomadisme indépendant (le com), une ambition d'édification (le travail de l'écriture), il demeure ouvert et demande à s'accomplir.
L'ambiguïté sexuelle d'Enigmarcelle, son homosexualité latente et sa fascination passive (?) pour les femmes, témoigne à ce titre aussi d'une peur, d'une difficulté à concilier l'idéal et la réalité.
Enigmarcelle mêle ainsi un moment dramatique de son histoire et une existence incertaine.
Signe d'amour indivisible et généreux.
 18/03/08 à 07h56
mauvaiseherbe
 18/03/08 à 07h12
 17/03/08 à 23h45
 17/03/08 à 23h43
 17/03/08 à 23h22
 17/03/08 à 23h08
du myth
Maman, enigme, .... signifie pour moi : le don, l'offrande, l'amour, la tendresse, la douceur...
C'est à la grande limite .. presque l'âme soeur que l'on a découverte en ouvrant les yeux et en essayant "d'apprendre" à être heureux ...

- Maman .... c'est celle qui a su mettre en moi les éléments de force qui, aujourd'hui, me donnent cette impression de valeur, qui m'a fait avancer sur mon chemin de vie pour découvrir enfin, le vrai sens de cette vie, ... en toute liberté !

- Maman, c'est celle qui sait regarder sans parler, qui espère sans compter, qui sait attendre sans désespoir, et qui sait toujours offrir .... l'espoir !!

- Maman, c'est aussi le plaisir des "sens" ... :

L'odorat tout d'abord, avec toutes ses flagrances un peu lourdes et sucrées, la rose, le jasmin, l'orange mais également le cactus et le musc, l'ambre et l'encens, la lavande et la vanille ...

Les yeux ensuite, avec ce regard tendre qu'elle a posée sur moi ... une enfant d'une pâleur extrème, et qu'elle a surnommée sa "princesse" : en relation avec ce conte qui me berçait : blanche neige ...

Puis, cette chaleur que l'on ressent "presque animale", lien d'amour, aide à la découverte de soi et de son environnement, ... le guide !!!

Elle m'a quittée trop jeune ..... son anniversaire est en mars .. bientôt.. coïncidence .. enigme ?
Elle m'a transmis ce "don" : l'amour avec douceur en toute liberté ... qui a fait dire à ma fille il y a quelques années : "Maman, je t'aime ... tu as su me protéger sans m'empêcher d'avancer .... en me donnant le "goût de la vie avec toi et sans toi ... " !!! A plus tard ..













 17/03/08 à 22h38
 17/03/08 à 22h36
il faut aussi se déprendre de ce rôle, toujours et depuis le début (tout en jouissant de ce bonheur intime).
... combien il est difficile de l'être, d'échapper aux jugements sociaux à l'emporte pièce (bonne ou de mauvaise mère), de supporter les fantasmes et autres exigences de nos adorables têtes blondes, d'assumer les souffrances générées, de ... et de continuer vaillamment notre chemin, jusqu'à notre "maman !" des fins dernières.
Un peu de tendresse, non ? c'est trop demander ???
Cher E., tu sais nous causer au coeur !
il aurait mérité une taloche pour sa fixation sur Maman (et sur sa grand-mère, et Françoise, revêche mais aux petits soins, et sur les amours traquées, pistées). Mais si on lui mettait une taloche, probablement que cela lui ferait plaisir, et en plus ça déclencherait une réminiscence du style mes soirées chez Jupien avec le Baron et Saint-Loup -y -es-tu.

J'aime mieux l'auteur que Marcel. Il arrive même à nous intéresser à mme Verdurin, perchée sur son haut tabouret en bois suédois ciré.

Simone de Beauvoir a écrit que la femme est le chaos d'où tout est issu et où tout doit retourner un jour. Il fait nuit dans les entrailles de la terre, et cette nuit menace l'homme de l'engloutir, c'est l'envers de la fécondité, et c'est ce qui épouvante l'homme.
 17/03/08 à 22h02
Madame Verdurin, c'est Ie Bourgeois gentiIhomme en pire (eIIe en sait pIus que Ie pauvre Homme, et c'est bien ça qui fait son ridicuIe, eIIe est atroce, Mme Verdurin, Proust Ia hait). II se fout totaIement qu'Odette soit une pute, ce qui I'ennuie, ou pIutôt, ce qui ennuie Swann, c'est qu'eIIe soit sotte. M'enfin, Odette en baIade, comme une fIeur, c'est une reine. D'aiIIeurs, MarceI I'admire, cette femme. Ie remariage apothéotique de Madame Verdurin, tout à Ia fin, c'est I'assomption de Ia médiocrité, c'est proprement, Ia fin.

Sinon, bien dit, à propros de Maman. Dans Ies deux premiers dixièmes de Ia Recherche, en particuIier. Mais à pas douter, Maman est Ia Muse inspiratrice
de I'ensembIe.
Je t'ai déjà mis 5.Et je te ferai une bise samedi.
il faut lui rendre vie en lui donnant un corps d'encre et de papier ...
j'aime beaucoup cette phrase , pas le droit de revoter , sinon , je te remets 5 !
 17/03/08 à 20h47
la fin du com car il vous vient un souffle lyrique qui restitue un peu de ce don orphique de l'écriture proustienne...
et que l'écriture soit la trace jamais retrouvée de la disparition...
"car le maître est allé puiser des pleurs au Styx
avec ce pur objet dont le néant s'honore"

 17/03/08 à 20h45
Oui, vous avez raison, oui au bout du bout de la mémoire "discible"...
 17/03/08 à 19h30
alarife
... et je n'ai pas eu le temps de lire toutes les réactions... alors... redite sûrement...
On a tous entendu parler de ces "poilus" qui appelaient leur mère au moment fatidique...

Ils étaient jeunes, très jeunes la plupart du temps, c'est vrai... cela ne faisait pas si longtemps qu'ils appelaient "maman !".

Mais j'ai le souvenir d'une bien vieille dame, renversée par une voiture et dont le mot, face à la douleur, a été "maman !" disent les témoins...
Y aurait-il des couches... des couches de mémoire qui explosent parfois?... nous livrant au bout du bout de la mémoire "discible"... celle des mots?...
...c'est croquignolesque.
Quel prodigieux signe d'amitié ...
Faut oser écrire un truc comme ça...pourtant c'est tentant de le faire...

Et puis changer les perspectives , fuir les lignes de séparation, refuser les schémas tout fait, n'a de sens que si on s'y donne entièrement, quel plus beau don que celui de sa mère ?
toubib...
une idée neuve...
 17/03/08 à 18h44
 17/03/08 à 18h44
 17/03/08 à 18h43
pour pouvoir comprendre mieux qui elles sont et ce que nous sommes
je suis en accord pour le lien transgénérationnel mais il ne saurait être le seul pour la mère...
 17/03/08 à 18h31
homotopie
C'est presque un accident qu'elle le soit, une mère c'est un lien transgénérationnel, c'est à dire un trait d'union entre deux générations.

C'est dans ce fait "trait d'union" qu'elle se différencie des autres femmes vis à vis de soi ! Y a pas besoin de biologie là dedans à la limite....

Quand ma mère me parle , elle parle au nom de tous ceux qui ont précédé, je ne me suis jamais senti né du ventre de ma mère, par contre j'ai toujours su qu'elle parlait au nom des anciens qui avaient disparu.

Par contre quand j'ensemence le ventre d'une femme, dans la fureur / douceur d'amour, je me sens dans la biologie intime d'une femme qui n'est pas ma mère et qui ne le sera jamais.

Faut pas confondre....
 17/03/08 à 18h31
sociétales...et beaucoup de souffrances pour les enfants hélas !
coeur charitable et si beau !
Je vois de là le spectacle, "enfonce Alphonse et tire toi"...
 17/03/08 à 18h19
cette tentative de retrouver ainsi leur origine
La "maman" la protection feotale pour combattre
cette peur du néant !
Si Odette était une pute, Dame Verdurin, quelle délice ! Quelle femme !
pas même elle-même...donc pas non plus une
bonne maîtresse .Enfin si l'on veut considérer
comme moi qu'une maîtresse puisse aimer
autant qu'une épouse.
Je souhaiterai me tromper mais les quelques
mères possessives que j'ai connues n'ont pas
démenti cette perception dans et hors mariage.
J'y reviendrai, pas le temps!
peur, l'Angoisse... Etrange mystère que ce "Maman" !
a vécu en symbiose pendant neuf mois...abusive,castratrice,génitrice ou seulement Femme,elle ne se révélera pas toujours dans ce rôle merveilleux et complexe qu'est celui de Mère.La Nature a bien des côtés retors...
C'est vrai,j'ai entendu quelquefois, cet appel ultime chez ceux qui sont proches de leur Mort:"Maman"..dernier recours face à l'Angoisse,à la Peur...?
ailleurs, quelqu'un peut couder les tuyaux comme personne mais être mauvais plombier, donc on peut être une mauvaise mère et excellente maîtresse ou l'inverse. Où je te rejoindrais, c'est que le type d'amour qu'elle a n'est pas celui rêvé pour un couple avec des enfants.
est surtout une femme qui n'a pas su être épouse
ni maîtresse
et qui ne saura pas être mère ...C'est le non amour.
La chair de sa chair, c'est une expression de possession car souvent elle est lancée à cet effet, comme si être enfanté par quelqu'un lui conférait tous les droits, y compris de détruire ce qui aurait pu être. Il faut prendre exemple sur l'oiseau, qui pousse ses oisillons hors du nid, car il sait que s'il ne le fait pas, ses oisillons ne pourront ni se nourrir ni se défendre. La mère qui n'agit pas ainsi n'est pas une bonne mère, et l'oisillon qui ne veut voler, pas apte à s'assumer à part entière.
 17/03/08 à 16h58
j'en ai une autre....moins indulgente, à l'égard de la mère et de sa présence que je qualifierais plutôt de "castratrice" qui lui laissait entrevoir le Dehors comme étant un "paysage d'angoisse"....
c'est la mère qui, en refusant d'aider son fils à grandir, refusait de vieillir....non?
attitude somme toute assez égocentrique de la part d'une mère, d'une "non-mère" devrais-je dire....
 17/03/08 à 16h56
 17/03/08 à 16h51
présence "miraculeuse" qui le garantissait de l'Angoisse... et de l'irréversibilité du temps... cet assassin !
je sais peu de choses sur lui, seulement qu'il était hypocondriaque, qu'il avait peur du "dehors", qu'il "voyageait dans sa tête, écrivait dans sa chambre...
..L4univers révé pour toute mère voulant porter secours à son petit, le dorloter, le bichonner...bref, lui prodiguer tous les soins qu'une mère donne à son bébé...sans lui offrir l'envol, la confiance nécessaire pour voler de ses propres ailes...
alors...Proust, éternel "bambin"...?
 17/03/08 à 15h50
pas tout , il faut sans doute aller encore plus loin , à méditer ce soir à tête reposée!
 17/03/08 à 15h24
homotopie
C'est pas paske elle nous a donné la vie qu'elle est notre mère !
C'est paske qu'on arrive pas à la considérer comme une femme comme les autres, la nuancec est de taille !

Scrogneugneu !
 17/03/08 à 15h15