Bonjour,
"Je veux prendre des initiatives visant à dynamiser la concurrence et faire baisser les prix." - François Fillon faisant le boulot de Luc Châtel Secrétaire d'Etat à la Consommation auprès du Ministère de l'Economie (décidément dans ce gouvernement les postes sont interchangeables... vive les chaises musicales).
Oui, oui il devient inssuportable de faire ses courses alimentaires depuis quelques temps. Oui, la vie devient hors de prix pour beaucoup de français (idem dans pas mal de pays européens).
Selon, les acteurs de la grande distribution la faute en est imputable à la hausse du prix des matières premières sur les marchés mondiaux (d'où hausses de prix des produits de 31% à 45% d'augmentation pour les spaghettis, 17% à 40% pour les yaourts, 10% à 44% pour le jambon, "ça n'augmente pas, ça flambe !", lit-on dans l'étude de l'INC à paraître dans le magazine 60 millions de consommateurs).
François Fillon a annoncé une "opération coup de poing" dès mardi avec pour objectif "de voir où sont les abus" qui ont conduit à de telles augmentations.
Ces hausses faramineuses ne viendraient-elles pas surtout d'une volonté dissimulée de faire un maximum de profits sur le dos des consommateurs avant le 1er mars, date d'entrée en vigueur de la loi annulant les marges arrières dans la grande distribution et permettant d'en faire dorénavant bénéficier le consommateur (faut voir...).
Bien, bien... encore faut-il choisir une méthode cohérente pour dynamiser la concurrence sous peine de dynamiter les droits déjà bafoués des intervenants du secteur de la distribution.
Faisons baisser les prix puisque l'on ne veut pas augmenter les salaires... sauf que le travailler plus pour gagner plus ne s'appliquera pas dans un secteur à la concurrence accrue mais deviendra du travailler plus pour gagner moins (et ce n'est pas qu'une vue de l'esprit).
Il y a un réel danger à accroître la compétition entre les grandes marques de distribution en France.
Si cela se produisait le résultat serait identique à ce qui se passe en Allemagne depuis 20 ans déjà. Un grand nombre de licenciements et des employés devant faire plus d'heures qu'auparavant pour un salaire moindre (en Allemagne le salaire net moyen pour un 39 heures chez les Hard-Discounter comme Aldi ou Lidl est de 800 euros !!).
Malheureusement, le consommateur lambda ne voit pas plus loin que le bout de son ticket-caisse... peu importe les conséquences (emplois de plus en plus précaires, licenciements, délocalisations de la production...) pourvu que la note baisse.
Invariablement, toute baisse des prix entraînera la volonté de pressurer d'autant les petits producteurs maraîchers (même si Mr Luc Châtel se défend d'une pareille pratique et entend créer une commission de surveillance il ne pourra lutter face au pouvoir des grands distributeurs sur un territoire aussi vaste que la France).
Ouvrir le marché à une plus grande concurrence, c'est ouvrir la boîte de pandore et permettre un nivellement des salaires vers le bas (déjà que les employeurs du secteur ne payent pas les temps de pause légaux à leurs employés, ce qui fait que la plupart ont une rémunération inférieure au smic horaire).
Le gouvernement s'imagine que la solution miracle réside dans le fait de mailler le territoire français de magasin hard-discount (sur le modèle allemand), il me semble qu'il s'agit d'une politique dangereuse pour l'emploi connaissant les méthodes de management de ce type d'enseignes.
De plus, il n'est pas évident que les consommateurs français acceptent de faire la totalité de leurs courses dans ce type d'enseignes où chaque produit n'a qu'une seule référence d'où pas de choix. Nous qui aimons comparer... terminé.
L'américain Wal-Mart référence en matière de politique de prix écrasés et de personnel mâté à exporter en Allemagne son concept de Hard-Discount via les marques Aldi et Lidl : rythmes de travail hachés, manques d’effectifs patents, heures supplémentaires non payées, pressions permanentes et salaires de misère.
Payer moins cher les produits alimentaires... oui, mais à quel prix pour les acteurs du secteur de la grande distribution employés, petits producteurs et sous-traitants qui bien souvent sont sans défense face aux diktats des grandes surfaces ?
Une réforme de la loi Galland qui régit les relations entre distributeurs et industriels, intervenue en décembre, assouplit le seuil de revente à perte et donne la possibilité de baisser les prix plus facilement qu'auparavant.
Oui, mais voilà aucun des acteurs ne veut payer pour permettre une baisse significative des prix.
A force de chercher toujours les prix les plus bas nous allons continuer à nous emprisonner nous-mêmes dans une société du chacun pour soi qui nous bouffe...
Serenity.
"Je veux prendre des initiatives visant à dynamiser la concurrence et faire baisser les prix." - François Fillon faisant le boulot de Luc Châtel Secrétaire d'Etat à la Consommation auprès du Ministère de l'Economie (décidément dans ce gouvernement les postes sont interchangeables... vive les chaises musicales).
Oui, oui il devient inssuportable de faire ses courses alimentaires depuis quelques temps. Oui, la vie devient hors de prix pour beaucoup de français (idem dans pas mal de pays européens).
Selon, les acteurs de la grande distribution la faute en est imputable à la hausse du prix des matières premières sur les marchés mondiaux (d'où hausses de prix des produits de 31% à 45% d'augmentation pour les spaghettis, 17% à 40% pour les yaourts, 10% à 44% pour le jambon, "ça n'augmente pas, ça flambe !", lit-on dans l'étude de l'INC à paraître dans le magazine 60 millions de consommateurs).
François Fillon a annoncé une "opération coup de poing" dès mardi avec pour objectif "de voir où sont les abus" qui ont conduit à de telles augmentations.
Ces hausses faramineuses ne viendraient-elles pas surtout d'une volonté dissimulée de faire un maximum de profits sur le dos des consommateurs avant le 1er mars, date d'entrée en vigueur de la loi annulant les marges arrières dans la grande distribution et permettant d'en faire dorénavant bénéficier le consommateur (faut voir...).
Bien, bien... encore faut-il choisir une méthode cohérente pour dynamiser la concurrence sous peine de dynamiter les droits déjà bafoués des intervenants du secteur de la distribution.
Faisons baisser les prix puisque l'on ne veut pas augmenter les salaires... sauf que le travailler plus pour gagner plus ne s'appliquera pas dans un secteur à la concurrence accrue mais deviendra du travailler plus pour gagner moins (et ce n'est pas qu'une vue de l'esprit).
Il y a un réel danger à accroître la compétition entre les grandes marques de distribution en France.
Si cela se produisait le résultat serait identique à ce qui se passe en Allemagne depuis 20 ans déjà. Un grand nombre de licenciements et des employés devant faire plus d'heures qu'auparavant pour un salaire moindre (en Allemagne le salaire net moyen pour un 39 heures chez les Hard-Discounter comme Aldi ou Lidl est de 800 euros !!).
Malheureusement, le consommateur lambda ne voit pas plus loin que le bout de son ticket-caisse... peu importe les conséquences (emplois de plus en plus précaires, licenciements, délocalisations de la production...) pourvu que la note baisse.
Invariablement, toute baisse des prix entraînera la volonté de pressurer d'autant les petits producteurs maraîchers (même si Mr Luc Châtel se défend d'une pareille pratique et entend créer une commission de surveillance il ne pourra lutter face au pouvoir des grands distributeurs sur un territoire aussi vaste que la France).
Ouvrir le marché à une plus grande concurrence, c'est ouvrir la boîte de pandore et permettre un nivellement des salaires vers le bas (déjà que les employeurs du secteur ne payent pas les temps de pause légaux à leurs employés, ce qui fait que la plupart ont une rémunération inférieure au smic horaire).
Le gouvernement s'imagine que la solution miracle réside dans le fait de mailler le territoire français de magasin hard-discount (sur le modèle allemand), il me semble qu'il s'agit d'une politique dangereuse pour l'emploi connaissant les méthodes de management de ce type d'enseignes.
De plus, il n'est pas évident que les consommateurs français acceptent de faire la totalité de leurs courses dans ce type d'enseignes où chaque produit n'a qu'une seule référence d'où pas de choix. Nous qui aimons comparer... terminé.
L'américain Wal-Mart référence en matière de politique de prix écrasés et de personnel mâté à exporter en Allemagne son concept de Hard-Discount via les marques Aldi et Lidl : rythmes de travail hachés, manques d’effectifs patents, heures supplémentaires non payées, pressions permanentes et salaires de misère.
Payer moins cher les produits alimentaires... oui, mais à quel prix pour les acteurs du secteur de la grande distribution employés, petits producteurs et sous-traitants qui bien souvent sont sans défense face aux diktats des grandes surfaces ?
Une réforme de la loi Galland qui régit les relations entre distributeurs et industriels, intervenue en décembre, assouplit le seuil de revente à perte et donne la possibilité de baisser les prix plus facilement qu'auparavant.
Oui, mais voilà aucun des acteurs ne veut payer pour permettre une baisse significative des prix.
A force de chercher toujours les prix les plus bas nous allons continuer à nous emprisonner nous-mêmes dans une société du chacun pour soi qui nous bouffe...
Serenity.
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Les prix augmentent parce que le coût du travail est trop important.
Le coût du travail est trop important parce que le niveau de protection sociale est trop élevé.
Le niveau de protection sociale est trop élevé parce qu'il a été créé lorsque les affaires marchaient bien et qu'on ne veut pas revenir dessus alors qu'il y a eu la mondialisation.
Alors ceux qui le peuvent augmentent leur prix pour essayer de retrouver de l'oxygène.
Mais ceux qui ne le peuvent pas sont obligés de partir ailleurs d'où les délocalisations.
Créer de la concurrence pour faire baisser les prix entrainera encore plus de délocalisations et le cercle vicieux continuera.
Augmenter les prix est sain, c'est essayer de survivre sur place.
Cela suscite de la demande de la part des salariés et de la négociation syndicale.
Cela permet aux entreprises d'embaucher si elles ont retrouvé leur marge.
MAIS cela crée de l'inflation, qui réduit la valeur patrimoine des possédants en monnaie, et ça ils n'aiment pas...
Faut penser positif non ?
Le coût du travail est trop important parce que le niveau de protection sociale est trop élevé.
Le niveau de protection sociale est trop élevé parce qu'il a été créé lorsque les affaires marchaient bien et qu'on ne veut pas revenir dessus alors qu'il y a eu la mondialisation.
Alors ceux qui le peuvent augmentent leur prix pour essayer de retrouver de l'oxygène.
Mais ceux qui ne le peuvent pas sont obligés de partir ailleurs d'où les délocalisations.
Créer de la concurrence pour faire baisser les prix entrainera encore plus de délocalisations et le cercle vicieux continuera.
Augmenter les prix est sain, c'est essayer de survivre sur place.
Cela suscite de la demande de la part des salariés et de la négociation syndicale.
Cela permet aux entreprises d'embaucher si elles ont retrouvé leur marge.
MAIS cela crée de l'inflation, qui réduit la valeur patrimoine des possédants en monnaie, et ça ils n'aiment pas...
Faut penser positif non ?
sur une réalité qui nous coûtera cher dans quelques années.
Aujourd'hui même les classes moyennes (cadres, fonctionnaires, commerçants) commencent à se nourrir dans le hard-discount... un signe que le poste de dépense alimentaire compte tenu des autres postes de dépense de ces ménages plus aisés a subi une baisse de pouvoir d'achat. Que dire des personnes au RMI et retraitées.
Aujourd'hui même les classes moyennes (cadres, fonctionnaires, commerçants) commencent à se nourrir dans le hard-discount... un signe que le poste de dépense alimentaire compte tenu des autres postes de dépense de ces ménages plus aisés a subi une baisse de pouvoir d'achat. Que dire des personnes au RMI et retraitées.
que vous relevez juste la constatation que tout nous amène sans que l'on s'en apercoive vers le hard-discount, donc vers un nivellement vers le bas de notre alimentation.
Demain, seuls les hauts revenus pourront faire leurs courses alimentaires dans les grandes surfaces traditionnels, de toute évidence la désertion de certaines catégories de consommateurs à déjà commencée...
Demain, seuls les hauts revenus pourront faire leurs courses alimentaires dans les grandes surfaces traditionnels, de toute évidence la désertion de certaines catégories de consommateurs à déjà commencée...
26/02/08 à 15h00
Comme vous y allez là, tout-de-même...
Ménagez-nous ménagez-nous, tous, "pauvres con(oui cons, souvent, mais c'est normal ça, non ? à commençer par moi ! nous sommes juste humains)sommateurs" "devant l'éternel".
En attendant, "la consommatrice wombat", eh bien, elle a une drôle de bonne
vision. Ah, le sujet n'est pas là.
Flûte ! Vous voyez : quand je vous le disais !
...
Ménagez-nous ménagez-nous, tous, "pauvres con(oui cons, souvent, mais c'est normal ça, non ? à commençer par moi ! nous sommes juste humains)sommateurs" "devant l'éternel".
En attendant, "la consommatrice wombat", eh bien, elle a une drôle de bonne
vision. Ah, le sujet n'est pas là.
Flûte ! Vous voyez : quand je vous le disais !
...
Coûts de fabrication, coûts de présentation (pas de rayons tous les produits sont laissés en boites pré-découpables à même le sol), coûts de production, coûts énergétiques serrés, mais surtout coûts salariaux extrêmement faibles...
Les coûts d'achats sont extrêmement faibles puisque les 9/10 des produits proviennent des centrales d'achat maison.
Les coûts d'achats sont extrêmement faibles puisque les 9/10 des produits proviennent des centrales d'achat maison.
Mangez moins.
----> OK, je sors.
----> OK, je sors.
-La négociation portant sur des quantités très importantes et sur des référencements moins étendus (gammes réduites) permet aussi malgré des prix négociés bas de conserver une marge nette interessante
sur la distribution classique :
-diminution des frais commerciaux car des marchés conclus pour une campagne, marché annuel ou sur plus longue échéance sans besoin de passer par les négociations en cascade de la distribution classique : centrale d'achat nationale >>cetrale d'achat regionale>>service achat magasin avec à chaque étape des ticket d'entréehors négociation globale
-ces contrats sont signés fermes sur les prix et quantités donc échappent aux re-negociation de circonstance...et permettent en production d'avoir un volant
de "produits dits matelas"
-souplesse organisationnelle dans la fabrication car le calendrier est aussi plus stable
-La négociation portant sur des quantités très importantes et sur des référencements moins étendus (gammes réduites) permet aussi malgré des coûts bas de conserver une marge nette interessante
- livraisons sur des points plate forme moins nombreux
- souvent plus de souplesse aussi sur le conditionnement...la encore
des frais sont parfois moindre des boites remplacées par des sachets
des boites moins travaillées en couleurs et en logo.
-Des pms et pas seulement un gouvernements sont demandeurs de tels marchés
- les fabricants belges, les suisses connaissent ces circuits depuis 15 ans.
La pertinence de ce choix économique est une autre orientation de choix
de société
-diminution des frais commerciaux car des marchés conclus pour une campagne, marché annuel ou sur plus longue échéance sans besoin de passer par les négociations en cascade de la distribution classique : centrale d'achat nationale >>cetrale d'achat regionale>>service achat magasin avec à chaque étape des ticket d'entréehors négociation globale
-ces contrats sont signés fermes sur les prix et quantités donc échappent aux re-negociation de circonstance...et permettent en production d'avoir un volant
de "produits dits matelas"
-souplesse organisationnelle dans la fabrication car le calendrier est aussi plus stable
-La négociation portant sur des quantités très importantes et sur des référencements moins étendus (gammes réduites) permet aussi malgré des coûts bas de conserver une marge nette interessante
- livraisons sur des points plate forme moins nombreux
- souvent plus de souplesse aussi sur le conditionnement...la encore
des frais sont parfois moindre des boites remplacées par des sachets
des boites moins travaillées en couleurs et en logo.
-Des pms et pas seulement un gouvernements sont demandeurs de tels marchés
- les fabricants belges, les suisses connaissent ces circuits depuis 15 ans.
La pertinence de ce choix économique est une autre orientation de choix
de société


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Serenity
publié le 26 février 08