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Murmurer
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catégorie : tranche de vie
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Debout, un instant, immobile, le temps se fige à mes pieds, la course des nuages tel un défi, je tente de ne pas tomber, la tête entre les mains
alors c'est à ça que ca ressemble....
un sentiment d'impuissance formidable, une sensation d'abandon intolerable, la certitude qu'au bout du compte tout est vain...
ses derniers mots flottent encore sur mes dentelles, sur mes voiles, sur mes foulards, comme en apesanteur, sans consistance, sans point d'ancrange...
je ne le verrai plus...il n'entendra plus mes silences, n'embrassera plus mes sourires, ses petits riens qui font de tout pour rien....
mon obsurité avait bien compris que sa presence n'etait plus souhaitable ni souhaitée, nos desirs brulants se retiraient de la pointe des rayons en laissant un ciel cierge de toute clarté, un PUCEAU de lumière....
les sons me parviennent de façon lointaine depuis ....ce sont des murmures qui ne lui sont plus destinés...
si seulement j'avais pu pleurer , laver de mes larmes le degout que m'inspire sa faiblesse....si seulement j'avais pu crier.... lui cracher a la gueule ma haine et m'en debarraser...
rien...
je restais calme
intacte en surface, brisée là si... là...
je n'ai pas la force ni le temps ni la patience d'ailleurs, de tomber dans les dedales de la depression cet etait là etant reservée a ceux qui n'ont rien d'autres a faire que de se masturber la tête ,, c'est trop lent trop lent pour se detruire, non je prefere un adversaire a ma hauteur...
l'amour declarant forfait, il me reste la mort...
ah lorsque la faucheuse se pointe, voila un dur combat , je fremis a l'idée de la combattre...lui sourit même, et le moment venu je la defie....
les tenebres de la fin me semblent bien plus seduisantes que la lueur de la vie, a quoi sert il de perdre son temps....autant l'utiliser à accelerer le deroulement d'une histoire où chaque mortel vivant connait l'epilogue.
quand on laisse faire le temps , la mort arrive inevitablement à un moment où elle ne nous interesse plus et on fini par l'aimer , autant precipiter la fin , hâter le destin, enfin ce que nous autres faisons passer pour le destin , par excès de facilité-preceder cette vie qui nous pousse bien vers la mort....
je tente de m'asseoir sur le sol legerement humide, même l'odeur fraiche coupée me devient inutile, cette odeur qui me donnait l'envie d'être heureuse , cette odeur là me detourne de mes idées morbides ...au bout du compte tout est vain....
si j'etais insecte je serai papillon ...bein voyons voila bien les mots de la banalité courante de quelques audacieux qui se considèrent encore vivants....
papillon , quoi de plus con qu'un papillon , il danse et se brûle les ailes se frôle aisemment aux flammes
et sans ailes on ne peut voler
et sans lui je ne peux sourire...
tiens je me delecte encore de ton souffle sur ma nuque , de ta presence , j'attends que tu viennes, que tu prennes, que tu m'emportes que tu me fermes les yeux que tu me lies et que tu fasses de moi ce que bon te semble, mon amant m'a tuée, il a eu raison de moi eu raison de ma raison, eu raison de mes abandons
je suis libre libre de partir libre de mourir prends moi....
un temps infini s'ecoule en incantations macabres et silencieuses , la vie n'est qu'une trainée une putain pourtant je prefere les putains à la vie, car elles ornent nos trottoirs, leurs bouches coquelicots vous offrent l'envie du plaisir, leurs robes flamboyantes vous offrent un rien de vie, un plaisir volé sur un grabat de quelques secondes mais c'est encore la vie , la vie est une putain mais j'aime les putains, pas la vie , pas les bourgeoises
de lourdes larmes presque des perles, je n'ai jamais eu de perles qui m'en aurait offert d'ailleurs mes fichus mes haillons ne peuvent porter ces belles parures,
donc des larmes de perles limpides presque belles tombent sous mes yeux dechainée pour ce soir je suis encore sauvée...

réactions : 11
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Voici les 11 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur

La vie est un miracle…*

Il ne faut pas souhaiter la mort, se n’est pas le plus important en tout cas, parce que la mort viendra quoi qu’il arrive, l’important c’est de se battre contre la mort par respect à la vie.

même dans ta réac, ils manquent... Cela n'enlève rien au texte, au contraire cela donne une lecture de plus, c'est ce que je voulais souligner. La précipitation permet de ne pas perdre le fil, se relire (sens propre et figuré) permet encore moins de ne pas perdre le fil, comme un point sur le I.
en relisant je constate des fautes , cela n'enleve rien au texte mais cela reste important, je l'ai tapé dans la precipitation,
aimer se dechirer est toujours un grand sujet , et les accents je n'ai jamais su les inscrire, lorsque sur mes petits papiers je pense a mes mots ils sont comme moi sans ordre...
 01/10/07 à 17h14
On ne se sauve jamais de soi.

Excès de facilité ? Quelle étrange réponse à l'attirance qui lie deux êtres. Je dirais plutôt un excès de négligence de part et d'autre peut-être.

Une faiblesse certainement sans point d'ancrage mais sans peur et sans haine.

La vie est une putain, voila bien un mot d'une banalité courante.

très beau comm.
 28/09/07 à 11h32
les accents où ils doivent être au propre comme au figuré?!
Une putain de vie oui mais putain y'a toujours du bon dans la vie....
 27/09/07 à 23h35
Arbaces
sont l'exception qui confirme la vie.
très beau texte,reflet de votre desespoir
 27/09/07 à 20h22