Le temps s’égrène avec lenteur. Insomnie. Pas d’angoisse ni de stress, juste l’impossibilité du sommeil. Trop fatiguée pour lire, paupières closes, je respire la nuit. Me parviennent alors comme en songe les plaintes lancinantes d’un Tambura. Je sombre enfin.
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Emmitouflés dans leurs vestes, ils descendent l’escalier quatre à quatre.
Il y a ce matin sur la ville une lumière de fin du monde. La pluie n’a cessé de la nuit et prend à l’instant l’aspect du déluge.
Quelques minutes plus tard, leurs pas, à nouveau dans l’escalier. La porte s’ouvre, ils m’appellent et je les trouve sur le palier, dégoulinants, trempés jusqu’à la moelle, riant aux éclats d’avoir affronté un instant la violence des éléments.
Comme ils sont beaux dans la joie de ce défi jeté au ciel !
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J’émergeais à peine d’un sommeil lourd, bercée par les mouvements irréguliers du train. Assis face à moi, un homme portant une redingote noire faisait tourner entre ses doigts son chapeau haut-de-forme parfaitement lustré. Sur la tablette qui nous séparait, reposait, ouvert, un boîtier à cigarettes en argent frappé. À l’intérieur, quelques papiers froissés, un ticket de métro, un billet de vingt euros pliés en huit et la photo vieillie d’une enfant ; portrait noir et blanc de photomaton.
Et si…
J’ai refermé les yeux.
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De l’autre côté de l’allée, face à face, deux hommes. L’un se tasse peu à peu sur lui-même, dans l’attitude du petit garçon pris en faute, l’autre tente de le rassurer, maladroitement, comme le font parfois les pères qui ne savent pas trop comment allier douceur et virilité. Seules des bribes de leur conversation me parviennent. Suffisamment cependant pour que je comprenne la situation. Le chef de train passe en supervision et il ne possède pas la dernière version des fiches de service référence … (suit une longue série de chiffres qui m’échappent). Dans la montagne de papier qu’il sort de sa sacoche noire, impossible de mettre la main sur ces fameuses fiches ! Et ça semble grave…
Heureusement qu’il a la lampe de poche réglementaire, les piles de rechange et la trousse de premiers secours. Parce que sur les papiers, il le dit lui-même, sur les papiers, il n’est pas bon.
À mesure que son malaise augmente, d’un geste las, le contrôleur ôte sa casquette, puis sa veste, dénoue enfin le nœud de sa cravate. Comme s’il se défaisait ainsi des marques d’un prestige dont il ne doit plus se sentir digne.
Le superviseur alors lui demande : « Et ta maison ? Vous avez commencé les travaux ? »
Magie des mots qui soudain permettent au monde de reprendre sa place. Le contrôleur se redresse : « Oui, nous avons reçu le permis de construire. On commence la semaine prochaine ! »
Et dans un mouvement qui a retrouvé de sa superbe, il enfile sa veste, enfonce sa casquette sur son crâne et resserre le nœud de sa cravate.
À quoi tiennent nos certitudes ?
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L’été s’est oublié. Ce sont des choses qui arrivent.
Louise
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Voici les 21 dernières réactions à ce commentaire
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il y a plus de trois, il semblerait que j'ai encore construit un chateau à saint-ouen de mes seules mains.
j'ai pas eu le message et serai ravie de te voir. on est pas là tou le temps en juillet appelle.
mb
j'ai pas eu le message et serai ravie de te voir. on est pas là tou le temps en juillet appelle.
mb
mais on n'a pas la certitude de ce que cela sera
ai fait 2 en serbie
des old school
figer le temps
cristalliser les petits bonheurs
des old school
figer le temps
cristalliser les petits bonheurs
... où alors était-ce au delà ?


Stefano... Ciel !
Prunelle... Montre tes mains ! Oui, bon, ça va...

Dreamclic... Osons l'été !
on cueille des fleurs de songes même avec la timidité de l'été! Sperbe texte.
29/06/07 à 13h09
là c'est le silence (enfin plus maintenant). j'aime bien ton découpage du texte Louise.
Mais là quand l'été s'oublie, on s'en lave pas les mains...;.)
Mais là quand l'été s'oublie, on s'en lave pas les mains...;.)

(j'essaie de traduire un soupir avec des signes typographiques... j'y arrive pas !
)
)Promis, l'année prochaine je m'attaque à Air France !
Enfin, faudra voir les conditions aussi, hein.
à elle de nous faire préférer le train....
Miss K... Attention tout de même à ne pas vous fouler une cheville !
Incorrigible... Rassurés ? Quelle horreur !
Martin... "Je redoute l'hiver parce que c'est la saison du confort !" Arthur Rimbaud (Oui, enfin, ça se discute !)
Mac...

Loopy... Certes, certes...
Folle A... Un gâteau aux raisins, pour moi, merci.

juste une tit bise.
crois qu'il va faire un peu plus chaud, aujourd'hui.
vais chercher les croissants
puis relire votre com en sirotant mon café

crois qu'il va faire un peu plus chaud, aujourd'hui.
vais chercher les croissants
puis relire votre com en sirotant mon café

29/06/07 à 02h19
Bon, jdç, jdr, hein
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...hypnotiques et rassurantes compagnes de notre réalité.
Rêve, effrayante confrontation à notre vérité.
Louise, vraiment, il n'y a plus de saison!
Rêve, effrayante confrontation à notre vérité.
Louise, vraiment, il n'y a plus de saison!
Nous voilà rassurés.



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louise_brooks
publié le 29 juin 07