Une grande table dressée au doigt et à l’œil évitant que le cristal ne se bagarrât, des couverts bien polish en argent de sortie rubans croisés, assiettes emboîtées au plus près d’un liseré doré, à la feuille s’il vous plaît. Bouquets à la Jean-François Bony en trônes, serviettes de lin brodées à la génération initiale, les bouches seront torchées bavardant des ancêtres. Repose couverts entre deux fourchetées, coupelles de bouteilles entre deux lampées, antichambre du palais, les yeux en parvis et les narines flattés par quelque menu de richesse affichée.
Quel grand soir de réjouissance, les fauteuils empire, velours relieffé d’abeilles réclament leurs hôtes, placés par petites cartes pliées dominatives de grand conseil, le chapon en sue des perles et s’amuse de sa propre farce… Cette fois ils ne vont pas tarder à arriver !
Le bruit d’une clochette tendue par fil rouillé jusqu’à la poignée de bronze ? Non… seulement la petite église oubliée faisant fuir quelques pigeons non-apprêtés. Un klaxon, des roues sur les gravillons bordant le grand portail ? Non… seulement un doublement imprudent de gens pressés. Quelques voix tamisées et familières ? Non… seulement un groupe d’enfants aux voix enjouées de quelque partie de chat perché en bordure de désobéissance.
Bougies, tenez-vous un peu tranquilles, ils vont bientôt arriver ! Regardez-vous pleurer jusqu’au linceul de ce festin brodé, que vont dire les invités ?
Parents, enfants, amis disparus, bonheurs emportés, pour vous cette table je l’ai mise, je bois ces larmes calices de votre absence si tendrement versées, je bois à votre éternité, comment pourrais-je oublier et même si je le voulais ? Lasse et vous absents, hélas je me repais encore du terrestre et vous d’un autre temps. Que ces faits soient fêtes et que cette table vous hurle l’infini de mon respect !
Quel grand soir de réjouissance, les fauteuils empire, velours relieffé d’abeilles réclament leurs hôtes, placés par petites cartes pliées dominatives de grand conseil, le chapon en sue des perles et s’amuse de sa propre farce… Cette fois ils ne vont pas tarder à arriver !
Le bruit d’une clochette tendue par fil rouillé jusqu’à la poignée de bronze ? Non… seulement la petite église oubliée faisant fuir quelques pigeons non-apprêtés. Un klaxon, des roues sur les gravillons bordant le grand portail ? Non… seulement un doublement imprudent de gens pressés. Quelques voix tamisées et familières ? Non… seulement un groupe d’enfants aux voix enjouées de quelque partie de chat perché en bordure de désobéissance.
Bougies, tenez-vous un peu tranquilles, ils vont bientôt arriver ! Regardez-vous pleurer jusqu’au linceul de ce festin brodé, que vont dire les invités ?
Parents, enfants, amis disparus, bonheurs emportés, pour vous cette table je l’ai mise, je bois ces larmes calices de votre absence si tendrement versées, je bois à votre éternité, comment pourrais-je oublier et même si je le voulais ? Lasse et vous absents, hélas je me repais encore du terrestre et vous d’un autre temps. Que ces faits soient fêtes et que cette table vous hurle l’infini de mon respect !
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Quoi de pire que la mort si ce n'est l'oubli...
face à l'absence qui blesse et à l'espoir d'une invisible présence !
Serenity.
Serenity.
au-delà des mots s'esquisse le tableau...et pourquoi me vient-il à l'esprit Lord Byron .
«On pleure mais on finit par sourire ; et tout en souriant on pleure.»
«On pleure mais on finit par sourire ; et tout en souriant on pleure.»
... si marquée par l'histoire et ses modes de vie ! rêvez vous de vous de revenir adulte dans votre vie d'enfant ?
J'aime l'idée de rougeazur. Oui, c'est vrai, c'est sûr, un être de passage va venir s'asseoir à la table. Il porte l'Espérance du creux de l'hiver, et va inscrire sa médiation entre deux mondes dans un avenir renouvelé. Veillez à ce qu'on lui ouvre le portail !
Palatine, avec vos voeux d'outre monde, vous nous offrez une plume extraordinairement touchante !
J'aime l'idée de rougeazur. Oui, c'est vrai, c'est sûr, un être de passage va venir s'asseoir à la table. Il porte l'Espérance du creux de l'hiver, et va inscrire sa médiation entre deux mondes dans un avenir renouvelé. Veillez à ce qu'on lui ouvre le portail !
Palatine, avec vos voeux d'outre monde, vous nous offrez une plume extraordinairement touchante !
23/12/07 à 09h00
FIGURINE
de gré ou de force ,j'peux plus supporter les absents,quel que l'endroit où ils s'effacent le dicton ne ment pas: ILS ONT TOUJOURS TORT! puisque "ces faits" doivent être "fêtes" fais couler le champagne à gogo ,qu'ils roulent sous la table jusqu'à ce que mort s'en suive...repais toi et repais nous de tes mots
taillés au diamant.
taillés au diamant.
23/12/07 à 00h04
pourrait bien s'inviter à notre table, dans notre vie... qui sait, peut être une vieille connaissance en fait...
les convives sont assez nombreux.
22/12/07 à 23h18
22/12/07 à 23h17
Merci de tout coeur pour votre réaction sensible.
Une pensée à celle qui est au bord du banquet, j'espère
qu'elle refusera votre invitation une fois encore .
qu'elle refusera votre invitation une fois encore .
la joie des préparatifs et la douleur de l'absence. Tout est dit.


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palatine
publié le 22 déc. 07