"D'ici là, je sais que je ne vaux plus rien pour ce monde lui-même et qu'à partir du moment où j'ai renoncé à tuer, je me suis condamné à un exil définitif. Ce sont les autres qui feront l'histoire. [...] Je dis seulement qu'il y a sur cette terre des fléaux et des victimes et qu'il faut autant qu'il est possible, refuser d'être avec le fléau."
Refuser d'être une victime. Et refuser d'être avec le fléau.
Résister.
S'engager dans la résistance.
Prendre parti. Prendre le risque de s'engager.
Pouvoir se dégager de préoccupations personnelles pour s'engager.
Qui n'est pas prêt à mourir pour sauver sa vie ?
N'est-ce là qu'un paradoxe ?
Que signifie sauver sa vie ?
Vivre à tout prix, même artificiellement, - une tendance actuelle.
Qui n'est pas prêt à mourir pour sauver sa liberté, sa dignité ?
Les "sans-papiers" n'ont plus rien à perdre !
Ils préféreront mourir ici que de retourner vivre là-bas.
Ils mettent leur vie en jeu ; leur dignité est à ce prix.
Mais la France n'échappe pas au fléau qui court le monde et qu'on nomme " néolibéralisme ". Comme la peste, il frappe un peu partout, mais tant qu'on n'est pas touché, on peut encore le regarder comme des données statistiques, relativement abstraites. Ce qu'on appelle "l'information".
L'enfant terrible du mondialisme. La gangrène de l'humanité.
Ce fléau se propage d'autant mieux qu'il fait miroiter l'appât du gain : "gagner plus".
A quelle fin ? "Consommer plus" !
La belle affaire !
"Rejoignez-nous ! Enrichissez-vous !"
"Vous êtes en mal d'amour ? Compensez ! Consommez ! Enrichissez-vous !"
Comment ne pas être avec ce fléau du gain ?
Comment résister à l'appât du gain sans une éthique ?
Comment avoir d'autres valeurs dans ce monde que l'argent, l'accumulation ?
Ce que je recherche ce n'est pas une morale ni un système philosophique ni une politique sociale ni une drogue qui m'aiderait à vivre ; ce que je recherche c'est une éthique qui ne me fasse pas oublier cette question "Comment vivre ?" et qui se méfie des réponses trop rapides, trop définitives.
Comment vivre ici et ne pas être avec ?
Ne rien faire, c'est déjà d'une certaine façon collaborer.
Résister, un impératif moral qu ne dit rien quant à l'éthique à adopter.
Exister pour résister. Faire exister d'autres valeurs.
Leur donner une visibilité. Vivre sa pensée au grand jour.
Dans son boulot, dans ses achats, dans ses refus, dans ses allées et venues, dans ses réseaux...
Peut-on en faire moins qu'une éthique de vie ?
La belle "à faire" n'est pas dans le sac !
"[Cette chronique] ne pouvait être que le témoignage de ce qu'il avait fallu accomplir et que, sans doute, devraient accomplir encore, contre la terreur et son arme inlassable, malgré leurs déchirements personnels, tous les hommes qui, ne pouvant être des saints et refusant d'admettre les fléaux, s'efforceront cependant d'être des médecins."
La peste de Camus, au-delà des tiraillements personnels de son auteur disséminés dans tous ses personnages, reste une belle invitation à s'engager collectivement dans la résistance.
Refuser d'être une victime. Et refuser d'être avec le fléau.
Résister.
S'engager dans la résistance.
Prendre parti. Prendre le risque de s'engager.
Pouvoir se dégager de préoccupations personnelles pour s'engager.
Qui n'est pas prêt à mourir pour sauver sa vie ?
N'est-ce là qu'un paradoxe ?
Que signifie sauver sa vie ?
Vivre à tout prix, même artificiellement, - une tendance actuelle.
Qui n'est pas prêt à mourir pour sauver sa liberté, sa dignité ?
Les "sans-papiers" n'ont plus rien à perdre !
Ils préféreront mourir ici que de retourner vivre là-bas.
Ils mettent leur vie en jeu ; leur dignité est à ce prix.
Mais la France n'échappe pas au fléau qui court le monde et qu'on nomme " néolibéralisme ". Comme la peste, il frappe un peu partout, mais tant qu'on n'est pas touché, on peut encore le regarder comme des données statistiques, relativement abstraites. Ce qu'on appelle "l'information".
L'enfant terrible du mondialisme. La gangrène de l'humanité.
Ce fléau se propage d'autant mieux qu'il fait miroiter l'appât du gain : "gagner plus".
A quelle fin ? "Consommer plus" !
La belle affaire !
"Rejoignez-nous ! Enrichissez-vous !"
"Vous êtes en mal d'amour ? Compensez ! Consommez ! Enrichissez-vous !"
Comment ne pas être avec ce fléau du gain ?
Comment résister à l'appât du gain sans une éthique ?
Comment avoir d'autres valeurs dans ce monde que l'argent, l'accumulation ?
Ce que je recherche ce n'est pas une morale ni un système philosophique ni une politique sociale ni une drogue qui m'aiderait à vivre ; ce que je recherche c'est une éthique qui ne me fasse pas oublier cette question "Comment vivre ?" et qui se méfie des réponses trop rapides, trop définitives.
Comment vivre ici et ne pas être avec ?
Ne rien faire, c'est déjà d'une certaine façon collaborer.
Résister, un impératif moral qu ne dit rien quant à l'éthique à adopter.
Exister pour résister. Faire exister d'autres valeurs.
Leur donner une visibilité. Vivre sa pensée au grand jour.
Dans son boulot, dans ses achats, dans ses refus, dans ses allées et venues, dans ses réseaux...
Peut-on en faire moins qu'une éthique de vie ?
La belle "à faire" n'est pas dans le sac !
"[Cette chronique] ne pouvait être que le témoignage de ce qu'il avait fallu accomplir et que, sans doute, devraient accomplir encore, contre la terreur et son arme inlassable, malgré leurs déchirements personnels, tous les hommes qui, ne pouvant être des saints et refusant d'admettre les fléaux, s'efforceront cependant d'être des médecins."
La peste de Camus, au-delà des tiraillements personnels de son auteur disséminés dans tous ses personnages, reste une belle invitation à s'engager collectivement dans la résistance.
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Yanmula, c'est ce que je te souhaite...
http://fr.youtube.com/watch?v=Y_mfQzFrJq4
http://fr.youtube.com/watch?v=Y_mfQzFrJq4
Le dire aux enfants par l'exemple que l'on donne ! Pour ce qui est des mots tout dépend de l'âge. Mon fils a 5 ans et je préfère le laisser dans l'innocence de son âge, c'est-à-dire tout à ses jeux. Mais je réponds à ses questions... comme je peux !
mais il faut les choisir, sélectionner et s'y tenir à long terme . Car il ne s'agit pas de s'éparpiller , se prendre pour des sauveurs indispensables, s'affoler de tout .
Avoir une éthique de vie est indispensable , c'est ce qui donne une dignité , une ouverture, un maintien les yeux ouverts, nous permet d'avoir le nom : d'Homme.
Avoir une éthique de vie est indispensable , c'est ce qui donne une dignité , une ouverture, un maintien les yeux ouverts, nous permet d'avoir le nom : d'Homme.
de se "faire la belle" devant les fléaux,dur programme...bénie soit la poésie
indispensable béquille!
indispensable béquille!
08/10/07 à 01h38
perso, en ce moment, à part me recroqueviller dans les pages des livres et cahiers d'écoliers, chercher des pistes entre les lignes... je ne sais pas.
on ne peut même pas devenir ermite pour de vrai.
on ne peut même pas devenir ermite pour de vrai.




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YanMula
publié le 8 oct. 07