Ce soir, moment de grand bonheur : "Roméo et Juliette" de Preljocaj.
J’y étais allée méfiante, ayant gardé une opinion mitigée du chorégraphe « aixois ». Un souvenir de souffrance dans la cour d’honneur du Palais des Papes à Avignon. Il était question de méduses et d’épousailles, en fait j’avais plutôt vécue l’expérience comme une trahison et une supercherie gigantesque.
Bien sûr me direz vous, c’était de l’avant-gardisme, le même qui a poussé Picasso a coller des boites de camembert sur des tableaux qui se sont vendus des centaines de millions de francs ! Ouais, à la rigueur, il faut accepter l’ouverture, mais on se demande parfois où est la limite du "foutage de gueule " surtout quand on se permet de masquer un sublime passage de Vivaldi par des bruits de scies, grinçantes à souhait.
Mais ça c’est du passé. Ce soir moment d’émotion intense, la perfection ! Une chorégraphie sensible et esthétique à pleurer de joie, sur une musique de Prokofiev agrémenté de bruitages futuristes certes, mais avec un sens, et qui donnent un relief à cette magnifique et universelle histoire d’amour tragique.
Une chorégraphie pourtant très innovante, mais vraie, harmonieuse, parfois violente. Comme les corps sont beaux !
En rentrant à pied chez moi, dans les rues de la ville encore animée, j’avais le sourire aux lèvres et je savourais le plaisir de marcher seule, habitée par la musique et le mouvement des corps.
Merci Angelin !
J’y étais allée méfiante, ayant gardé une opinion mitigée du chorégraphe « aixois ». Un souvenir de souffrance dans la cour d’honneur du Palais des Papes à Avignon. Il était question de méduses et d’épousailles, en fait j’avais plutôt vécue l’expérience comme une trahison et une supercherie gigantesque.
Bien sûr me direz vous, c’était de l’avant-gardisme, le même qui a poussé Picasso a coller des boites de camembert sur des tableaux qui se sont vendus des centaines de millions de francs ! Ouais, à la rigueur, il faut accepter l’ouverture, mais on se demande parfois où est la limite du "foutage de gueule " surtout quand on se permet de masquer un sublime passage de Vivaldi par des bruits de scies, grinçantes à souhait.
Mais ça c’est du passé. Ce soir moment d’émotion intense, la perfection ! Une chorégraphie sensible et esthétique à pleurer de joie, sur une musique de Prokofiev agrémenté de bruitages futuristes certes, mais avec un sens, et qui donnent un relief à cette magnifique et universelle histoire d’amour tragique.
Une chorégraphie pourtant très innovante, mais vraie, harmonieuse, parfois violente. Comme les corps sont beaux !
En rentrant à pied chez moi, dans les rues de la ville encore animée, j’avais le sourire aux lèvres et je savourais le plaisir de marcher seule, habitée par la musique et le mouvement des corps.
Merci Angelin !
réactions : 6
lectures : 438
votes : 5
Voici les 6 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
et fermer la boite à camembert pour les avant -gardes.... qui a eu lieu il y a plus d'un siècle .. il aimait pas le camembert l'espagnol faut croire!
24/05/08 à 15h02
lola99
vu toutes ses créations. Ou peut-être n'ai je pas eu le même ressenti.
Mais je confirme, son ''Roméo et Juliette'' est sublime. J'ai vu ce ballet 2 fois à qquels années d'intervalle et le reverrais encore volontiers.
Mais je confirme, son ''Roméo et Juliette'' est sublime. J'ai vu ce ballet 2 fois à qquels années d'intervalle et le reverrais encore volontiers.

*****
Je suis dégoûtée
Encore un truc que j'ai raté
Trop inzuste...
Encore un truc que j'ai raté
Trop inzuste...
Petite note complémentaire, les décors sont de Enki Bilal


Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 










Marie-Constance
publié le 24 mai 08