[Synopsis « J'avais une ferme en Afrique »... Karen Blixen (Meryl Streep), une jeune aristocrate danoise, rejoint le Kenya - à l'époque, colonie britannique - pour épouser le frère de l'amant qui n'a pas voulu d'elle. Elle en vient vite à éprouver un amour profond pour l'Afrique, alors que l'Europe entre dans la 1re Guerre mondiale. Elle s'acharne à faire pousser des caféiers sur les terres nues et désolées de sa ferme, dans l'espoir de protéger la tribu africaine qui y vit. Délaissée par son mari volage, Karen s'éprend violemment d'un chasseur, Denys (Robert Redford), aussi libre et farouche que les fauves qu'il poursuit.
Ce film est une adaptation de La Ferme africaine, un roman autobiographie de Karen Blixen.]
JE ne connaissais pas ce « film au 7 Oscars » (Oscar du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario adapté, meilleure photographie, meilleure direction artistique, meilleure musique et meilleur son en 1986).
Parfois c’est la mort qui nous fait découvrir les plus grands chefs-d’œuvre. (réflexion idiote ?).
20H50, Hier soir sur France 3.
Émerveillée, je n’ai pas les mots pour apporter une critique au film.
Sublime.
Voici mes impressions en petites « touches » et ce qu’elles évoquent dans mon « imaginaire » par ricochets.
Le personnage principal (Karen ) est née au Danemark. Elle aime raconter des histoires. Tradition de la conteuse. Je pense à Clarissa Pinkolas Estes. Et je pense à la petite sirène d’Andersen. Have You Got A Story For Me ? (parallèle avec dessine –moi un mouton).
L’action se passe en Afrique. Le Kenya. LE café. Je pense aux colonies. Exploitations des colonies. Le café. Le commerce équitable de nos jours.
Le café, boisson noire. Boisson chaude. Végétal. Plante, racines. Enracinement. Le film est l’histoire d’un enracinement dans une autre culture. Le retour provisoire en Europe (pour se soigner) est vécu dans la déchirure. Volonté de retrouver l’Afrique dans la maison de la grand-mère. Épisode raconté par la voix off (point faible du film ?).
Kenya. L’objectif premier était d’élever des bêtes et non des plantes.
Du café sur un sol qui a priori n’est pas fait pour ça.
Il faut attendre trois quatre ans.
La patience.
CAfé. Turque. Proverbe: Le café doit être noir comme l'enfer, fort comme la mort et doux comme l'amour. L'AMOUR.
Kenya : animaux sauvages. Amour sauvage ? scène de la lionne. Ne pas montrer sa peur, si on ne veut pas être dévoré. Pareil en amour. À avoir trop peur que l’autre s’éloigne, que l’autre ne nous appartienne pas on finit par être dévoré par la jalousie ou un semblant de jalousie.
« J'avais une ferme en Afrique « …la quête de soi, d’un chez-soi ailleurs.
Le café.
Mûrissement du café, Mûrissement de la femme et de l’amour. chanson qui me revient: "couleur café" :"L'amour sans philosopher C'est comme le café Très vite passé".
Absence de l’enfant (par la faute de l’autre). Apprentissage de la générosité. « ce qui ne me détruit pas me rend fort » et bon. L’école. Les soins pour une jambe malade. Pour marcher, courir, vivre.
Intervention de la nature. « Dieu est grand ». Une fois par l’eau (inondation). Seconde et dernière fois, épreuve finale : le feu. Tout les sens du verbe « éprouver ». un malheur n’arrive jamais seul.
L’eau. Souvenirs de (ma) lecture de Bachelard: "La mort quotidienne n'est pas la mort exubérante du feu qui perce le ciel de ses flèches ; la mort quotidienne est la mort de l'eau. L'eau coule toujours, l'eau tombe toujours, elle finit toujours en sa mort horizontale. Dans d'innombrables exemples nous verrons que pour l'imagination matérialisante la mort de l'eau est plus songeuse que la mort de la terre : la peine de l'eau est infinie.
(...)
La plus belle des demeures serait pour moi au creux d'un vallon, au bord d'une eau vive, dans l'ombre courte des saules et des osières.
(L'Eau et les Rêves, éd. José Corti, 1942, pp. 9-11")
L’eau : sensualité. Scène du bain (laver les cheveux de l’autre).
La musique : le gramophone. Mozart. « Je cherche les notes qui s'aiment » a-t-il écrit. Je pense à la marche turque, aux influences orientales. Mozart l’égyptien.
C’est la marche africaine. Chant rythmant la marche, les voyages. Musique de la voix noire. Je pense au jazz. Thème (redondant) du film. Enchantement. Symbolique du chant coupé. Ah ! C’est du John Barry (excellent.. le même qui a fait la musique de Danse avec les loups) !
Quel pouvoir de suggestion des notes !
La musique « traditionnelle »…où est-ce qu’ »il » est allé trouver ça ?
On suit les inventions. Tous les moyens de transports : train, carrosse, voiture et finalement « avion ».
Expérience de l’aéroplane : avoir une vision de haut. Fleuve serpentant les champs.
Expérience du vol, à deux. Une façon de « planer », ensemble.
Aéroplane…Icare. IL finit par s’écraser. Je pense à Saint-Exupéry (dont le mystère de la disparition » a été résolu récemment). Saint-Exupéry et la fin du Petit Prince.
Amour. Au féminin. Liberté d’aimer. Amour et engagement. Le sens du mariage. L’amour qui enchaîne. L’amour qui libère. « Sur la route de Madison » s’impose à moi.
« Je te l’interdis » la phrase détestable pour qui veut vivre sans entraves. Cela me renvoie inéluctablement à Mai 68.
Ce film est une adaptation de La Ferme africaine, un roman autobiographie de Karen Blixen.]
JE ne connaissais pas ce « film au 7 Oscars » (Oscar du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario adapté, meilleure photographie, meilleure direction artistique, meilleure musique et meilleur son en 1986).
Parfois c’est la mort qui nous fait découvrir les plus grands chefs-d’œuvre. (réflexion idiote ?).
20H50, Hier soir sur France 3.
Émerveillée, je n’ai pas les mots pour apporter une critique au film.
Sublime.
Voici mes impressions en petites « touches » et ce qu’elles évoquent dans mon « imaginaire » par ricochets.
Le personnage principal (Karen ) est née au Danemark. Elle aime raconter des histoires. Tradition de la conteuse. Je pense à Clarissa Pinkolas Estes. Et je pense à la petite sirène d’Andersen. Have You Got A Story For Me ? (parallèle avec dessine –moi un mouton).
L’action se passe en Afrique. Le Kenya. LE café. Je pense aux colonies. Exploitations des colonies. Le café. Le commerce équitable de nos jours.
Le café, boisson noire. Boisson chaude. Végétal. Plante, racines. Enracinement. Le film est l’histoire d’un enracinement dans une autre culture. Le retour provisoire en Europe (pour se soigner) est vécu dans la déchirure. Volonté de retrouver l’Afrique dans la maison de la grand-mère. Épisode raconté par la voix off (point faible du film ?).
Kenya. L’objectif premier était d’élever des bêtes et non des plantes.
Du café sur un sol qui a priori n’est pas fait pour ça.
Il faut attendre trois quatre ans.
La patience.
CAfé. Turque. Proverbe: Le café doit être noir comme l'enfer, fort comme la mort et doux comme l'amour. L'AMOUR.
Kenya : animaux sauvages. Amour sauvage ? scène de la lionne. Ne pas montrer sa peur, si on ne veut pas être dévoré. Pareil en amour. À avoir trop peur que l’autre s’éloigne, que l’autre ne nous appartienne pas on finit par être dévoré par la jalousie ou un semblant de jalousie.
« J'avais une ferme en Afrique « …la quête de soi, d’un chez-soi ailleurs.
Le café.
Mûrissement du café, Mûrissement de la femme et de l’amour. chanson qui me revient: "couleur café" :"L'amour sans philosopher C'est comme le café Très vite passé".
Absence de l’enfant (par la faute de l’autre). Apprentissage de la générosité. « ce qui ne me détruit pas me rend fort » et bon. L’école. Les soins pour une jambe malade. Pour marcher, courir, vivre.
Intervention de la nature. « Dieu est grand ». Une fois par l’eau (inondation). Seconde et dernière fois, épreuve finale : le feu. Tout les sens du verbe « éprouver ». un malheur n’arrive jamais seul.
L’eau. Souvenirs de (ma) lecture de Bachelard: "La mort quotidienne n'est pas la mort exubérante du feu qui perce le ciel de ses flèches ; la mort quotidienne est la mort de l'eau. L'eau coule toujours, l'eau tombe toujours, elle finit toujours en sa mort horizontale. Dans d'innombrables exemples nous verrons que pour l'imagination matérialisante la mort de l'eau est plus songeuse que la mort de la terre : la peine de l'eau est infinie.
(...)
La plus belle des demeures serait pour moi au creux d'un vallon, au bord d'une eau vive, dans l'ombre courte des saules et des osières.
(L'Eau et les Rêves, éd. José Corti, 1942, pp. 9-11")
L’eau : sensualité. Scène du bain (laver les cheveux de l’autre).
La musique : le gramophone. Mozart. « Je cherche les notes qui s'aiment » a-t-il écrit. Je pense à la marche turque, aux influences orientales. Mozart l’égyptien.
C’est la marche africaine. Chant rythmant la marche, les voyages. Musique de la voix noire. Je pense au jazz. Thème (redondant) du film. Enchantement. Symbolique du chant coupé. Ah ! C’est du John Barry (excellent.. le même qui a fait la musique de Danse avec les loups) !
Quel pouvoir de suggestion des notes !
La musique « traditionnelle »…où est-ce qu’ »il » est allé trouver ça ?
On suit les inventions. Tous les moyens de transports : train, carrosse, voiture et finalement « avion ».
Expérience de l’aéroplane : avoir une vision de haut. Fleuve serpentant les champs.
Expérience du vol, à deux. Une façon de « planer », ensemble.
Aéroplane…Icare. IL finit par s’écraser. Je pense à Saint-Exupéry (dont le mystère de la disparition » a été résolu récemment). Saint-Exupéry et la fin du Petit Prince.
Amour. Au féminin. Liberté d’aimer. Amour et engagement. Le sens du mariage. L’amour qui enchaîne. L’amour qui libère. « Sur la route de Madison » s’impose à moi.
« Je te l’interdis » la phrase détestable pour qui veut vivre sans entraves. Cela me renvoie inéluctablement à Mai 68.
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Voici les 8 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
30/05/08 à 19h49
qui regardait en l'air, non ?
Et qu'avait écrit tout plein de commentaires ?
Et qu'avait écrit tout plein de commentaires ?
Je crois qu'elle l'a signalé quelque part, au détour d'une réaction.
Ou bien j'ai rien compris.
Rassurez-moi.
Bises de la Chris.
Ou bien j'ai rien compris.
Rassurez-moi.
Bises de la Chris.
C'est beau, c'est romantique, c'est triste et gai ... enfin j'aime quoi.
C'est comme "Sur la route de Madison" ou "Bagdad café" : je ne me lasse pas de lire des commentaires les concernant.
Merci et bises.
C'est comme "Sur la route de Madison" ou "Bagdad café" : je ne me lasse pas de lire des commentaires les concernant.
Merci et bises.


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mysteryy
publié le 30 mai 08