"Pas besoin de gril : l'Enfer, c'est les Autres."
Sartre nous décrit dans Huis Clos sa propre vision de l'enfer, résumée toute entière dans cette sentence de Garcin.
Imaginez passer l'éternité entouré de deux personnes, au demeurant inconnues, vous faisant prendre conscience de vos actes, vous retranchant derrières vos dernières défenses, vous poussant au suicide, acte impossible évidemment. Tour à tour vous tentez de faire de l'un d'eux un allié, en vain. Impossible aussi de les dresser l'un contre l'autre, car vous êtes destinés à perpetuellement vous déchirer. Un supplice pire que "cent morsures, le fouet, le vitriol".
Il y a de quoi perdre sa foi en l'humanité..
Mais pourtant, réfléchissez un instant.
Imaginez une toute autre vision de l'enfer, la même pièce, les mêmes canapés bordeaux et vert, le même bronze, mais plus que vous, et seulement vous.
Une éternitée en tête à tête avec votre conscience.
A ressasser vos moindres gestes passés, à regretter toute votre vie, chaque moment, à vous morfondre sur le geste inconsidéré qui vous a envoyé là.
Jusqu'à sans doute perdre l'usage de la parole, attendre en tremblant des pas, une voix, un cri, qui jamais ne viendront...
En venir à vous auto-mutiler en attendant la délivrance, hurler jusqu'au dernier souffle tant attendu.
En vain. On ne s'échappe pas de l'enfer. L'enfer, c'est vous même.
Et les Autres, une échappatoire.
Mononeuronale, profondément humaniste.
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Mais ça dépend pas mal de l'organisation pour les repas. C'est vrai, on y pense jamais, à ça. Quelqu'un nous amène des provisions ? Le frigo est toujours rempli ? Ou bien on n'a jamais faim ?
encore un commentaire stupéfiant de pertinence et de maturité, on ne taris pas d'éloges à ton sujet, Clo'...
Décidement tu as plus d'une corde à ton arc...
*sourire rêveur*
Décidement tu as plus d'une corde à ton arc...
*sourire rêveur*
Je vais reprendre ce que tu viens de dire, en te contredisant :
On ne s'échappe pas de l'enfer. L'enfer, c'est vous même.
haha, bisous Vincent hein.
On ne s'échappe pas de l'enfer. L'enfer, c'est vous même.
haha, bisous Vincent hein.
Et en plus, il n'a pas eu besoin de subir de misères pour être sanctifié, tu n'as donc rien à craindre, Should 
Et n'oublions pas, aujourd'hui, de fêter les :
- Gaudence
- Oronce
- Vincent
- Blésille
- et, bien sûr, toutes les Lufthilde !
À la Saint-Vincent,
Tout dégèle ou tout fend

Et n'oublions pas, aujourd'hui, de fêter les :
- Gaudence
- Oronce
- Vincent
- Blésille
- et, bien sûr, toutes les Lufthilde !
À la Saint-Vincent,
Tout dégèle ou tout fend
va pour grands esprits,tant que le saint esprit me laisse tranquille,tout va bien... 

... j'ai réservé ma place au Purgatoire, merveilleuse invention du Moyen Âge :
ni trop froid, ni trop chaud...
Il paraît que le Paradis, c'est plein de courants d'air, et que l'Enfer, c'est surchauffé.
ni trop froid, ni trop chaud...
Il paraît que le Paradis, c'est plein de courants d'air, et que l'Enfer, c'est surchauffé.
Comme quoi les grands esprits, hein... 

C'est moi 

http://www.romecity.it/Sanlorenzoinlucina.htm
Voilà, j'ai fini de semer ma graine de grenouille de bénitier non pratiquante !
Voilà, j'ai fini de semer ma graine de grenouille de bénitier non pratiquante !
Vérification faite (merci Google), force est de constater qu'il est toujours bon de tournebrocher sept fois sa langue avant de dire ou de répéter des conneries...
Laurent était le diacre du pape Sixte II.
Tous deux furent arrêtés le 6 août 258 par la police impériale alors qu'ils célébraient l'Eucharistie, contrevenant ainsi aux édits promulgués par Valérien contre les catholiques en 257 et 258. Dura lex, sed lex.
Laurent fut torturé afin qu'il livre les archives et les biens de l'église dont il était le dépositaire, puis exécuté.
Le problème, c'est que la "passio" de saint Laurent, rédigée au moins un siècle après sa mort, et qui prétend que Laurent fut brûlé à petit feu sur un gril, n'est pas crédible. Les exécutions ne prenaient jamais cette forme à cette époque. La légende du gril serait de source phrygienne.
La plupart des auteurs modernes estiment qu'il fut décapité (tout comme Sixte II, soit dit en passant).
Il n'empêche que...
Saint Laurent est généralement représenté portant une croix sur l'épaule droite, l'Evangile dans la main gauche, et marchant vers le gril chauffé sur un brasier.
On le voit aussi souvent portant son gril sous le bras, comme un cadre transportant sa serviette.
Philippe II, voulant célébrer sa victoire à Saint-Quentin (10 août 1557), a consacré au saint du jour - Laurent ! - l'Escurial, à qui il a donné la forme d'un gril.
Et puis... si Laurent est le patron des archivistes et des bibliothécaires... il est aussi celui des cuisiniers et des rotisseurs !
Comme quoi, les légendes, hein... ont la dent dure !
---
Sources :
www.insecula.com
http://nominis.cef.fr
Laurent était le diacre du pape Sixte II.
Tous deux furent arrêtés le 6 août 258 par la police impériale alors qu'ils célébraient l'Eucharistie, contrevenant ainsi aux édits promulgués par Valérien contre les catholiques en 257 et 258. Dura lex, sed lex.
Laurent fut torturé afin qu'il livre les archives et les biens de l'église dont il était le dépositaire, puis exécuté.
Le problème, c'est que la "passio" de saint Laurent, rédigée au moins un siècle après sa mort, et qui prétend que Laurent fut brûlé à petit feu sur un gril, n'est pas crédible. Les exécutions ne prenaient jamais cette forme à cette époque. La légende du gril serait de source phrygienne.
La plupart des auteurs modernes estiment qu'il fut décapité (tout comme Sixte II, soit dit en passant).
Il n'empêche que...
Saint Laurent est généralement représenté portant une croix sur l'épaule droite, l'Evangile dans la main gauche, et marchant vers le gril chauffé sur un brasier.
On le voit aussi souvent portant son gril sous le bras, comme un cadre transportant sa serviette.
Philippe II, voulant célébrer sa victoire à Saint-Quentin (10 août 1557), a consacré au saint du jour - Laurent ! - l'Escurial, à qui il a donné la forme d'un gril.
Et puis... si Laurent est le patron des archivistes et des bibliothécaires... il est aussi celui des cuisiniers et des rotisseurs !
Comme quoi, les légendes, hein... ont la dent dure !
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Sources :
www.insecula.com
http://nominis.cef.fr
ce site est laique il me semble.....n'essaie pas de convertir cette jeunesse perdue.....l'enfer, à part ici bas ,n'existe pas.
J'en connais un qui n'y a pas échappé, lui !
Saint Laurent.
Certes, il roucoule depuis longtemps au Paradis.
PS : pour info, Laurent est un mec qui est devenu saint suite à son martyre : le pauvre a été rôti sur le gril. A noter qu'il existe, à Rome, une église qui lui est consacrée, appelée "San lorenzo in Lucina", ce qui signifie : "Saint Laurent de la Petite Lumière". Pour rigoler, à Rome, on appelle cette église "San Lorenzo in Cucina", ce qui signifie "Saint Laurent de la Cuisine" ! Une blaguounette qui fait fureur dans les couloirs du Vatican...
Voilà, c'était la petite minute de religion du dimanche, vous pouvez disposer !
Saint Laurent.
Certes, il roucoule depuis longtemps au Paradis.
PS : pour info, Laurent est un mec qui est devenu saint suite à son martyre : le pauvre a été rôti sur le gril. A noter qu'il existe, à Rome, une église qui lui est consacrée, appelée "San lorenzo in Lucina", ce qui signifie : "Saint Laurent de la Petite Lumière". Pour rigoler, à Rome, on appelle cette église "San Lorenzo in Cucina", ce qui signifie "Saint Laurent de la Cuisine" ! Une blaguounette qui fait fureur dans les couloirs du Vatican...
Voilà, c'était la petite minute de religion du dimanche, vous pouvez disposer !
Tavasi et Bigoudi : Merci beaucoup.. Quelle belle confiance que vous placez en moi..
Should : ça tombe bien, je SUIS en première. Mais mon prof de français, bien qu'excellent, n'a pas encore une seule fois cité Sartre, et je le déplore. Peut-être un jour..
Should : ça tombe bien, je SUIS en première. Mais mon prof de français, bien qu'excellent, n'a pas encore une seule fois cité Sartre, et je le déplore. Peut-être un jour..
de 1ere,oui je sais ça date un peu...
elle avait fait ce rapprochement: Sartre veut dire aussi que l'enfer,c'est l'autre qui est en nous meme.Celui qui nous parle,celui qui nous interroge sans cesse.
il n'y pas pire juge que nous meme non?
c'est bien mononeuronale tu dois avoir aussi un bon prof de français.
elle avait fait ce rapprochement: Sartre veut dire aussi que l'enfer,c'est l'autre qui est en nous meme.Celui qui nous parle,celui qui nous interroge sans cesse.
il n'y pas pire juge que nous meme non?
c'est bien mononeuronale tu dois avoir aussi un bon prof de français.
Cela explique notre désir de communiquer dans une société devenue trop individualiste... l'essor des sites de rencontre et de dialogue...
Encore une fois, bravo... sugar baby !
Encore une fois, bravo... sugar baby !
Impressionné par ce commentaire, certes court mais tres efficace et tres pertinant.Tu aurais quelques années de plus ça m'aurait pas etonné mais à 18 nas, felicitations jeune fille, je te mets dans mes redacteurs favoris et j'attends la suite avec impatience
Je suis tout à fait d'accord avec cette analyse du rôle de l'Autre dans notre relation à nous-mêmes. Si Sartre a voulu frapper avec cette phrase choc (comme à son habitude !), il ne s'était sûrement pas attendu à autant de contresens sur la portée à lui accorder...
Effectivement, nulle misanthropie ici, mais seulement un désespoir profond (mêlé d'un rire amer) devant l'impossibilité de se connaître soi-même sans passer par l'Autre, cet Autre qui n'est, en effet, qu'une concrétisation de notre propre conscience !
Comme le dit Sartre, "j'ai besoin de la médiation d'autrui pour être ce que je suis"... Tout ce que je suis, tout ce que je tente d'être, tout ce que je crains d'être ne sera jamais qu'un tableau jeté en pâture au regard critique de l'Autre, cet Autre que je voudrais bien être lorsque j'essaie de me juger et de me comprendre.
Un tableau heureusement non figé, que je suis libre de (ou condamné à) modifier à chaque seconde de mon existence...
Effectivement, nulle misanthropie ici, mais seulement un désespoir profond (mêlé d'un rire amer) devant l'impossibilité de se connaître soi-même sans passer par l'Autre, cet Autre qui n'est, en effet, qu'une concrétisation de notre propre conscience !
Comme le dit Sartre, "j'ai besoin de la médiation d'autrui pour être ce que je suis"... Tout ce que je suis, tout ce que je tente d'être, tout ce que je crains d'être ne sera jamais qu'un tableau jeté en pâture au regard critique de l'Autre, cet Autre que je voudrais bien être lorsque j'essaie de me juger et de me comprendre.
Un tableau heureusement non figé, que je suis libre de (ou condamné à) modifier à chaque seconde de mon existence...


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mononeuronale
publié le 22 janvier 06