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Joyau noir
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Difficile après avoir vu Festen de ne pas être parcouru par un léger frisson à l’annonce d’une prise de parole lors d’une réunion publique, familiale ou professionnelle. Pour ceux qui ont vu Festen, cet instant ne peut que rappeler la scène-clé du film et qui lui servira de leitmotiv : l’annonce publique par le fils aîné, après le suicide de sa sœur, lors du repas anniversaire du patriarche, des abus sexuels commis par ce dernier sur ces deux enfants. L’effet est immédiat, l’implosion de toute la famille : incrédulité, déni, rejet, gêne, fausse indifférence, angoisse, … la gamme des émotions qui traverse l’assemblée devient de plus en noire jusqu’à la violence et au racisme. Vinterberg prend de front tous les tabous et dynamite tous les codes de la (bonne) société. Le film est magnifiquement servi par les règles du dogme qui lui confèrent l’aspect d’un film de famille (caméra à l’épaule, qualité de l’image, montage saccadé…). Mais il ne se réduit pas à un simple règlement de compte familial, il est baigné par un humour noir salutaire (portrait du frère cadet) et par la présence du surnaturel : l’absente plane au dessus des vivants et rejoindra son frère lors d’une scène onirique. En cela, Festen constitue une œuvre complète et dont il faut souligner l’interprétation en tous points remarquable
réactions : 7
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Voici les 7 dernières réactions à ce commentaire
 Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
 28/07/07 à 02h30
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dogme95
Le groupe dogma a fait des experiments assez interessants, des fois desorientants, inspire' par les principes de Brecht en theatre (evident dans les films de Von Trier, comme Dogville, apres). Techniques de tournages interessants et des histoires pas du tout banales, plutot bouleversants.
Excellent film a explorer pour les gens qui le connais pas. Merci de le signaler.
 28/07/07 à 01h32
est un film très fort, on en ressort bouleversé et c'est encore accentué par cette façon de filmer caméra à l'épaule.
 28/07/07 à 01h31
 27/07/07 à 16h54
EstherCmieux
J'avais beaucoup aimé ce film lorsqu'il est sorti. L'image du père destructeur est omniprésente. Comment affronter la perversité, de front comme le fils qui met les points sur les i par amour pour sa soeur disparue, par la mort, modalité qu'aurait choisi sa soeur ?

Vous remarquez aussi dans ce film comment le père pervers s'en tire à bon compte. (père vert, père avant l'heure, père jeune avant qu'il ait eu lui même ses propres enfants).

La morale de l'histoire : éviter de fricoter avec les pervers quand c'est possible. Il laisse des traces indélibiles sur la peau. Aucun moyen de les guérir, les dénoncer ne sert à rien non plus. Cela ne changera pas leur structure mentale.

j'ai adoré
 27/07/07 à 12h09
mais alors juste un, pas plus au cas ou cela peut vraiment toucher.
 27/07/07 à 12h06
ellapol
conspirationniste