Auréolé du succès d'Aux sombres héros de la mer extrait de Veuillez rendre l'âme, Noir Désir cherchait à sortir de son étiquette "romantico-torturé".
Du ciment sous les plaines s'est préparé dans une démarche plus authentique.
Les 14 titres ont été enregistrés sans pression pendant l'hiver 1990 par Phil Delire en Belgique. Cette sérénité a permis de créer une oeuvre beaucoup plus abrasive.
La critique n'a pas apprécié cette évolution. Elle s'est livrée à un véritable jeu de massacre à l'encontre de l'album, qualifié de brouillon. Les quatre musiciens ont-ils payé la distance prise avec les médias, en imposant des interviews à quatre et en refusant les apparitions sur le petit écran ?
J'ai toujours été étonné par le choix du single, En route pour la joie. Car bien des chansons plus mélodieuses auraient davantage représenté l'album auprès du grand public, comme Charlie, Pictures of yourself, Tu me donnes le mal ou bien Les Oriflammes. La pochette peu aguichante a aussi desservi le CD.
Quelques maladresses sont vites oubliées. Une phrase en Français semble glissée comme un cheveu sur la soupe dans No no no. Quelle était l'utilité d'écrire en Anglais la chanson engagée The Holy economic war ? Le Français aurait été plus judicieux pour faire passer un message. Mais dans l'ensemble les textes sont de toute beauté.
Pourtant, ce disque est l'un des meilleurs du groupe. Et je ne suis pas le seul à le penser.
Une atmosphère rock s'en dégage. Le son est beaucoup plus sec que dans les premiers disques. Les paroles distillent un mal-être tangible.
Bertrand Cantat a une voix magnifique, pas encore déchirée par les tournées harassantes. Sur certains morceaux, il est plus morrisonien que jamais. Sur d'autres, il exprime une rage désespérée.
La guitare de Serge Teyssot-Gay est tranchante, cisaillant les morceaux de soli fulgurants et vraiment surprenants. Son timbre est d'une beauté sublime. La complexité de son jeu laisse pantois plus d'un musicien.
Les basses de Frederic Viralenc sont toujours d'un remarquable mélange de sobriété, de mélodie et d'efficacité. La batterie de Denis Bart est sèche est précise.
Le Gun Club et les Doors restent les influences principales. Mais celle de Sonic Youth commence à prendre le dessus, comme sur Le zen et moi, avec cette introduction tonitruante et cette rupture de rythme brutale, accompagnée d'un solo dissonant.
Noir Désir y a exploité ses influences jusqu'à un tel paroxysme qu'il était impossible de poursuivre dans cette voie. Le disque suivant, Tostaky, est apparu comme la véritable rupture, avec un son nettement plus lourd et une influence de Sonic Youth clairement assumée.
Cet album, extrêmement abouti, est d'une qualité très homogène. Les chansons de Noir Désir ont rarement été aussi bouleversantes et sincères. De plus, les morceaux sont tellement méticuleux qu'à chaque écoute, on en découvre de nouveaux détails. Il est difficile d'en déceler toutes les qualités artistiques lors des premières lectures.
Du ciment sous les plaines est une oeuvre intemporelle qui se laisse réécouter sans jamais lasser.
Du ciment sous les plaines s'est préparé dans une démarche plus authentique.
Les 14 titres ont été enregistrés sans pression pendant l'hiver 1990 par Phil Delire en Belgique. Cette sérénité a permis de créer une oeuvre beaucoup plus abrasive.
La critique n'a pas apprécié cette évolution. Elle s'est livrée à un véritable jeu de massacre à l'encontre de l'album, qualifié de brouillon. Les quatre musiciens ont-ils payé la distance prise avec les médias, en imposant des interviews à quatre et en refusant les apparitions sur le petit écran ?
J'ai toujours été étonné par le choix du single, En route pour la joie. Car bien des chansons plus mélodieuses auraient davantage représenté l'album auprès du grand public, comme Charlie, Pictures of yourself, Tu me donnes le mal ou bien Les Oriflammes. La pochette peu aguichante a aussi desservi le CD.
Quelques maladresses sont vites oubliées. Une phrase en Français semble glissée comme un cheveu sur la soupe dans No no no. Quelle était l'utilité d'écrire en Anglais la chanson engagée The Holy economic war ? Le Français aurait été plus judicieux pour faire passer un message. Mais dans l'ensemble les textes sont de toute beauté.
Pourtant, ce disque est l'un des meilleurs du groupe. Et je ne suis pas le seul à le penser.
Une atmosphère rock s'en dégage. Le son est beaucoup plus sec que dans les premiers disques. Les paroles distillent un mal-être tangible.
Bertrand Cantat a une voix magnifique, pas encore déchirée par les tournées harassantes. Sur certains morceaux, il est plus morrisonien que jamais. Sur d'autres, il exprime une rage désespérée.
La guitare de Serge Teyssot-Gay est tranchante, cisaillant les morceaux de soli fulgurants et vraiment surprenants. Son timbre est d'une beauté sublime. La complexité de son jeu laisse pantois plus d'un musicien.
Les basses de Frederic Viralenc sont toujours d'un remarquable mélange de sobriété, de mélodie et d'efficacité. La batterie de Denis Bart est sèche est précise.
Le Gun Club et les Doors restent les influences principales. Mais celle de Sonic Youth commence à prendre le dessus, comme sur Le zen et moi, avec cette introduction tonitruante et cette rupture de rythme brutale, accompagnée d'un solo dissonant.
Noir Désir y a exploité ses influences jusqu'à un tel paroxysme qu'il était impossible de poursuivre dans cette voie. Le disque suivant, Tostaky, est apparu comme la véritable rupture, avec un son nettement plus lourd et une influence de Sonic Youth clairement assumée.
Cet album, extrêmement abouti, est d'une qualité très homogène. Les chansons de Noir Désir ont rarement été aussi bouleversantes et sincères. De plus, les morceaux sont tellement méticuleux qu'à chaque écoute, on en découvre de nouveaux détails. Il est difficile d'en déceler toutes les qualités artistiques lors des premières lectures.
Du ciment sous les plaines est une oeuvre intemporelle qui se laisse réécouter sans jamais lasser.
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On retrouve déjà tout l'univers de Noir Désir. Et pour un premier album, il a une remarquable maturité. A conseiller à toutes les oreilles !
Neuronette, je n'ai rien à dire de plus que toi. Merci pour ta réaction.
Neuronette, je n'ai rien à dire de plus que toi. Merci pour ta réaction.
Oui, mais ce sombréro là est plutôt celui du désert 
perso? tous les albums, c'est l'pied: etre capable de mettre fragilité et force inébranlable, jazz, rock, planant et intemporelle a la fois, joie, peine ou fougue, Noir Des', des phillosophes doublés d'artistes révolutionnaires de géni...Et surtout, les plus humbles des hommes.
Canta, parfois mauvais garçon, parfois tendre rêveur, parfois bête sauvage, parfois brindille fragile et frele...
Véro, là, 'fectivement, faut qu'tu t'instruise, non de dieu, toi, passer a côté de ça, c'est un scandale!!
Grosses bises a vous 2, Xavounet et dame Véro!
A, au fait: paf, dans tes dents, 5!
Canta, parfois mauvais garçon, parfois tendre rêveur, parfois bête sauvage, parfois brindille fragile et frele...
Véro, là, 'fectivement, faut qu'tu t'instruise, non de dieu, toi, passer a côté de ça, c'est un scandale!!
Grosses bises a vous 2, Xavounet et dame Véro!
A, au fait: paf, dans tes dents, 5!
ça fait du bien 

ya ça aussi :
http://louisville.edu/~rkgill01/images/sombrero.JPG
( pardon xav je ne le ferais plus
)
http://louisville.edu/~rkgill01/images/sombrero.JPG
( pardon xav je ne le ferais plus
)il en faut.
vous conseiller 1 er LP de ND "Ou veux tu que je regardes".
http://fr.youtube.com/watch?v=d3EEm8vqZ4U
Dac avec Véro38, Le 2 eme est brut.
Les autres....
http://fr.youtube.com/watch?v=d3EEm8vqZ4U
Dac avec Véro38, Le 2 eme est brut.

Les autres....
vous conseiller 1 er LP de ND "Ou veux tu que je regardes".
http://fr.youtube.com/watch?v=d3EEm8vqZ4U
Dac avec Véro38, Le 2 eme est brut.
Les autres....
http://fr.youtube.com/watch?v=d3EEm8vqZ4U
Dac avec Véro38, Le 2 eme est brut.

Les autres....
Visiblement, tout le monde n'est pas de ton avis.
J'ai eu envie d'écrire dessus en écoutant ce disque, un soir sur la route entre Quimper et Rennes. Je me suis dit : "Il est quand même excellent ce disque". Il vaut la peine de sortir ma plume !
J'ai eu envie d'écrire dessus en écoutant ce disque, un soir sur la route entre Quimper et Rennes. Je me suis dit : "Il est quand même excellent ce disque". Il vaut la peine de sortir ma plume !
... encore un album à noter sur mes tablettes avant passage à la bib. samedi. Connais très mal Noir Désir (ai écouté sans plus les albums "veuillez rendre l'âme" et "des visages, des figures"), mais vu comment tu parles de tes coups de coeur, envie d'y retourner...
Tiens, je t'ajoute dans mes rédacteurs favoris ... mais ne vote toujours pas !
Tiens, je t'ajoute dans mes rédacteurs favoris ... mais ne vote toujours pas !
Je n'avais vu la chanson comme un hymne au chapeau breton. Mais c'est une interprétation qui tient le cap.
Dans le style, celui-là n'est pas mal non plus :
http://fr.fotolia.com/id/4041217
Dans le style, celui-là n'est pas mal non plus :
http://fr.fotolia.com/id/4041217


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xavxav
publié le 10 janvier 08