C'est Pâques.
Un com' décédé ressuscite...
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En 1988, je prends une grande décision, du genre qui va changer ma vie à jamais… Bon, d’abord, sans vraiment le décider, je tombe raide dingue amoureuse de mon prof de maths de 4ème, parce qu’il est à mes yeux le sosie parfait de l’acteur de « Supercopter », Jan Michael Vincent, que j’adore secrètement sur feu la Cinq… Mais là, je ne maîtrise rien, c’est le coup de foudre, le vrai, celui qui vous terrasse et vous flageole les jambes… (Oui, bon, j’ai seulement 13 ans et alors… On peut être raide dingue amoureuse à 13 ans !)
Mais ça, c’est pas moi qui l’ai voulu, c’est le Destin…
Par contre, comme j’ai 13 ans (enfin j’aurai 13 ans dans quelques mois), il est temps de quitter définitivement le monde de l’enfance, ses niaiseries, ses jeux et de s’élever un peu.
Il faut donc que je devienne fan.
Attendez, j’étais fan, à 11 ans. Mais de A-ha… Et bizarrement, je sens bien que ça fait pas très sérieux, sur un C.V. de fan, de mettre ce mythique groupe d’éphèbes norvégiens… Mes copains et copines, eux, ils sont déjà très branchés Madonna ou Indochine, c’étaient des visionnaires, je m’en rends compte presque 20 ans plus tard… (Fille de joie ! 20 ans … Waouh…) En ce qui me concerne, la blonde peroxydée sexuellement débordante m’effraie un peu, et les androgynes français dégagent une sorte de truc sur lequel je n’accroche pas… Pourtant, aujourd’hui, j’aime assez, finalement. Nostalgie…
Bref, ni Madonna, ni Indochine…
Non, je vais faire dans le sérieux. Dans le lourd.
Et zou !
The Police !
D’ailleurs, si on y réfléchit bien, The Police, c’est à la fois la peroxydation warholienne de Madonna dans sa période blondissime, et l’androgynie d’Indochine, non ? Ah si, regardez les bien, ces trois anglais : Andy Summers, Stewart Copeland (qui en plus est américain, mais on va faire comme si…) et Matthew Gordon Summer… Ah… Matthew… Ah… Sting ! Trois blondinets aux voix perchées (bon, c’est pas les Bee Gees, mais parfois, ça vrille quand même un peu le tympan)
Alors je ne vais pas me lancer ici dans une explication rationnelle de ma passion, d’abord parce qu’il n’y a rien de plus irrationnel qu’une passion, et ensuite parce que je ne suis pas une grande spécialiste… La musique, à part mes 4 ans de conservatoire à massacrer un pauvre violon qui ne m’avait jamais fait de mal, je la ressens plus que je ne peux la « conceptualiser »…
Et puis, The Police, à 13 ans, ça reste parfois un peu… abscons ? C’est pas A-ha, justement ! Même si je n’y connais pas grand-chose, je me rends bien compte qu’au niveau musical, c’est un peu plus recherché que les pauvres synthés norvégiens… Quant aux paroles, autant j’arrivais à peu près à « comprendre » le groupe nordique, autant celles des British… Ben… C’est pas avec anglais seconde langue que j’ai saisi tout de suite la subtilité de « Invisible Sun » ou « Wrapped around your finger »… Bon, pour « De Do Do Do, De Da Da Da », j’m’en fiche un peu, de les comprendre, les paroles… Toujours est-il que je passe quelques heures, mon Harrap’s sur les genoux, à tenter de « traduire » les délires politico-romantico-existentiels de mes idoles.
Mais ça ne m’empêche pas de sentir mon cœur s’accélérer en entendant pour la 189ème fois d’affilée (oui, oui… non, je n’exagère pas… enfin pas tant que ça…) « Every little thing she does is Magic » ou « Every breath you take » bien sûr, et j’ai une tendresse particulière pour « Masoko Tanga », allez comprendre pourquoi !
Autour de moi, dans ma famille, les réactions à cette soudaine passion sont partagées : ma mère me confesse avoir idolâtré Steve MacQueen, mon père, lui même fana absolu des Stones (et c’est contagieux, ce truc !) observe tout ça d’un air plutôt amusé, bien que parfois moqueur (enfin lui c’est pire, parce qu’il n’a jamais fait d’anglais du tout, alors les paroles, il les comprend encore moins que moi, hein !), mon frère aîné, occupé par son Amstrad (ou était-ce déjà un Atari à l’époque ?), Donjons et Dragons et AC/DC, m’ignore superbement, et mon jeune frère, tant qu’il peut venir jouer avec Musclor et les Maîtres de l’Univers dans ma chambre, se contrefiche de l’ambiance musicale…
Je suis donc plutôt « incomprise », mais bon, les grandes passions, tout ça…
J’arrive quand même à convertir une amie… que j’éloigne de la tentation norvégienne, elle aussi !
Aujourd’hui, en 2006, j’ai quand même pas mal évolué… le contraire serait diablement inquiétant !
Je ne suis plus raide dingue de mon prof de maths (qui doit maintenant aborder sereinement la cinquantaine… Aaaarrrgh !) et j’évite même de tomber follement amoureuse de mecs totalement inaccessibles (euh… on en reparlera…).
Je ne regarde plus « Supercopter » (parce qu’à part sur la câble, aucune chaîne ne le rediffuse, quelle honte !), mais bon, je suis quand même pathétiquement attendrie en réécoutant le générique minable, dégoté grâce à la Mule…
Mais The Police reste toujours là, quelque part… Je peux ne pas les écouter pendant plusieurs semaines, leurs mélodies restent en moi.
D’ailleurs, mon premier achat cédétesque, ce fut le coffret « Message in a box », avec l’intégrale de leurs enregistrements… Mon premier concert à Bercy, ce fut Sting…
Et puis…
Un jour, je devais être au lycée… Mon niveau d’anglais avait pas mal évolué… Par hasard, j’entends pour le n-ième fois « Don’t Stand so close to me »… Le début… Les premières phrases…
« Young teacher the subject
Of school girl fantasy
She wants him so badly
Knows what she wants to be »
La révélation ! (Bon, ok, j’ai été un peu lente à la détente sur ce coup-là, pas de remarque désobligeante…)
C’était écrit… Je DEVAIS être fan de The Police, et de personne d’autre !
Depuis, j’ai même lu « the famous book by Nabokov », c’est vous dire ! (Dans "L’enchanteur", Vladimir écrit : « Plus on prête attention aux coïncidences, plus elles se produisent. ». J’ai lu, j’ai souri…)
Et avant d’être la star qu’il est devenu, Sting était instit… Coïncidence !
Un com' décédé ressuscite...
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En 1988, je prends une grande décision, du genre qui va changer ma vie à jamais… Bon, d’abord, sans vraiment le décider, je tombe raide dingue amoureuse de mon prof de maths de 4ème, parce qu’il est à mes yeux le sosie parfait de l’acteur de « Supercopter », Jan Michael Vincent, que j’adore secrètement sur feu la Cinq… Mais là, je ne maîtrise rien, c’est le coup de foudre, le vrai, celui qui vous terrasse et vous flageole les jambes… (Oui, bon, j’ai seulement 13 ans et alors… On peut être raide dingue amoureuse à 13 ans !)
Mais ça, c’est pas moi qui l’ai voulu, c’est le Destin…
Par contre, comme j’ai 13 ans (enfin j’aurai 13 ans dans quelques mois), il est temps de quitter définitivement le monde de l’enfance, ses niaiseries, ses jeux et de s’élever un peu.
Il faut donc que je devienne fan.
Attendez, j’étais fan, à 11 ans. Mais de A-ha… Et bizarrement, je sens bien que ça fait pas très sérieux, sur un C.V. de fan, de mettre ce mythique groupe d’éphèbes norvégiens… Mes copains et copines, eux, ils sont déjà très branchés Madonna ou Indochine, c’étaient des visionnaires, je m’en rends compte presque 20 ans plus tard… (Fille de joie ! 20 ans … Waouh…) En ce qui me concerne, la blonde peroxydée sexuellement débordante m’effraie un peu, et les androgynes français dégagent une sorte de truc sur lequel je n’accroche pas… Pourtant, aujourd’hui, j’aime assez, finalement. Nostalgie…
Bref, ni Madonna, ni Indochine…
Non, je vais faire dans le sérieux. Dans le lourd.
Et zou !
The Police !
D’ailleurs, si on y réfléchit bien, The Police, c’est à la fois la peroxydation warholienne de Madonna dans sa période blondissime, et l’androgynie d’Indochine, non ? Ah si, regardez les bien, ces trois anglais : Andy Summers, Stewart Copeland (qui en plus est américain, mais on va faire comme si…) et Matthew Gordon Summer… Ah… Matthew… Ah… Sting ! Trois blondinets aux voix perchées (bon, c’est pas les Bee Gees, mais parfois, ça vrille quand même un peu le tympan)
Alors je ne vais pas me lancer ici dans une explication rationnelle de ma passion, d’abord parce qu’il n’y a rien de plus irrationnel qu’une passion, et ensuite parce que je ne suis pas une grande spécialiste… La musique, à part mes 4 ans de conservatoire à massacrer un pauvre violon qui ne m’avait jamais fait de mal, je la ressens plus que je ne peux la « conceptualiser »…
Et puis, The Police, à 13 ans, ça reste parfois un peu… abscons ? C’est pas A-ha, justement ! Même si je n’y connais pas grand-chose, je me rends bien compte qu’au niveau musical, c’est un peu plus recherché que les pauvres synthés norvégiens… Quant aux paroles, autant j’arrivais à peu près à « comprendre » le groupe nordique, autant celles des British… Ben… C’est pas avec anglais seconde langue que j’ai saisi tout de suite la subtilité de « Invisible Sun » ou « Wrapped around your finger »… Bon, pour « De Do Do Do, De Da Da Da », j’m’en fiche un peu, de les comprendre, les paroles… Toujours est-il que je passe quelques heures, mon Harrap’s sur les genoux, à tenter de « traduire » les délires politico-romantico-existentiels de mes idoles.
Mais ça ne m’empêche pas de sentir mon cœur s’accélérer en entendant pour la 189ème fois d’affilée (oui, oui… non, je n’exagère pas… enfin pas tant que ça…) « Every little thing she does is Magic » ou « Every breath you take » bien sûr, et j’ai une tendresse particulière pour « Masoko Tanga », allez comprendre pourquoi !
Autour de moi, dans ma famille, les réactions à cette soudaine passion sont partagées : ma mère me confesse avoir idolâtré Steve MacQueen, mon père, lui même fana absolu des Stones (et c’est contagieux, ce truc !) observe tout ça d’un air plutôt amusé, bien que parfois moqueur (enfin lui c’est pire, parce qu’il n’a jamais fait d’anglais du tout, alors les paroles, il les comprend encore moins que moi, hein !), mon frère aîné, occupé par son Amstrad (ou était-ce déjà un Atari à l’époque ?), Donjons et Dragons et AC/DC, m’ignore superbement, et mon jeune frère, tant qu’il peut venir jouer avec Musclor et les Maîtres de l’Univers dans ma chambre, se contrefiche de l’ambiance musicale…
Je suis donc plutôt « incomprise », mais bon, les grandes passions, tout ça…
J’arrive quand même à convertir une amie… que j’éloigne de la tentation norvégienne, elle aussi !
Aujourd’hui, en 2006, j’ai quand même pas mal évolué… le contraire serait diablement inquiétant !
Je ne suis plus raide dingue de mon prof de maths (qui doit maintenant aborder sereinement la cinquantaine… Aaaarrrgh !) et j’évite même de tomber follement amoureuse de mecs totalement inaccessibles (euh… on en reparlera…).
Je ne regarde plus « Supercopter » (parce qu’à part sur la câble, aucune chaîne ne le rediffuse, quelle honte !), mais bon, je suis quand même pathétiquement attendrie en réécoutant le générique minable, dégoté grâce à la Mule…
Mais The Police reste toujours là, quelque part… Je peux ne pas les écouter pendant plusieurs semaines, leurs mélodies restent en moi.
D’ailleurs, mon premier achat cédétesque, ce fut le coffret « Message in a box », avec l’intégrale de leurs enregistrements… Mon premier concert à Bercy, ce fut Sting…
Et puis…
Un jour, je devais être au lycée… Mon niveau d’anglais avait pas mal évolué… Par hasard, j’entends pour le n-ième fois « Don’t Stand so close to me »… Le début… Les premières phrases…
« Young teacher the subject
Of school girl fantasy
She wants him so badly
Knows what she wants to be »
La révélation ! (Bon, ok, j’ai été un peu lente à la détente sur ce coup-là, pas de remarque désobligeante…)
C’était écrit… Je DEVAIS être fan de The Police, et de personne d’autre !
Depuis, j’ai même lu « the famous book by Nabokov », c’est vous dire ! (Dans "L’enchanteur", Vladimir écrit : « Plus on prête attention aux coïncidences, plus elles se produisent. ». J’ai lu, j’ai souri…)
Et avant d’être la star qu’il est devenu, Sting était instit… Coïncidence !
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Voici les 7 dernières réactions à ce commentaire
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Regatta de Blanc, Roxane, Walking on the moon...
Le café du lycée, son flip', son baby, son juke-box, ses monac', c gravé dans mes neurones en profondeur. Et si agréable, si pur, si pulsant.
Le café du lycée, son flip', son baby, son juke-box, ses monac', c gravé dans mes neurones en profondeur. Et si agréable, si pur, si pulsant.
bis repetita : change rien !
tu verrais devant toi une classe entière haletante de désir, des élèves cramponnés à leur pupitre, roulant des yeux fous dans un silence lourd de menace, comme la nature figée juste avant l'ouragan...et puis ce serait la ruée... aïe...tu tourmentes combien d'élèves au quotidien ? 20 ? 30 ?
quand j'étais petit (oui j'étais un Jedi, tellement nerveux, tout ça...)
bon donc je disais, quand j'étais petit et bien je voulais me marier avec la maitresse !
comme quoi hein...
bon donc je disais, quand j'étais petit et bien je voulais me marier avec la maitresse !
comme quoi hein...
j'opterais plutôt pour la robe de mariée...
au quotidien, ça fait bizarre !
au quotidien, ça fait bizarre !
je fais le "show-off de ma vie", si tu vois ce que je veux dire...
I can't stand loosing
I can't...I can't
I can't stand loosing
I can't...I can't
I can't stand loosing you.
que de souvenirs.
I can't...I can't
I can't stand loosing
I can't...I can't
I can't stand loosing you.
que de souvenirs.



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Pif.ine
publié le 15 avril 06