Il paraîtrait que le charme de la vie ne tiendrait qu’à de petits détails. De manière inversement proportionnelle à l’espace qu’ils occupent, au poids qu’ils pèsent ou à la nécessité première qu’ils incarnent, ces détails, loin d’être insignifiants, seraient porteurs de sens, ils traduiraient en fait l’essentiel. Ce n’est pas moi qui dirais le contraire… Un exemple ?
Pas plus tard que ce matin, dans ma douche tapissée de carreaux aux couleurs aussi multiples qu’aléatoires – un détail sans doute essentiel dans l’association des idées qui suivent -, alors que je massacrais allègrement cette poignante valse de Piaf :
“Padam... padam... padam...
Des "je t'aime" de quatorze-juillet
Padam... padam... padam...
Des "toujours" qu'on achète au rabais
Padam... padam... padam...
Des "veux-tu" en voilà par paquets…”,
un détail cyclothymiquement obsédant est revenu me tarauder. Pourquoi l’auteur de ce texte, Henri Collet, a-t-il choisi un A, et pas un E, I, O ou U ? Oui, pourquoi ?
Après réflexion, il m’est apparu évident que les sonorités de “Padam… padam… padam…”, avec ce “Pa” explosif venant percuter un “dam” à la résonance aussi longue et mélancolique qu’un saxo alto de Johnny Hodges ou de Lester Young, évoquaient à merveille l’atmosphère de la chanson, à la fois passionnelle et désillusionnée.
Dans tous les cas, ce “Padam” sonnait infiniment mieux que “Pedem… pedem… pedem…”, aussi plat qu’une semelle élimée, sans parler de “Pidim… pidim… pidim…”, aigrelet et totalement ridicule ! Et que dire de “Pudum… pudum… pudum…”, si nauséabond que personne ne s’est jamais avisé de l’employer, ou de “Podom… podom… podom…”, aussi germanique que la 9ème de Ludwig van – chantez-vous “Pam… pam… pam… pam… ? Non, c’est invariablement “Pom… pom… pom… pom…”. Alors ?
Si je me fie à Rimbaud, maître halluciné des voyelles, “Padam” serait noir, “Pedem” blanc, “Pidim” rouge, “Pudum” vert et “Podom” bleu. Personnellement, je trouve que cette grille chromatiquo-sonore ne fonctionne pas, mais alors pas du tout, hormis pour “pedem”, en effet blanc, voire gris à mon oreille. Comme quoi, même les génies sont parfois mal inspirés.
Donc, je propose de corriger ce vers abscond et totalement erroné. Dorénavant, il faudra lire :
“A rouge cramoisi, E blanc albugineux, I orange acidulé, U jaune bilieux, O noir d’aniline…”
J’ai déjà gribouillé mon édition rimbaldienne à l’encre bleue. C’est un détail, mais ne risquerait-il pas de me faire voir la vie en rose cuisse de nymphe ? Voilà, c’est dit. Enfin, jdçjdr…
Pas plus tard que ce matin, dans ma douche tapissée de carreaux aux couleurs aussi multiples qu’aléatoires – un détail sans doute essentiel dans l’association des idées qui suivent -, alors que je massacrais allègrement cette poignante valse de Piaf :
“Padam... padam... padam...
Des "je t'aime" de quatorze-juillet
Padam... padam... padam...
Des "toujours" qu'on achète au rabais
Padam... padam... padam...
Des "veux-tu" en voilà par paquets…”,
un détail cyclothymiquement obsédant est revenu me tarauder. Pourquoi l’auteur de ce texte, Henri Collet, a-t-il choisi un A, et pas un E, I, O ou U ? Oui, pourquoi ?
Après réflexion, il m’est apparu évident que les sonorités de “Padam… padam… padam…”, avec ce “Pa” explosif venant percuter un “dam” à la résonance aussi longue et mélancolique qu’un saxo alto de Johnny Hodges ou de Lester Young, évoquaient à merveille l’atmosphère de la chanson, à la fois passionnelle et désillusionnée.
Dans tous les cas, ce “Padam” sonnait infiniment mieux que “Pedem… pedem… pedem…”, aussi plat qu’une semelle élimée, sans parler de “Pidim… pidim… pidim…”, aigrelet et totalement ridicule ! Et que dire de “Pudum… pudum… pudum…”, si nauséabond que personne ne s’est jamais avisé de l’employer, ou de “Podom… podom… podom…”, aussi germanique que la 9ème de Ludwig van – chantez-vous “Pam… pam… pam… pam… ? Non, c’est invariablement “Pom… pom… pom… pom…”. Alors ?
Si je me fie à Rimbaud, maître halluciné des voyelles, “Padam” serait noir, “Pedem” blanc, “Pidim” rouge, “Pudum” vert et “Podom” bleu. Personnellement, je trouve que cette grille chromatiquo-sonore ne fonctionne pas, mais alors pas du tout, hormis pour “pedem”, en effet blanc, voire gris à mon oreille. Comme quoi, même les génies sont parfois mal inspirés.
Donc, je propose de corriger ce vers abscond et totalement erroné. Dorénavant, il faudra lire :
“A rouge cramoisi, E blanc albugineux, I orange acidulé, U jaune bilieux, O noir d’aniline…”
J’ai déjà gribouillé mon édition rimbaldienne à l’encre bleue. C’est un détail, mais ne risquerait-il pas de me faire voir la vie en rose cuisse de nymphe ? Voilà, c’est dit. Enfin, jdçjdr…
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Rédacteur
Ton texte lui même à rajouter aux "petits détails" qui font q'une journée commence bien ... En le lisant j'ai senti les coins de mes lèvres s'étirer et malgré la journée maussade qui s'annonce, j'ai souri !!
Merci
Merci
je les veux perpétuer.
Si clair,
Leur incarnat léger, qu'il voltige dans l'air
Assoupi de sommeils touffus.
Aimais-je un rêve?"
c'est le troublant Mallarmé qui eût été ravi de cet éloge sur PCC
Si clair,
Leur incarnat léger, qu'il voltige dans l'air
Assoupi de sommeils touffus.
Aimais-je un rêve?"
c'est le troublant Mallarmé qui eût été ravi de cet éloge sur PCC

Parfait pour ma douche du matin.


je dirais même plus: est-ce que tu changes les baignoires et autres installations (de salle de bains)?

C'est joli le matin...
l y a une de ces lumières qui inonde ma rue ! Waouwww 
Ah, l'appel de la lumière...

Ah, l'appel de la lumière...

NON !!!


y roupille encore 

je sors de ma douche, là... et y'avait personne pour me fredonner
“Padam... padam... padam...
Des "je t'aime" de quatorze-juillet
Padam... padam... padam...
Des "toujours" qu'on achète au rabais
Padam... padam... padam...
Des "veux-tu" en voilà par paquets…”
Tu étais où, hein ?
“Padam... padam... padam...
Des "je t'aime" de quatorze-juillet
Padam... padam... padam...
Des "toujours" qu'on achète au rabais
Padam... padam... padam...
Des "veux-tu" en voilà par paquets…”
Tu étais où, hein ?

et iriser cet air là de bien belles bulles
il s'y cristallise juste.. comme les perles naissent de poussières...
puisque nous en sommes aux détails... j'aime votre manière de prendre une douche....et je me dis "ce gars là n'est pas daltonien"... j'aime bien les daltoniens aussi...j'aime bien les regards différents...
puisque nous en sommes aux détails... j'aime votre manière de prendre une douche....et je me dis "ce gars là n'est pas daltonien"... j'aime bien les daltoniens aussi...j'aime bien les regards différents...
c'est beaucoup plus facile pour le vers que pour les carreaux, qui d'ailleurs ont un certain charme, pour ne pas dire un charme certain...


... le matin sous la douche, il nous en vient des idées ...
Les tiennes sont des balades multicolores, des mots bien balancés et des sons itou ... Merci !
Demain ...
Les tiennes sont des balades multicolores, des mots bien balancés et des sons itou ... Merci !
Demain ...
alors, si tu as corrigé ce "vers abscond et erroné", est ce que, dans la foulée, tu changes les couleurs des carreaux de la douche?

le nez en l'air de certaines,
la tête et la queue de je-ne-sais-qui...
et même l'intimité de Monica...
voici une cuisse de nymphe qui attire !
Quel physionomiste vous z'êtes, m'sieur Incorrigible ! Fin observateur, décidément...
miss Pif, j'adopte, merci !
la tête et la queue de je-ne-sais-qui...
et même l'intimité de Monica...
voici une cuisse de nymphe qui attire !
Quel physionomiste vous z'êtes, m'sieur Incorrigible ! Fin observateur, décidément...

miss Pif, j'adopte, merci !
Pffttt. Trop forte, encore 

rose dragée, un peu irisé, pour Marilyn..
et tu vois pif, en plus c'est pas dame, c'est miss
et tu vois pif, en plus c'est pas dame, c'est miss

l'ail en blanc albugineux. Ça doit le faire...


cuisses de grenouilles,là! Je peux?L'ail qui va avec,c'est un blanc albugineux?
c'est à propos de la cuisse de nymphe émue ou de la gorge de pigeon ?


moi, c'est Pif, pas Piaf, hein !
Alors gaffe.

Alors gaffe.

j'ai un tuyau de première : ce soir, Amandine, elle va la chanter la "Padam... Padam… Padam..."


un truc dans le rose, un fuschia léger, un peu naïf...
y a pas la couleur du "OU".
Alors le poupoupidou de Marilyn vous le voyez comment?
Alors le poupoupidou de Marilyn vous le voyez comment?
ça y est, le mariage est consommé... Résultat : une gorge émue qui m'émeut !


.. le bleu chaud.
l'inédit de rimbaud qu'on vient de retrouver chez un bouquiniste ?

au fait : pedem, pedem risque d'être mal accepté par les homophobes.
au fait : pedem, pedem risque d'être mal accepté par les homophobes.
Une des belles de Piaf, comme la Foule...Et je propose un mariage entre la cuisse de nymphe émue et la gorge de pigeon...pour un camée yeux...
Mais j'agonise pas encore 
FA, j'ai un faible pour le "blanc lunaire", qui tire sur le bleu froid, dixit.

FA, j'ai un faible pour le "blanc lunaire", qui tire sur le bleu froid, dixit.
un baiser peut coûter cher.. ! 

avec les pigments remportent la victoire du rêve sur la réalité agonisante...Bravo.
je veux dire qu'il a pas son petit carré.
comme le blanc crayeux. Ou l'éburné (tain, on en apprend tous les jours.)
comme le blanc crayeux. Ou l'éburné (tain, on en apprend tous les jours.)
très inspirant pour les couleurs, et poétique...

Ben le blanc blanchâtre sur un fond blanc, c'est pas terrible. Y en a même une qui dans un musée a cru bon d'y coller le rouge de ses lèvres, pour égayer...

Ben le blanc blanchâtre sur un fond blanc, c'est pas terrible. Y en a même une qui dans un musée a cru bon d'y coller le rouge de ses lèvres, pour égayer...
vous êtes un adepte de pourpre.com... 
ouai mais là ils ont même pas mis la couleur, pfffffffff !

ouai mais là ils ont même pas mis la couleur, pfffffffff !
des couleurs... il n'y a que ça de vrai... 

la rose rouge cramoisi serait bleu azur ? Ou j'ai encore faux...


peut-être au blanc d'oeuf, qui sait ?
Non, je déconne, c'est un "blanc blanchâtre"
http://pourpre.com/chroma/dico.php?typ=champ&ent=blanc
Non, je déconne, c'est un "blanc blanchâtre"

http://pourpre.com/chroma/dico.php?typ=champ&ent=blanc
kézako ?
qui sait... 

sur le blanc albugineux ou le jaune bilieux ! Pffftttt...
Variété rare couleur bleu azur 

on va dire que c'est une variété beaucoup plus foncée que la cuisse de nymphe...


Un des plus beaux rosiers anciens, renchéris-je ! 

ah bon, c'est pas une variété de bleus ?
Padam, super petit groupe parigot dont je ne me lasse pas
et parce que j'ai beaucoup aimé votre texte ....kdo ...
http://www.myspace.com/padam
Allez...écoutez....vous m'direz....
et parce que j'ai beaucoup aimé votre texte ....kdo ...
http://www.myspace.com/padam
Allez...écoutez....vous m'direz....
je connais....une autre varièté de roses.. !
Cela n'enlève cependant rien à ton mérite... (deuxième couche à l'attention les cinquantenaires !)


16 h 45 : génial...
Génial, génie, Rimbaud...

Génial, génie, Rimbaud...

Génie... Génie...
Alpages ???
Alpages ???
J'ai pas tout compris à ta réponse, mais venant de toi, ça doit forcément être très drôle ! 
(j'peux pas faillir à ma réputation d'allumeuse de cinquantenaires (oui, oui, on m'a dit ça ! ))

(j'peux pas faillir à ma réputation d'allumeuse de cinquantenaires (oui, oui, on m'a dit ça ! ))
J'en ai planté un jour, ailleurs. Très très beau...
Et Paradizes, mollo avec les génies, on voit bien ce que ça donne...


cuisse de nymphe émue, c'est une rose.
Rose cuisse de nymphe, c'est une couleur.

Rose cuisse de nymphe, c'est une couleur.

béatoui oui on avait bien compris 
5

5
Ce n'est pourtant pas un détail 
Merci de la correction...


Merci de la correction...

"cuisse de nymphe émue" ! C'est un détail mais non des moindres, non ?
http://danjaf.club.fr/html/cuisse_de_nymphe.html
http://danjaf.club.fr/html/cuisse_de_nymphe.html
c la 5e



Je réagis à ce commentaire en
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incorrigible
publié le 21 mai 08