J'ai repris le texte sans révéler la fin :
Deux jours à tuer, tuer deux jours, vivre deux jours?
Le titre semble limpide à première vue : j'ai deux jours à tuer, je n'ai rien à faire, pas d'engagement, personne à voir, pas d'obligation.
Récapitulons : un homme, Dupontel - au visage ingrat et à la dégaine gauche - sort de sa cage pour agresser tout et tout le monde.
Un homme marié à la ravissante Marie-José Croze. Qu'est-ce qu'il lui prend tout d'un coup? Il pète les plombs me disais-je. Il y en raz-le-bol de son quotidien - professionnel surtout - à la noix - où il faut jouer les passionnés, les lyriques, pour commercialiser une marque de yaourt. Je le comprends : combien de fois n'ai-je pas eu moi-même envie de dire merde à mon travail - mais le mot de Cambronne, je me le garde car il ne regarde que moi.
Pour tout envoyer ballader, emploi de cadre-sup comme directeur de marketing, une femme belle comme un coeur, fidèle et aimante, ses enfants, pour agresser la terre entière, il faut un mobile, une grande souffrance.
On peut être fou, en avoir marre, mais le principe de réalité est bien là - et tant mieux, je dirais.
Donc pour tout envoyer ballader, il faut être un baroudeur, un truand, un vestige des conquistadores ou alors un desdichado - ni veuf ni inconsolé - mais marié à sa princesse d'Aquitaine à la tour abolie.
Je me laisse porter par le film sans m'interroger sur les mobiles du protagoniste car son jeu est impeccable. Et ce film n'est pas un polar.
Une femme rôde : sa maîtresse? Aurait-il une maîtresse?! Le saligot! S'il a une maîtresse, tant mieux pour lui, s'il peut s'évader d'un quoitidien étouffant.
L'épilogue est décevant mais il en fallait un. N'oublions pas que notre excellent protagoniste n'est pas orphelin : il a un père...
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rivale
publié le 5 juin 08