Les promesses n'engagent que ceux qui y croient.
Un aphorisme particulièrement à la mode cette année, qui prend une saveur toute particulière sur un forum de rencontres. C'est donc pour le faire mentir que j'écris ce commentaire, promis à une charmante demoiselle de ce site.
Il pourrait d'ailleurs s'appliquer à de nombreux aspect de cette série.
Deadwood est donc une série produite par HBO, chaine du cable américain qui peut se permettre quelques audaces. On leur doit de belles réussites, comme La caravane de l'étrange (Carnivale - petit chef d'oeuvre entre Stephen Frears et David Lynch), Rome, Les Soprano, Six feet under, Band of brothers, etc.
Un label de qualité rarement démenti, qui promet au minimum de bons acteurs, des scénarios solides, de beaux décors, une bonne musique, etc.
3 saisons de 12 épisodes ont été réalisées à ce jour, toutes disponibles en DVD chez nous (je ne touche aucune royalties sur les ventes). Suite à une baisse d'audience, la chaine a arrétée la production à la fin de la 3e saison.
Deadwood, une série créée par David Milch, précédemment auteur de NYPD blue. Et qui possède indéniablement sa marque, réaliste et sombre. On est plus proche d'impitoyable que de John Wayne...
Deadwood, en 1876, est un petit village champignon des "black hills" (dakota du sud). Eclot sur un territoires donné aux indiens (qui eux aussi croyaient aux promesses), mais qui attire les aventuriers de tout poil après la découverte de filons aurifères. Un campement, plus qu'un village, où les humains pataugent dans la boue.
Installés en dehors de toute juridiction, en dehors de toute loi, ce sont les premiers arrivés qui décident s'imposent.
"L'enfer sur terre" est dirigé d'une main de fer par un tenancier de saloon/bordel, Al Swearengen, qui règle ses problèmes de manière très expéditive.
"Meilleur est le méchant, meilleur est le film" disait Hitchcock. Un principe parfaitement assimilé par David Milch, qui a composé une belle ordure très charismatique, qui devient rapidement le vrai héros de la série, servi par Ian Shane, un acteur anglais excellent (la nuance d'accent est importante en VO).
A coté, le "gentil" est incarné par Seth Bullock, un jeune commerçant, ancien Sheriff qui ne veut plus d'histoire, et qui parait un peu en retrait...
Mais c'était sans compter sur la soif de richesses, qui amène en ville des "hommes d'affaires" encore plus impitoyables et dangereux, et des innocent(e)s que Bullock finira par protéger et défendre, un peu contre son gré.
Comme dans toute bonne production, les seconds rôles sont bien travaillés, avec une jeune veuve romantique, un médecin alcoolique (Brad Douriff exceptionnel comme à son habitude), des prostitués au grand coeur, des politiciens véreux et quelques personnages "historiques" (Wild Bill Hicock, Calamity Jane).
"Life is a bitch, and then you die", ne se dément jamais à Deadwood. Si la violence est rarement présente à l'écran (1 à 2 coups de feu par saison), elle est malgré tout omniprésente. Soulignée par le vocabulaire très cru, les "fuck" et les "cocksuckers" servant de ponctuation à toutes les phrases. Et ce n'est pas seulement pour faire "mode", le créateur ayant souhaité utiliser ce vocabulaire moderne (et donc anachronique) pour souligner le coté frustre des échanges. (utiliser les injures de l'époque aurait eu un effet comique hors de propos).
A consommer en VO, obligatoirement !
Terminons en précisant que la série raconte une seule histoire découpée un peu artificiellement en 12x50 minutes par saison, dans une continuité directe.
Pas de suspense à la 24h, pas d'action, la série est une chronique de la vie sur la "frontier", illustrant parfaitement la construction de ce pays sur la violence, le mensonge, et certains idéaux et qualité humaines qui surnagent malgré tout... Nettement plus réussie, sur ce plan, que le récent "There will be blood".
Un très bon western, différent de ce que l'on a pu voir jusqu'à aujourd'hui.
Une excellente série, tout simplement.
Quelques liens :
La page allocine : http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=213.html
David Milch : http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Milch
Deadwood, la série : http://fr.wikipedia.org/wiki/Deadwood_%28s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e%29
Deadwood, la ville : http://en.wikipedia.org/wiki/Deadwood%2C_South_Dakota
Ultime précision:
La série s'inspire d'un roman de Pete Dexter (paru en français chez Folio Policier (?) ), mais offre un point de vue et une interprétation totalement différente. Des versions qui se complètent, sans doublons. Les curieux gouteront les deux...
Un aphorisme particulièrement à la mode cette année, qui prend une saveur toute particulière sur un forum de rencontres. C'est donc pour le faire mentir que j'écris ce commentaire, promis à une charmante demoiselle de ce site.
Il pourrait d'ailleurs s'appliquer à de nombreux aspect de cette série.
Deadwood est donc une série produite par HBO, chaine du cable américain qui peut se permettre quelques audaces. On leur doit de belles réussites, comme La caravane de l'étrange (Carnivale - petit chef d'oeuvre entre Stephen Frears et David Lynch), Rome, Les Soprano, Six feet under, Band of brothers, etc.
Un label de qualité rarement démenti, qui promet au minimum de bons acteurs, des scénarios solides, de beaux décors, une bonne musique, etc.
3 saisons de 12 épisodes ont été réalisées à ce jour, toutes disponibles en DVD chez nous (je ne touche aucune royalties sur les ventes). Suite à une baisse d'audience, la chaine a arrétée la production à la fin de la 3e saison.
Deadwood, une série créée par David Milch, précédemment auteur de NYPD blue. Et qui possède indéniablement sa marque, réaliste et sombre. On est plus proche d'impitoyable que de John Wayne...
Deadwood, en 1876, est un petit village champignon des "black hills" (dakota du sud). Eclot sur un territoires donné aux indiens (qui eux aussi croyaient aux promesses), mais qui attire les aventuriers de tout poil après la découverte de filons aurifères. Un campement, plus qu'un village, où les humains pataugent dans la boue.
Installés en dehors de toute juridiction, en dehors de toute loi, ce sont les premiers arrivés qui décident s'imposent.
"L'enfer sur terre" est dirigé d'une main de fer par un tenancier de saloon/bordel, Al Swearengen, qui règle ses problèmes de manière très expéditive.
"Meilleur est le méchant, meilleur est le film" disait Hitchcock. Un principe parfaitement assimilé par David Milch, qui a composé une belle ordure très charismatique, qui devient rapidement le vrai héros de la série, servi par Ian Shane, un acteur anglais excellent (la nuance d'accent est importante en VO).
A coté, le "gentil" est incarné par Seth Bullock, un jeune commerçant, ancien Sheriff qui ne veut plus d'histoire, et qui parait un peu en retrait...
Mais c'était sans compter sur la soif de richesses, qui amène en ville des "hommes d'affaires" encore plus impitoyables et dangereux, et des innocent(e)s que Bullock finira par protéger et défendre, un peu contre son gré.
Comme dans toute bonne production, les seconds rôles sont bien travaillés, avec une jeune veuve romantique, un médecin alcoolique (Brad Douriff exceptionnel comme à son habitude), des prostitués au grand coeur, des politiciens véreux et quelques personnages "historiques" (Wild Bill Hicock, Calamity Jane).
"Life is a bitch, and then you die", ne se dément jamais à Deadwood. Si la violence est rarement présente à l'écran (1 à 2 coups de feu par saison), elle est malgré tout omniprésente. Soulignée par le vocabulaire très cru, les "fuck" et les "cocksuckers" servant de ponctuation à toutes les phrases. Et ce n'est pas seulement pour faire "mode", le créateur ayant souhaité utiliser ce vocabulaire moderne (et donc anachronique) pour souligner le coté frustre des échanges. (utiliser les injures de l'époque aurait eu un effet comique hors de propos).
A consommer en VO, obligatoirement !
Terminons en précisant que la série raconte une seule histoire découpée un peu artificiellement en 12x50 minutes par saison, dans une continuité directe.
Pas de suspense à la 24h, pas d'action, la série est une chronique de la vie sur la "frontier", illustrant parfaitement la construction de ce pays sur la violence, le mensonge, et certains idéaux et qualité humaines qui surnagent malgré tout... Nettement plus réussie, sur ce plan, que le récent "There will be blood".
Un très bon western, différent de ce que l'on a pu voir jusqu'à aujourd'hui.
Une excellente série, tout simplement.
Quelques liens :
La page allocine : http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=213.html
David Milch : http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Milch
Deadwood, la série : http://fr.wikipedia.org/wiki/Deadwood_%28s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e%29
Deadwood, la ville : http://en.wikipedia.org/wiki/Deadwood%2C_South_Dakota
Ultime précision:
La série s'inspire d'un roman de Pete Dexter (paru en français chez Folio Policier (?) ), mais offre un point de vue et une interprétation totalement différente. Des versions qui se complètent, sans doublons. Les curieux gouteront les deux...
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Voici les 5 dernières réactions à ce commentaire
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l'inclusion de faits et personnages historiques réels est même là pour appuyer la sensation de "réalisme"...
Avec des personnages tout en nuances, ni tout blancs, ni tout noirs.
"trop moderne", quoi.
Avec des personnages tout en nuances, ni tout blancs, ni tout noirs.
"trop moderne", quoi.
Vu ce qui est dit de la série, je pencherais pour le deuxième courant... Une ville dans la boue, une violence latente, un héros plus négatif que positif...
Na pas avoir vu cette série est une sérieuse lacune dans ma culture westernienne !
Au fait, c'est beau de faire mentir les aphorismes sur les promesses...
Na pas avoir vu cette série est une sérieuse lacune dans ma culture westernienne !
Au fait, c'est beau de faire mentir les aphorismes sur les promesses...
Le vent souffle en Arizona
Un état d'Amérique dans lequel Harry zona
Cow-boy dingue du bang bang du flingue
De l'arme, du cheval et de quoi faire la bringue
Poursuivi par Smith & Wesson,
Colt, Derringer, Winchester & Remington
Il erre dans les plaines, fier, solitaire
Son cheval est son partenaire
Parfois, il rencontre des indiens
Mais la ruée vers l'or est son seul dessein
Sa vie suit un cours que l'on connaît par cœur
La rivière sans retour d'Otto Preminger
Tandis que John Wayne est looké à la Lucky Luke
Propre comme un archiduc. Oncle Sam me dupe
Hollywood nous berne. Hollywood berne !
Dans la vie de tous les jours comme dans
Les nouveaux westerns.
Un état d'Amérique dans lequel Harry zona
Cow-boy dingue du bang bang du flingue
De l'arme, du cheval et de quoi faire la bringue
Poursuivi par Smith & Wesson,
Colt, Derringer, Winchester & Remington
Il erre dans les plaines, fier, solitaire
Son cheval est son partenaire
Parfois, il rencontre des indiens
Mais la ruée vers l'or est son seul dessein
Sa vie suit un cours que l'on connaît par cœur
La rivière sans retour d'Otto Preminger
Tandis que John Wayne est looké à la Lucky Luke
Propre comme un archiduc. Oncle Sam me dupe
Hollywood nous berne. Hollywood berne !
Dans la vie de tous les jours comme dans
Les nouveaux westerns.
"Est-ce que tu aimes
Dans les westerns
Quand les indiens kidnappent
La nouvelle femme du shérif ?
-Oui j'aime
/ / / / /
"Est-ce que tu aimes
Dans les westerns
Quand le héros s'en va
Seul comme un chien ?
-Oui j'aime"
/ / / / /
"Est-ce que tu aimes
Dans les westerns
Quand le héros
Seul sous la lune
Dompte un pur-sang noir ?
-Oui, j'aime."
Arthur Hache
in "Adieu Tristesse"
Dans les westerns
Quand les indiens kidnappent
La nouvelle femme du shérif ?
-Oui j'aime
/ / / / /
"Est-ce que tu aimes
Dans les westerns
Quand le héros s'en va
Seul comme un chien ?
-Oui j'aime"
/ / / / /
"Est-ce que tu aimes
Dans les westerns
Quand le héros
Seul sous la lune
Dompte un pur-sang noir ?
-Oui, j'aime."
Arthur Hache
in "Adieu Tristesse"



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John Keats
publié le 21 avril 08