Daniel Day-Lewis n'en finissait pas de mettre son jeu à l'épreuve, achevant de ruiner un scénario parfait. Son exercice de style était brillant, la folie à peine repérable aux commissures des lèvres du nouvel Américain qui se voulait encore fils de l'Irlande. Un grand acteur jouait au grand acteur.
Moi, j'attendais la faille.
Indiana Jones et les aventuriers d'une arche perdue corps et âme, débitaient des souvenirs au pittoresque pâle entre un hôtel d'Afrique australe et un aéroport. Leur anti-métaphysique était prête à l'emploi et un pidgin de circonstance était leur seul langage. Les taches du léopard, bigarrures viriles obligées, aveuglaient l' horizon. Leur jungle de papier glacé était comme le vent du nord, descendu de Belgique pour barrer le chemin à la belle saison.
J'attendais la caresse simple d'un vent doux.
Son numéro de téléphone me regardait distraitement. C'était un numéro léger, qui s'était donné facilement sans se donner la peine de séduire ni même d'être séduit. Une ligne automatique. Les chiffres s'alignaient devant mes yeux en une combinaison inutile. Le mystère était soluble dans son inexistence.
Moi, j'attendais un nombre d'or et une parole qui m'eut guérie.
Leurs mots se laissaient lire sans dictionnaire ni tensiomètre. Un renouveau de sève univoque animait leurs espoirs. Ceux-là filaient la métaphore pour tisser quelque lien et la spontanéité de leur pragmatique incitait le regard à se détourner de ce frémissement bien trop intime.
J'attendais un dialogue qui me concerne.
...Qu'est-ce qui me concernait? Le récit d'une ivresse contée par un talent hermaphrodite qui avait su réconcilier l'affrontement et le lien. Un James Bond désespéré, ambigu, à la victoire amère comme une défaite, aux yeux clairs assombris, à l'élégance roturière, qui transformait un film de genre en tragédie individuelle. Un chien maigre aperçu dans la nuit, rasant les murs sans but, la queue basse, le pas précipité. Et plus loin, dans la lumière des phares, une tourterelle blessée, vacillant au bord du trottoir.
Moi, j'attendais la faille.
Indiana Jones et les aventuriers d'une arche perdue corps et âme, débitaient des souvenirs au pittoresque pâle entre un hôtel d'Afrique australe et un aéroport. Leur anti-métaphysique était prête à l'emploi et un pidgin de circonstance était leur seul langage. Les taches du léopard, bigarrures viriles obligées, aveuglaient l' horizon. Leur jungle de papier glacé était comme le vent du nord, descendu de Belgique pour barrer le chemin à la belle saison.
J'attendais la caresse simple d'un vent doux.
Son numéro de téléphone me regardait distraitement. C'était un numéro léger, qui s'était donné facilement sans se donner la peine de séduire ni même d'être séduit. Une ligne automatique. Les chiffres s'alignaient devant mes yeux en une combinaison inutile. Le mystère était soluble dans son inexistence.
Moi, j'attendais un nombre d'or et une parole qui m'eut guérie.
Leurs mots se laissaient lire sans dictionnaire ni tensiomètre. Un renouveau de sève univoque animait leurs espoirs. Ceux-là filaient la métaphore pour tisser quelque lien et la spontanéité de leur pragmatique incitait le regard à se détourner de ce frémissement bien trop intime.
J'attendais un dialogue qui me concerne.
...Qu'est-ce qui me concernait? Le récit d'une ivresse contée par un talent hermaphrodite qui avait su réconcilier l'affrontement et le lien. Un James Bond désespéré, ambigu, à la victoire amère comme une défaite, aux yeux clairs assombris, à l'élégance roturière, qui transformait un film de genre en tragédie individuelle. Un chien maigre aperçu dans la nuit, rasant les murs sans but, la queue basse, le pas précipité. Et plus loin, dans la lumière des phares, une tourterelle blessée, vacillant au bord du trottoir.
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je ne comprends pas ce que tu as écrit: peux-tu préciser, stp?
Le scénario de There Will Be Blood est du sur-mesure pour un immense acteur, mais qui nous la joue "je suis un immense acteur": c'est trop léché, tout ça, trop parfait, comme certains profils, ici.
Le scénario de There Will Be Blood est du sur-mesure pour un immense acteur, mais qui nous la joue "je suis un immense acteur": c'est trop léché, tout ça, trop parfait, comme certains profils, ici.
Curieuse façon manière de faire. C'est du passé !?
Je préfère ne pas être remarquée ni notée
Je préfère ne pas être remarquée ni notée
Y compris sur des coms qui datent de plus d'un mois (je suis allée vérifier) !
Il semblait pourtant plutôt sympathique sur le chat hier soir...
Il semblait pourtant plutôt sympathique sur le chat hier soir...
bonne journée!!
"un nombre d'or et une parole qui guérit" ? .... connais pas ce film .. mais l'histoire est pleine d'émotion : celle d'une vie ?
C'est top les mini liens staredecisis ... biz et bonne journée ...
C'est top les mini liens staredecisis ... biz et bonne journée ...
vous voilà: merci.
Je le garde bien au chaud,
avec tout le reste.
C'est un peu bête de dire merci, mais bon...
Merci
avec tout le reste.
C'est un peu bête de dire merci, mais bon...
Merci
elle est très rare, celle-ci. 

merci d'être passée!
20/05/08 à 19h25
L'imparfait le prouve.
la tourterelle blessée
le nombre dort
l'hermaphrodite joue l 'androgyne j'm'en vais pleurer dans mon lit
le nombre dort
l'hermaphrodite joue l 'androgyne j'm'en vais pleurer dans mon lit
et l'imparfait , qui réconcilie ou adoucit des liens obscurs ...
Bonheur de te lire !
Bonheur de te lire !
évidemment. J'en reste sans voix.
Juste que je suis grave amoureuse de D.D.L. depuis Le Dernier Des Mohicans 

t'as vu James?
Un com qui commence par " Daniel Day-Lewis " ne être qu'excellent !
s'est transformé pour moi en images, comme un film au ralenti....où l'on prend le temps de voir les détails....j'aime ces films là
pour la Vénus en fourrure.
J'étais sûre que vous aviez essayé de sauver la tourterelle. Vous êtes une femme selon mon coeur. 
http://fr.youtube.com/watch?v=AwzaifhSw2c
http://fr.youtube.com/watch?v=AwzaifhSw2c
surtout pour les tourterelles: celle-ci n'a jamais voulu se laisser attraper (il y a un véto fou d'oiseaux dans mon coin: je l'y aurait portée le lendemain, en l'enfermant dans la salle de bain, en attendant, pour que mes chats n'aillent pas y mettre leur grain de sel; mais elle serait peut-être morte de peur).
(dépêche à la suite de Waterloo, bien sûr)
sinon une bataille gagnée".
Arthur Wellesley, Duc de Wellington
Arthur Wellesley, Duc de Wellington
Bernard: et le texte?
Machimacha: euh, oui.
Gouguy: j'ai vu James Bond, l'autre soir: il a crevé l'écran, malgré lui.
voltuan: style piquant?
mesanscible: c'est gentil, mais je vais laisser ça aux... écrivains!!
Machimacha: euh, oui.
Gouguy: j'ai vu James Bond, l'autre soir: il a crevé l'écran, malgré lui.
voltuan: style piquant?
mesanscible: c'est gentil, mais je vais laisser ça aux... écrivains!!
et que tu lui préfère les coups tordus ....
je trouve que c'est une sacrée qualité
5 sans hésiter, d'autant que j'aime bcp la composition et l'équilibre.
(le dernier paragraphe.....me rappelle quelque chose ?)
je trouve que c'est une sacrée qualité

5 sans hésiter, d'autant que j'aime bcp la composition et l'équilibre.
(le dernier paragraphe.....me rappelle quelque chose ?)
Trop fort! 
J'en ai plein mon jardin.Ils sont tous très talenteuux, mais ils bavent: c'est embêtant.

J'en ai plein mon jardin.Ils sont tous très talenteuux, mais ils bavent: c'est embêtant.
faire l'écrivain. T 'y as déjà pensé?
le chien et la tourterelle, je les ai paerçus en voiture, en rentrant du cinéma, le soir où j'ai vu There Will Be Blood.
tu auras remarqué l'emploi de l'imparfait, n'est-ce pas? Et puis, ce genre de texte ne se marie pas trop bien avec une attitude volontariste. Mais tu as raison, bien sûr.
les talents hermaphrodites.

quoique, pour un "dialogue qui te concerne", il faut se lever tôt et montrer patte "plus blanche que blanche" pour paraphraser Coluche.
Complexe, la staredecisis!
et c'est comme ça qu'un jour, c'est arrivé.
votre commentaire, dont certains passages sont empreints d'un pouvoir évocateur étrange :
"Moi, j'attendais un nombre d'or et une parole qui m'eut guérie."
"Un chien maigre aperçu dans la nuit, rasant les murs sans but, la queue basse, le pas précipité. Et plus loin, dans la lumière des phares, une tourterelle blessée, vacillant au bord du trottoir."
"Moi, j'attendais un nombre d'or et une parole qui m'eut guérie."
"Un chien maigre aperçu dans la nuit, rasant les murs sans but, la queue basse, le pas précipité. Et plus loin, dans la lumière des phares, une tourterelle blessée, vacillant au bord du trottoir."
comme souvent !
Belle journée

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staredecisis
publié le 20 mai 08