Aussi absurde que cela puisse paraître, lorsque l'on vient de tuer sa femme, on s'en trouve certes soulagé, mais aussi quelque peu démuni. C'est cet instant charnière que, de foi ou de raison, l'on pourrait bien, par mégarde, croiser demain, si ça n'est déjà fait, de cet instant dont il s'agit d'emblée dans ce petit bouquin.
Il suffit de peu. Une cuisine, une femme, un évier, un couteau à viande négligemment déposé sur un rebord de table.
Au fil des pages, même si l'esprit potache, style "massacre à la tronçonneuse", vient parfois perturber la linéarité de la trajectoire sentimentale qui se déroule ici, au fil des pages, on se dit bien que oui, il suffit de peu pour se retrouver là un peu idiot et envahi d'une intime sensation de banalité. Dans la banalité de l'acte accompli, le sens commun reprenant à nouveau étrangement forme.
Ce roman a été fabriqué pour les gens qui possèdent une cave, un congélateur et une femme (oui on possède une femme, ça se dit, alors disons comme ça). On se demande parfois si l'auteur est, oui ou non, réellement passé à l'acte. Sous l'aspect loufoque des inquiétudes du héros de l'histoire qui s'interroge, la phrase reste en suspend : "A qui avouer en premier avoir assassiner sa compagne ? son voisin ? un commerçant ? A qui adresser sa confidence sans qu'on la prenne pour une plaisanterie ?". A l'inquiétude se mêle un début d'angoisse : "A quelle heure puis-je encore acheter des timbres si je me décide à me dénoncer par lettre plutôt qu'à mes connaissances ?", "Quel timbre choisir, avec motif ou simple ?". Bref... perdre sa femme pose ausi des problèmes logistiques. Bien évidemment.
On se demande, oui, mais rapidement, et en passant, si l'auteur a pu réellement tuer sa femme. Car en vérité, la certitude règne. Elle est morte et bien morte. Et tout ceci devient criant de vérité "brute" (car la vérité est brute sinon c'est du pipi de chat) dans les détails des nostalgies, jalousies, libérations et rapprochements qui viendront soudainement surgir (le surgissement est soudain) pendant les phases de maturation de l'enterrement. Car oui, même dans les romans un peu fougueux, on essaye de vivre le deuil avec respect.
Et on enterre certes, ni sa femme, ni ses enfants (mais heureusement ceux là n'en avaient pas, ceux du roman donc) impunément sans qu'elle vienne (la femme) converser avec vous, le soir aidant, à la lumière d'un néon, du fond de son congélateur, mur de gauche dans la cave, toute coupée en morceaux qu'elle est. Pour ceux qui, par ici, ont de la culture , je vous renvoie à "infidéle" l'opus de la compagne de Bergman, le cinéaste suédois chiant, oui, celui-là, suédois ou norvégien (mais pas turc, je vous l'octroie).
Et puis la liberté est un choc auquel il faut bien s'accoutumer. Car la liberté c'est à la fois extême et difficile, quoi qu'en dise Nicolas Hulot. "Libertad" en espagnol, la liberté.
Il suffit de peu. Une cuisine, une femme, un évier, un couteau à viande négligemment déposé sur un rebord de table.
Au fil des pages, même si l'esprit potache, style "massacre à la tronçonneuse", vient parfois perturber la linéarité de la trajectoire sentimentale qui se déroule ici, au fil des pages, on se dit bien que oui, il suffit de peu pour se retrouver là un peu idiot et envahi d'une intime sensation de banalité. Dans la banalité de l'acte accompli, le sens commun reprenant à nouveau étrangement forme.
Ce roman a été fabriqué pour les gens qui possèdent une cave, un congélateur et une femme (oui on possède une femme, ça se dit, alors disons comme ça). On se demande parfois si l'auteur est, oui ou non, réellement passé à l'acte. Sous l'aspect loufoque des inquiétudes du héros de l'histoire qui s'interroge, la phrase reste en suspend : "A qui avouer en premier avoir assassiner sa compagne ? son voisin ? un commerçant ? A qui adresser sa confidence sans qu'on la prenne pour une plaisanterie ?". A l'inquiétude se mêle un début d'angoisse : "A quelle heure puis-je encore acheter des timbres si je me décide à me dénoncer par lettre plutôt qu'à mes connaissances ?", "Quel timbre choisir, avec motif ou simple ?". Bref... perdre sa femme pose ausi des problèmes logistiques. Bien évidemment.
On se demande, oui, mais rapidement, et en passant, si l'auteur a pu réellement tuer sa femme. Car en vérité, la certitude règne. Elle est morte et bien morte. Et tout ceci devient criant de vérité "brute" (car la vérité est brute sinon c'est du pipi de chat) dans les détails des nostalgies, jalousies, libérations et rapprochements qui viendront soudainement surgir (le surgissement est soudain) pendant les phases de maturation de l'enterrement. Car oui, même dans les romans un peu fougueux, on essaye de vivre le deuil avec respect.
Et on enterre certes, ni sa femme, ni ses enfants (mais heureusement ceux là n'en avaient pas, ceux du roman donc) impunément sans qu'elle vienne (la femme) converser avec vous, le soir aidant, à la lumière d'un néon, du fond de son congélateur, mur de gauche dans la cave, toute coupée en morceaux qu'elle est. Pour ceux qui, par ici, ont de la culture , je vous renvoie à "infidéle" l'opus de la compagne de Bergman, le cinéaste suédois chiant, oui, celui-là, suédois ou norvégien (mais pas turc, je vous l'octroie).
Et puis la liberté est un choc auquel il faut bien s'accoutumer. Car la liberté c'est à la fois extême et difficile, quoi qu'en dise Nicolas Hulot. "Libertad" en espagnol, la liberté.
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Voici les 19 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
14/06/08 à 14h45

J'achète.
Dis-donc, Batavio, c'est pas gentil c'que t'a fait à mon amante.
Je te l'aurais laissée.
Dis-donc, Batavio, c'est pas gentil c'que t'a fait à mon amante.
Je te l'aurais laissée.
et donc...
elle est en bois !
elle est en bois !
ça a pris du temps! c'est insubmersible qui coule jamais donc c'est elle qui faut foutre à la flotte
Idoine tombe à l'eau.
http://www.absurditis.com/index.php?page=dico&lettre=I&mot=Idoine
Qu'est ce qui reste ?
http://www.absurditis.com/index.php?page=dico&lettre=I&mot=Idoine
Qu'est ce qui reste ?
femmicide oui c'est comme pesticide, mais ça n'st pas dans le dico ça !
...soyons clairs, je ne prône pas l'assassinat pour tout le monde ! Ni le crime parfait... Vous n'avez donc jamais tué personne ?
ça gratte, le meurtre.
Le porte-parapluie. Vivement l'édition du manuel que sais-je "de l'utilité des femmes" !
Y a-t-il un crime parfait??
On ne peut le savoir, si nous ne sommes pas des experts!
Mais qui le devient?
Le tueur en serie ou le professionnel qui analyse...
il serait mal venu, de se mettre à tuer une premiere fois, afin de s'entrainer pour la seconde fois!!
Le crime peut aussi avoir ces periodes de couleurs comme l'ont certains peintres dans créativité...periode rose, periode bleue.
Le tueur en serie devient-il par lui même un atiste de la mort??
Merci pour votre commentaire, un peu d'humour et beaucoup d'imagination et hope, nous allons tous nous "essayer"
On ne peut le savoir, si nous ne sommes pas des experts!
Mais qui le devient?
Le tueur en serie ou le professionnel qui analyse...
il serait mal venu, de se mettre à tuer une premiere fois, afin de s'entrainer pour la seconde fois!!
Le crime peut aussi avoir ces periodes de couleurs comme l'ont certains peintres dans créativité...periode rose, periode bleue.
Le tueur en serie devient-il par lui même un atiste de la mort??
Merci pour votre commentaire, un peu d'humour et beaucoup d'imagination et hope, nous allons tous nous "essayer"
11/06/08 à 17h18
tu peux l'empailler, elle fera un excellent porte parapluie
mais j'ai jamais bu de bière (oui j'insiste) avec un femmicide
bah, ce sont les petits dégagrements de la vie^^





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batavio
publié le 10 juin 08