En passant pres d'eux...
GITANS QUAND TU ES....PARTI
Quand t'es parti gitan
Tu as laissé seulement
Une voiture en morceaux
T'as pris des chaises de bambou
Ta guitare de rien du tout
T'as mis le vent sous ta peau
T'as caressé les oiseaux, t'as caressé les oiseaux
T'as mis des pierres sur le feu
Les femmes aux longs cheveux
Ont tout lavé dans des seaux
Séché le linge sur des buissons
Rentré les gosses dans les camions
Sur les paniers de roseaux
Et caressé les oiseaux, caressé les oiseaux
Où allais-tu?
À part les flaques de boue
Et quelques traces de roues
Tu n'as rien voulu laisser
T'as mis ta fierté gitane
Aux rideaux des caravanes
Comme des drapeaux pliés
T'as caressé les oiseaux,
Où allais-tu?
J'ai peur des lumières des villes
Des grandes maisons immobiles
Des jardins bâtis tout autour
J'ai peur qu'on emmène d'office
Au bout du fusil des milices
Les enfants de notre amour
Ils traitent nos filles de voleuses
Du fond de leurs maisons peureuses
Pleines de chiens de combat
Ils attachent leurs volailles
Ils surveillent leurs ferrailles
On ne se ressemble pas
Y'a un panneau depuis
Emplacement interdit, "terrain interdit"
Comme s'il y avait eu la peste
T'as plus qu'à chercher ailleurs
Des gens qui auront moins peur
En espérant qu'il en reste
Et.... caresser les oiseaux!
Gustave Flaubert, dans une lettre à George Sand, écrivait :
"Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s'étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j'en vois, et toujours avec le même plaisir. L'admirable est qu'ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu'inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols, et j'ai entendu des jolis mots à la Prudhomme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de très complexe. C'est la haine que l'on porte au bédouin, à l'hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète, et il y a de la peur dans cette haine.
Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m'exaspère."
l'on danse encore parées de nos robes...,
GITANS QUAND TU ES....PARTI
Quand t'es parti gitan
Tu as laissé seulement
Une voiture en morceaux
T'as pris des chaises de bambou
Ta guitare de rien du tout
T'as mis le vent sous ta peau
T'as caressé les oiseaux, t'as caressé les oiseaux
T'as mis des pierres sur le feu
Les femmes aux longs cheveux
Ont tout lavé dans des seaux
Séché le linge sur des buissons
Rentré les gosses dans les camions
Sur les paniers de roseaux
Et caressé les oiseaux, caressé les oiseaux
Où allais-tu?
À part les flaques de boue
Et quelques traces de roues
Tu n'as rien voulu laisser
T'as mis ta fierté gitane
Aux rideaux des caravanes
Comme des drapeaux pliés
T'as caressé les oiseaux,
Où allais-tu?
J'ai peur des lumières des villes
Des grandes maisons immobiles
Des jardins bâtis tout autour
J'ai peur qu'on emmène d'office
Au bout du fusil des milices
Les enfants de notre amour
Ils traitent nos filles de voleuses
Du fond de leurs maisons peureuses
Pleines de chiens de combat
Ils attachent leurs volailles
Ils surveillent leurs ferrailles
On ne se ressemble pas
Y'a un panneau depuis
Emplacement interdit, "terrain interdit"
Comme s'il y avait eu la peste
T'as plus qu'à chercher ailleurs
Des gens qui auront moins peur
En espérant qu'il en reste
Et.... caresser les oiseaux!
Gustave Flaubert, dans une lettre à George Sand, écrivait :
"Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s'étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j'en vois, et toujours avec le même plaisir. L'admirable est qu'ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu'inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols, et j'ai entendu des jolis mots à la Prudhomme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de très complexe. C'est la haine que l'on porte au bédouin, à l'hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète, et il y a de la peur dans cette haine.
Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m'exaspère."
l'on danse encore parées de nos robes...,
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"le vent sous ta peau", quelle jolie image...
Bien de toi.
Bien de toi.
http://fr.youtube.com/watch?v=Pvy86LZYRKk
et les doigts de l'homme
http://fr.youtube.com/watch?v=-t0BY96nK7k
Merci alba
et les doigts de l'homme
http://fr.youtube.com/watch?v=-t0BY96nK7k
Merci alba
04/07/08 à 06h21
sur les ailes du vent capricieux.La liberté ne se mesure ni ne se juge,elle fait juste la différence entre la vie et l'existence.
Je me sens proche de 'ces gens-là"par leur manque d'habitudes, leur côté nomade et bien sur par leur musique. J'aime comme tu en parles.
Il y a quelques années, à Strasbourg avait lieu un festival de musique tzigane (qui a été supprimé lors de la l'arrivée de la maire ump, peut-être sera-t-il réactualisé maintenant que Strasbourg est redevenue rose) qui durait toute une semaine....j'y étais tous les soirs. Des tziganes des pays du nord et du sud y jouaient, il y avait une ambiance incroyable.
Tony Gatlif et les musiciens de swing y participaient(si vous aimez la musique tzigane regardez ses films vous ne serez pas déçus).
Le morceau de musique qui suit est joué par Tchavolo Schmitt, un virtuose du doigté tzigane. Même si on ne connait rien à la musique, on reconnait sa patte. J'ai eu la chance de le voir et de l'entendre en concert plusieurs fois, aucun doute, ce gars là a la musique dans le sang, dans les doigts, dans le regard, dans la tête et surtout dans le coeur.
http://www.deezer.com/#music/result/all/Ha%C3%AFde%20tchavolo%20schmitt%20
Et sinon, pour emmener en vacances, un très beau roman d'Alice Ferney qui parle de la vie d'une famille de gitans "grâce et dénuement"
Il y a quelques années, à Strasbourg avait lieu un festival de musique tzigane (qui a été supprimé lors de la l'arrivée de la maire ump, peut-être sera-t-il réactualisé maintenant que Strasbourg est redevenue rose) qui durait toute une semaine....j'y étais tous les soirs. Des tziganes des pays du nord et du sud y jouaient, il y avait une ambiance incroyable.
Tony Gatlif et les musiciens de swing y participaient(si vous aimez la musique tzigane regardez ses films vous ne serez pas déçus).
Le morceau de musique qui suit est joué par Tchavolo Schmitt, un virtuose du doigté tzigane. Même si on ne connait rien à la musique, on reconnait sa patte. J'ai eu la chance de le voir et de l'entendre en concert plusieurs fois, aucun doute, ce gars là a la musique dans le sang, dans les doigts, dans le regard, dans la tête et surtout dans le coeur.
http://www.deezer.com/#music/result/all/Ha%C3%AFde%20tchavolo%20schmitt%20
Et sinon, pour emmener en vacances, un très beau roman d'Alice Ferney qui parle de la vie d'une famille de gitans "grâce et dénuement"
Madame Picard nous lisait souvent des histoires de gitans... Elle avait un grand livre : Les contes Gitans... Nostalgie de culottes courtes.
le tout est de le comprendre
Ô vie heureuse des bourgeois
Qu'avril bourgeonne
Ou que decembre gèle,
Ils sont fiers et contents
Ce pigeon est aimé,
Trois jours par sa pigeonne
Ça lui suffit il sait
Que l'amour n'a qu'un temps
Ce dindon a toujours
Béni sa destinée
Et quand vient le moment
De mourir il faut voir
Cette jeune oie en pleurs
C'est la que je suis née
Je meurs presd de ma mère
Et je fais mon devoir
Elle a fait son devoir
C'est a dire que Onques
Elle n'eut de souhait
Impossible elle n'eut
Aucun rêve de lune
Aucun désir de jonque
L'emportant sans rameurs
Sur un fleuve inconnu
Et tous sont ainsi faits
Vivre la même vie
Toujours pour ces gens là
Cela n'est point hideux
Ce canard n'a qu'un bec
Et n'eut jamais envie
Ou de n'en plus avoir
Ou bien d'en avoir deux
Ils n'ont aucun besoin
De baiser sur les lèvres
Et loin des songes vains
Loin des soucis cuisants
Possèdent pour tout cœur
Un vicere sans fièvre
Un coucou régulier
Et garanti dix ans
Ô les gens bien heureux
Tout à coup dans l'espace
Si haut qu'ils semblent aller
Lentement en grand vol
En forme de triangle
Arrivent planent, et passent
Où vont ils? ... qui sont-ils ?
Comme ils sont loins du sol
Regardez les passer, eux
Ce sont les sauvages
Ils vont où leur desir
Le veut par dessus monts
Et bois, et mers, et vents
Et loin des esclavages
L'air qu'ils boivent
Ferait éclater vos poumons
Regardez les avant
D'atteindre sa chimère
Plus d'un l'aile rompue
Et du sang plein les yeux
Mourra. Ces pauvres gens
Ont aussi femme et mère
Et savent les aimer
Aussi bien que vous, mieux
Pour choyer cette femme
Et nourrir cette mère
Ils pouvaient devenir
Volailles comme vous
Mais ils sont avant tout
Des fils de la chimère
Des asoiffés d'azur
Des poètes des fous
Regardez les vieux coqs
Jeune Oie édifiante
Rien de vous ne pourra
monter aussi haut qu'eux
{2x}
Et le peu qui viendra
d'eux à vous
C'est leur fiante
Les bourgeois sont troublés
De voir passer les gueux
"C'est la haine que l'on porte au bédouin, à l'hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète"
bref, à celui qui est différent de nous.
Il avait bien raison Gustave. Il lui avait suffit d'aller vers les autres, sans à-priori, sans préjugé.
Depuis quelques temps, mon regard est différent. Seulement depuis quelques temps., je l'avoue. Et je ne suis pas fier d'avoir tant attendu
bref, à celui qui est différent de nous.
Il avait bien raison Gustave. Il lui avait suffit d'aller vers les autres, sans à-priori, sans préjugé.
Depuis quelques temps, mon regard est différent. Seulement depuis quelques temps., je l'avoue. Et je ne suis pas fier d'avoir tant attendu
03/07/08 à 21h00
sinon pour terraininterdit *****
merci. près ce com, on se sent moins con, tout à coup.
03/07/08 à 20h57



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terraininterdit
publié le 3 juillet 08