C'était l'hiver 34. Un hiver pourri et rude. A ce moment là j'aurais dû aimer ma femme. Elle allait accoucher en Février.
Au lieu de ça, je me suis mis à fréquenter Georges. Il menait une vie de patachon Georges. Il faut dire que bon, il avait eu des désarrois à surmonter. Sa mère le battait, son père était un ivrogne, ses frères le prenaient pour un abruti à cause de sa difformité.
C'était l'hiver après Mai 68 et il n'y avait plus d'histoire d'amour qui vaille. Cette fille c'était approchée de moi avec la nonchalance d'un ange damné.
La reconstruction et l'irréelle, la quête du bonheur à travers une reconnaissance formelle. Une reconnaissance de forme. Car... Que reconnait-on si ce n'est la forme, des formes. La forme est évidemment supérieure à tout.
L'abbé Pierre parcourait les rues. Il était un ange. Un ange avant de le savoir. C'était un hiver 44. Et l'hiver c'était les clochards, le pont neuf, des envies de romance après Carax aussi, après, longtemps après.
Quand elle s'était mise à m'offrir son cul, comme ça, tendrement, sans savoir de quoi il en retournait, je demeurais enfant. Le sexe, intense comme ces plaisirs d'antan, ceux que l'on oublie si facilement si l'on ne s'y penche très volontairement.
L'histoire était une histoire simple. Une histoire d'amour. Et des histoires d'amour on en a déjà vu. Du Maroc, de Stockholm, d'Istanbul ou d'ailleurs. Mais le titre pouvait porter à confusion : "reconstruction". Du peintre "ivre de femmes et de peintures" il restait un mot accroché : ""Le renouveau ne peut que s'approfondir". Attention, oui : "Peinture fraîche.
Georges : Ce serait un peu comme la nouvelle vague alors ?
Odile : Oui, mais il faudrait que cela vienne du nord.
Georges : Du nord ?
Odile : Oui, au nord il y a les corons...
Georges : pffffff...
Odile : Comme Bergman, recommencer avec l'intelligence de la caméra.
Georges : Des choses neuves alors ?
Odile : Oui, le souffle lent et caressant de l'oeil-zoom qui se hasarde. Et puis tout à coup la voix d'un type : "Coupez ! Coupez ! Oui c'est celle là !"
Il y a une redite dans l'histoire d'amour. Une reconstruction narrative. Avec une caméra (et sans l'abbé pierre) c'est mieux. C'est presque parfait, on dirait du cinéma, du Ciné Citta, de l'italie aussi. Sur l'emballage, il n'y a pas d'avertissement. La liberté, la nouveauté, la fraîcheur innocente des étonnements, le plaisir de raconter, tout ça ne peut être que dans le renouveau, c'est bien sûr. Dans la reconstruction. Dans ces chantiers et ces décors urbains changeant de jours en jours, et ou courent les lapins des villes.
C'est l'hiver, un homme entre dans un café. Il accoste une femme.
C'est l'hiver, un homme entre dans un café. Il accoste une femme.
C'est l'hiver.
Et la grêle est un souvenir charmant.
Bref... Si vous aimez les variations, je vous conseille ce petit film trop peu reconnu.
Au lieu de ça, je me suis mis à fréquenter Georges. Il menait une vie de patachon Georges. Il faut dire que bon, il avait eu des désarrois à surmonter. Sa mère le battait, son père était un ivrogne, ses frères le prenaient pour un abruti à cause de sa difformité.
C'était l'hiver après Mai 68 et il n'y avait plus d'histoire d'amour qui vaille. Cette fille c'était approchée de moi avec la nonchalance d'un ange damné.
La reconstruction et l'irréelle, la quête du bonheur à travers une reconnaissance formelle. Une reconnaissance de forme. Car... Que reconnait-on si ce n'est la forme, des formes. La forme est évidemment supérieure à tout.
L'abbé Pierre parcourait les rues. Il était un ange. Un ange avant de le savoir. C'était un hiver 44. Et l'hiver c'était les clochards, le pont neuf, des envies de romance après Carax aussi, après, longtemps après.
Quand elle s'était mise à m'offrir son cul, comme ça, tendrement, sans savoir de quoi il en retournait, je demeurais enfant. Le sexe, intense comme ces plaisirs d'antan, ceux que l'on oublie si facilement si l'on ne s'y penche très volontairement.
L'histoire était une histoire simple. Une histoire d'amour. Et des histoires d'amour on en a déjà vu. Du Maroc, de Stockholm, d'Istanbul ou d'ailleurs. Mais le titre pouvait porter à confusion : "reconstruction". Du peintre "ivre de femmes et de peintures" il restait un mot accroché : ""Le renouveau ne peut que s'approfondir". Attention, oui : "Peinture fraîche.
Georges : Ce serait un peu comme la nouvelle vague alors ?
Odile : Oui, mais il faudrait que cela vienne du nord.
Georges : Du nord ?
Odile : Oui, au nord il y a les corons...
Georges : pffffff...
Odile : Comme Bergman, recommencer avec l'intelligence de la caméra.
Georges : Des choses neuves alors ?
Odile : Oui, le souffle lent et caressant de l'oeil-zoom qui se hasarde. Et puis tout à coup la voix d'un type : "Coupez ! Coupez ! Oui c'est celle là !"
Il y a une redite dans l'histoire d'amour. Une reconstruction narrative. Avec une caméra (et sans l'abbé pierre) c'est mieux. C'est presque parfait, on dirait du cinéma, du Ciné Citta, de l'italie aussi. Sur l'emballage, il n'y a pas d'avertissement. La liberté, la nouveauté, la fraîcheur innocente des étonnements, le plaisir de raconter, tout ça ne peut être que dans le renouveau, c'est bien sûr. Dans la reconstruction. Dans ces chantiers et ces décors urbains changeant de jours en jours, et ou courent les lapins des villes.
C'est l'hiver, un homme entre dans un café. Il accoste une femme.
C'est l'hiver, un homme entre dans un café. Il accoste une femme.
C'est l'hiver.
Et la grêle est un souvenir charmant.
Bref... Si vous aimez les variations, je vous conseille ce petit film trop peu reconnu.
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Voici les 11 dernières réactions à ce commentaire
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(dit-elle d'un air docte)
Ce commentaire est aussi creux qu'un courant d'air.
Les anges sont des anges, les damnés des damnés (mais les places sont peu nombreuses).
Malfada : c'est cool. tu nous en rebalances un autre aussi érotique que le premier quand tu veux.
n'ont pas de forme : on les reconnaît à leur don pour la métamorphose
pas de souci, je me bouche les deux oreilles !


oui ? pour un premier jour d'été ça tombe bien.
tu vas attraper froid.
mais tout senti.
ça donne envie, c'est l'important.
ça donne envie, c'est l'important.


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batavio
publié le 21 juin 08