Bonjour Amèlie, merci d’accepter cette
Ballade à Paris.
C'est une bonne idée, nous déambulerons
sur les trottoirs de cette ville de rêve en
faisant une totale abstraction de la crétinerie
vaniteuse de ses habitants, de cette catégorie
de ses habitants, les lili-bobo qui s'exhibent à la
terrasse des bars du centre, mais peut-être que
nous, atterrés par ces médiocrités jaillissant,
comme des crachats au visage, de la suffisance
qui s'étale, nous promènerons dans les rues
adjacentes en quête des univers parallèles.
Peut-être qu'une pute nous lancera, de sa porte
cochère un clin d'oeil complice dans lequel nous
pourrons lire tous ses voeux de bonheur, mais
les putes, souvent plus expérimentées en matière
de rapports à l'humain, que les plus diplômés de
nos sociologues ont une fâcheuse tendance à
disparaître de ces trottoirs qu'elles égaient
pourtant si bien.
Peut-être qu'un clochard par vocation, un ex-ingénieur
des ponts et chaussées blessé par la vie et tourmenté
par un amour déchu nous parlera de sa splendeur
passée, mais les S.D.F d'aujourd'hui ne sont plus
marginaux par choix, mais par fatalité, cela fait quand
même une sacrée différence, il n'y a qu'à les voir
macérer dans leur urine pour s'en rendre compte,
il n'y a qu'à les voir s'entasser inertes devant nos
yeux indifférents qui les intègrent, comme tous les
déchets jonchant les trottoirs, à la banalité environnante
pour en avoir la certitude.
Peut-être aurons nous l'opportunité de voir un homme
se faire poignarder pour une cigarette qu'il aura
refusé de donner à un gamin rendu schizophrène
par l'abus des drogues, là, confrontés à la mort,
j'espère qu'il nous restera la force et la dignité de
déplorer la perte d'un inconnu qui ne demandait
qu'à perdurer dans sa vie sans saveur, la force
et la dignité aussi de regretter qu'un gosse promis
à rien ai tout foutu en l'air, parce qu'il valait mieux
encore rien que ce qu'il vient d'accomplir.
Et peut-être que pour fuir tout cela, nous irons,
à la table d'un restaurant gastronomique nous diluer
dans un bonheur précaire, l'addition sera pour moi,
c'est d'usage et si nous allons boire le dernier verre
chez vous, salope, j'espère que vous serez assez
salace pour vous laisser séduire.
Affectueusement à vous.
Nada
Ballade à Paris.
C'est une bonne idée, nous déambulerons
sur les trottoirs de cette ville de rêve en
faisant une totale abstraction de la crétinerie
vaniteuse de ses habitants, de cette catégorie
de ses habitants, les lili-bobo qui s'exhibent à la
terrasse des bars du centre, mais peut-être que
nous, atterrés par ces médiocrités jaillissant,
comme des crachats au visage, de la suffisance
qui s'étale, nous promènerons dans les rues
adjacentes en quête des univers parallèles.
Peut-être qu'une pute nous lancera, de sa porte
cochère un clin d'oeil complice dans lequel nous
pourrons lire tous ses voeux de bonheur, mais
les putes, souvent plus expérimentées en matière
de rapports à l'humain, que les plus diplômés de
nos sociologues ont une fâcheuse tendance à
disparaître de ces trottoirs qu'elles égaient
pourtant si bien.
Peut-être qu'un clochard par vocation, un ex-ingénieur
des ponts et chaussées blessé par la vie et tourmenté
par un amour déchu nous parlera de sa splendeur
passée, mais les S.D.F d'aujourd'hui ne sont plus
marginaux par choix, mais par fatalité, cela fait quand
même une sacrée différence, il n'y a qu'à les voir
macérer dans leur urine pour s'en rendre compte,
il n'y a qu'à les voir s'entasser inertes devant nos
yeux indifférents qui les intègrent, comme tous les
déchets jonchant les trottoirs, à la banalité environnante
pour en avoir la certitude.
Peut-être aurons nous l'opportunité de voir un homme
se faire poignarder pour une cigarette qu'il aura
refusé de donner à un gamin rendu schizophrène
par l'abus des drogues, là, confrontés à la mort,
j'espère qu'il nous restera la force et la dignité de
déplorer la perte d'un inconnu qui ne demandait
qu'à perdurer dans sa vie sans saveur, la force
et la dignité aussi de regretter qu'un gosse promis
à rien ai tout foutu en l'air, parce qu'il valait mieux
encore rien que ce qu'il vient d'accomplir.
Et peut-être que pour fuir tout cela, nous irons,
à la table d'un restaurant gastronomique nous diluer
dans un bonheur précaire, l'addition sera pour moi,
c'est d'usage et si nous allons boire le dernier verre
chez vous, salope, j'espère que vous serez assez
salace pour vous laisser séduire.
Affectueusement à vous.
Nada
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Voici les 12 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
Quan je pense qu'on m'a refusé la publication du "SI" de KIPLING?
(celui qui a écrit le livre de la jungle), vraiment les bras m'en tombent.
(celui qui a écrit le livre de la jungle), vraiment les bras m'en tombent.
Je vote ...
Deneb
Deneb
j'aime bien lili, elle vous donne envie de nous écrire un texte si juste. La facture à payer est lourde de malheurs....
allusion à Antoine et LILI (canal saint martin; quai valmy)?
ballade des pendus
Robert McLiam Wilson. Tu crois qu'il y a un pied-à-terre?
Ton texte donne envie.
Ton texte donne envie.
...compagnie, j'adore...Toutes les factures qui viennent après, j'y pense pas.
Ton com' nadarc, me rappel de bons souvenirs
Ton com' nadarc, me rappel de bons souvenirs
de reins.


5 de kinz.
que je ne peux plus voter...


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nadarc
publié le 8 juillet 08